Les Raptors face à un dilemme

Les Toronto Raptors doivent-ils tanker ou tenter d'accrocher les playoffs ? C'est un peu le dilemme qui attend la franchise et c'est le thème du débat sur BS.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Les Raptors face à un dilemme
Les Toronto Raptors sont censés s’être débarrassés de leur meilleur joueur, à savoir celui qui prend le plus de tirs et touche le salaire le plus important, en transférant Rudy Gay. En échange, ils ont essentiellement récupéré des role players dont la vraie « valeur » est mieux exposée au sein des franchises performantes. Une équipe qui perd son meilleur joueur est censée (on dit bien « censée ») descendre d’un niveau. Depuis le départ de Gay, les Canadiens ont gâché le retour de Kobe Bryant, se sont inclinés face aux Spurs (logique) avant de battre les Sixers puis les Bulls. Et voilà les Raptors qui pointent le bout de leur nez à la septième place de la Conférence Est malgré un bilan peu flatteur de 9 victoires et 13 défaites. Comme l’explique le Toronto Sun, Masai Ujiri (GM) et Tim Leiweke (président) ont désormais deux options : a) conserver l’effectif intact et espérer accrocher les playoffs quitte à perdre dès le premier tour, b) continuer à trader certains joueurs cadres pour dégager de la masse salariale et espérer chopper un choix de draft haut placé. Sauf surprise, la franchise se tournera vers l’option b. Comme le feront peut-être aussi les Celtics dans les prochaines semaines. Kyle Lowry, Landry Fields et même DeMar DeRozan sont susceptibles de quitter le navire. Sans Rudy Gay, les Toronto Raptors sont sans doute meilleurs. La marque est bien mieux répartie, Jonas Valanciunas a enfin des ballons au poste bas, Terrence Ross se montre, DeMar DeRozan évolue plus librement et Amir Johnson cartonne. A l’image de leur arrière, les joueurs ne veulent pas entendre parler de tanking.
« C’est bien plus amusant quand on gagne », rappelle DeMar DeRozan.
Masai Ujiri et les Raptors oseront-ils jouer le coup à fond ? On en doute tout de même. La franchise veut repartir de zéro et pour obtenir un « franchise player » elle se doit de récupérer un choix parmi les cinq premiers de la prochaine draft (Andrew Wiggins veut jouer pour les Raptors, Jabari Parker et Julius Randle sont des futures superstars NBA). Aucune vraie superstar ne viendra se poser à Toronto. En libérant de la masse salariale, les dirigeants se positionnent pour recruter plus facilement certains role players ou pour effectuer des trades dans les années à venir (du même type que celui effectué l’an dernier pour acquérir Rudy Gay). Bref, les Toronto Raptors ont tout intérêt à perdre au vu des règles propres au CBA et à la draft… Alors, qu'en pensez-vous ? Vers quelle option les Toronto Raptors devraient-ils se tourner ?
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