Vince Carter, je suis une légende

Vince Carter renaît de ses cendres depuis son arrivée à Dallas. L'ancienne superstar s'est trouvée une franchise et un rôle qui lui conviennent. Et il continue d'écrire sa légende...

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Vince Carter, je suis une légende
Il y a eu d’abord l’idole. Vince Carter le dunkeur fou, ou plutôt « Vinsanity » alias « Air Canada ». L’homme qui a popularisé les Toronto Raptors avec ses envolées fantastiques. Rookie Of The Year en 1999, Carter mérite sa place au Hall Of Fame rien que pour son concours de dunk mémorable lors du All-Star Game de l’an 2000, à Oakland. Son affrontement en finale avec Tracy McGrady et Steve Francis est resté dans la mémoire de tous les fans de basket de l’époque. Comme Allen Iverson, Kobe Bryant ou son cousin « T-Mac », avec qui il a joué à Toronto, Vince était un modèle pour une génération de ballers en herbe. Comme les trois autres joueurs cités plus haut, il a été comparé à Michael Jordan. Il a même été présenté comme le nouveau « MJ ». Même poste, même université (North Carolina), mêmes capacités à éblouir la foule avec des dunks ahurissants… [youtube hd="0"]https://www.youtube.com/watch?v=ImAMVqA6mug[/youtube] La suite fut moins glorieuse. Contrairement à Sa Majesté, Vince Carter n’avait pas l’œil du tigre, l’instinct du tueur. Il a certes porté ses Raptors au second tour des playoffs – au sein d’une Conférence Est déjà bien faiblarde – en 2001 mais il n’a jamais su s’imposer comme une superstar NBA (hormis en terme de marketing bien sûr) dans le Canada. La demi-finale de Conférence perdue face aux Philadelphie Sixers d’Allen Iverson résume parfaitement la carrière de « V.C » dans la peau d’un franchise player. Il a manqué le tir décisif lors de l’ultime possession de l’ultime manche du match le plus important du début de sa carrière. Et il a mis du temps, beaucoup de temps, pour s’en relever. [youtube hd="0"]https://www.youtube.com/watch?v=3emK-oy0LyQ[/youtube] S’en suivies les blessures, mentales, physiques, les vrais, les fausses… Vince Carter a le genou qui flanche. Tout comme son esprit. Il a parfois feint des pépins pour ne plus jouer à Toronto. Les Raptors ont donc craqué et l’ont envoyé aux New Jersey Nets (R.I.P.). Soudainement, la star se remet à planter plus de 20 points par match. Les fans de Toronto ne lui ont toujours pas pardonné… Vince Carter est toujours la première option offensive de son équipe à New Jersey. Mais sa carrière de franchise player est terminée. Les Nets appartiennent à Jason Kidd. Mais leur association ne suffira pas à mener les banlieusards new-yorkais au titre NBA. Carter a continué à courir après sa bague tout en essayant de se refaire une réputation à Orlando – chez lui, en Floride – puis à Phoenix. La diva était sur le déclin. On lui a reproché son ego et son incapacité à mener une équipe au titre NBA. Vince Carter a encaissé. Puis il est ressuscité. A Dallas, l’ancienne superstar a mis son ego de côté. Carter n’a plus les mêmes jambes – il claque encore des dunks – et son jeu a évolué. Tout comme son rôle. Il est moins aérien mais toujours aussi efficace (plus efficace ?). Et il est ENFIN clutch, baby !!!!!!!!! [youtube hd="0"]https://www.youtube.com/watch?v=fSVzjUP8dVs[/youtube] Bill Simmons, l’éditorialiste de Grantland a fait une remarque intéressante au sujet de Vince Carter. Qui, dix ans en arrière, aurait cru une seule seconde que l’ancienne star des Raptors connaitrait une fin de carrière plus heureuse que Tracy McGrady et Allen Iverson, deux de ses rivaux à l’époque ? « T-Mac » a sombré dans l’anonymat avant de passer à quelques secondes de braquer un titre de champion NBA avec les Spurs. Il a connu les blessures mais il ne s’en est pas relevé, à l’inverse de son cousin. Il a connu la Chine… Quant à Allen Iverson… Vince, lui, est toujours là. Et il a un vrai impact sur une franchise qui dispute les playoffs. Peut-être ce rôle lui convient-il mieux (surtout à son âge). Peut-être était-ce son destin. Ou peut-être que Vince Carter a tout simplement réécrit sa légende à sa manière.

Vince Carter, rédemption

[youtube hd="0"]https://www.youtube.com/watch?v=wHCH25hPQho[/youtube] Par Max Frishberg
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