Steve Nash : « Je me suis cassé la jambe pour cette équipe »

Steve Nash espère toujours être de retour la saison prochaine et réaffirme son envie d'aller au bout de son contrat malgré les blessures à répétition auxquelles il a été confronté depuis deux ans.

Yann LachendrowieczPar Yann Lachendrowiecz  | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Steve Nash : « Je me suis cassé la jambe pour cette équipe »
A 40 ans et après deux saisons pourries par les blessures, Steve Nash reste toutefois confiant quant à ses chances d'être opérationnel pour le prochain training camp des Lakers. Le meneur canadien s'est donné trois à quatre semaines pour retrouver la forme et se débarrasser définitivement de ses soucis aux ischio-jambiers et au genou, ainsi que de ses douleurs chroniques au dos qui l'ont contraint cette saison à aller et venir entre la salle d'entraînement et l'infirmerie. A un an du terme de son contrat, le vétéran s'est entretenu jeudi avec Mitch Kupchak au sujet de son futur. Une réunion qui n'a pas permis d'en savoir davantage quant à sa situation. La question est donc toujours la même pour le front office californien : Steve Nash parviendra-t-il à retrouver une condition physique suffisante ou bien devra-t-il se faire une raison et tirer sa révérence ?
« C’est une bonne question », a-t-il fait remarquer à Yahoo ! Sports.   « Je pense que dans mon esprit, oui, je serai au training camp. Mais qui sait ? Je ne prends rien pour acquis aujourd’hui. Je veux travailler le plus dur possible pour me mettre dans une situation dans laquelle je serai compétitif. En même temps, je devrai me le prouver à moi-même tous les jours. »
Difficile néanmoins pour un tel compétiteur de terminer sa carrière après deux saisons d'échec total sur le plan sportif, lui qui s'était laissé attirer par les sirènes de L.A. dans l'espoir de remporter son premier titre NBA.
« Nous avons touché le fond. Nous visions le titre et rien ne s’est passé comme prévu. C’est vraiment une catastrophe, individuellement et collectivement. »
Et si le doute demeure quant à sa présence au sein de l'effectif angeleno l'année prochaine, Steve Nash est en revanche sûr d'une chose, il ne reviendra pas s'il ne se sent pas capable de jouer au plus haut niveau. Conscient de ses limites et fidèle à ses principes, il tient à rester honnête vis-à-vis de ses dirigeants.
« Il ne faut pas qu'ils comptent sur moi, franchement. J’espère revenir et jouer 82 matches la saison prochaine. Ensuite, 'sky is the limit'. Mais ils ne peuvent pas compter sur moi s’ils ne savent pas ce que je vais pouvoir apporter donc ils devront évaluer leurs joueurs pour la saison prochaine. »
Steve Nash tentera un dernier baroud d'honneur pour l'amour du jeu mais il assume aussi pleinement son envie d'aller jusqu'au bout de son contrat. Et s'il n'a joué que 15 rencontres cette année, il n'a aucun scrupule à continuer à être payé par une franchise pour laquelle il estime avoir tout donné, quitte à mettre sa santé en péril.
« Je me suis cassé la jambe en jouant pour cette équipe. Mon corps n’a plus jamais été le même depuis. Franchement, je mentirais si je disais que ça ne sent pas la fin. Mais nous avons signé ces contrats avant. »
L'année prochaine, il percevra 9,7 millions de dollars. Et même en cas de retraite anticipée, son contrat pèsera plus de 3 millions de dollars sur les trois prochaines saisons dans le salary cap des Lakers (à travers la stretch provision).
« Peut-être que ce business serait meilleur si on nous payait par rapport à ce qu’on fait dans les faits. Mais ce n’est pas le business dans lequel nous sommes. Et franchement, je pense que j’aurais gagné plus d’argent si j’avais été payé après plutôt qu’avant dans ma carrière. C’est comme ça, ça fait partie du business. Mais c’est grossier d’être assis là à parler d’argent quand on sait que j’en gagne plus que 99% des gens de cette planète. Mais c’est ainsi qu’est ma vie et c’est une réalité. »
Il ne reste donc plus qu'à croiser les doigts et à espérer qu'un joueur à la carrière aussi accomplie retrouve ses sensations pour justifier enfin son contrat et surtout continuer à nous vendre du rêve une année supplémentaire avant une retraite bien méritée.
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