Chris Bosh en mode sauveur

Largement critiqué pour son niveau de jeu, Chris Bosh a répondu présent quand ça comptait et a peut-être bien sauvé la saison du Miami Heat.

Julien DeschuyteneerPar Julien Deschuyteneer  | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Chris Bosh en mode sauveur
10 pts, 11 rbds, 3 steals et 2 ctres : s’il y a du mieux au rebond, c’est quand même loin des standards que devrait aligner un joueur payé plus de 17 millions cette saison. Niveau scoring, c’est même légèrement en deçà des 12,7 pts que Chris Bosh marque par match en playoffs et qui lui valent d’être - à juste titre – largement critiqué. Pourtant, au terme de cet incroyable Game 6, toutes ces considération étaient vraiment loin et la troisième roue du Big Three, éreinté, savourait :
« Ray Allen a sauvé la saison », expliquait-il, loin de la conférence de presse réservée aux stars du match.
Pourtant, lui aussi est une star de cette rencontre et lui aussi a sauvé la saison du Heat. Bien sûr, Ray Allen a planté le trois-points qui a permis à Miami d’arracher la prolongation, après que LeBron James se soit réveillé pour s’emparer du 4ème quart-temps avec 16 pts et sonner la révolte. Mais sur l’échec du même James à 3-pts, c’est bel et bien Chris Bosh qui s’est arraché pour attraper le rebond et maintenir Miami en vie. Pour le Heat, peu importe que Tim Duncan ait été sur le banc à ce moment-là et que Bosh ait dû prendre la balle « seulement » sur Manu Ginobili et Danny Green. Le fait que CB est allé gober cette balle et a réussi à la transmettre à un Ray Allen qui reculait pour se placer derrière l’arc.
« CB a fait quelques actions incroyables ce soir », notait LeBron. « Il a pris le rebond offensif, il a servi Ray, et une fois que j’ai vu la balle en l’air, je me disais ‘ça va dedans, il y a une chance, ça va dedans’. Et il l’a planté. Ça nous a donné une deuxième vie. »
Cet énorme rebond ne fut pas sa seule grosse action de la soirée. C’est lui qui a permis au Heat de ne plus subir en deuxième mi-temps la domination de Tim Duncan, en le tenant à 5 pts et 2/8, alors que TD avait cumulé 25 pts avant le retour au vestiaire. C’est lui, après avoir switché, qui a contré Tony Parker à 32 secondes de la fin alors que le Français avait l’occasion de faire passer les Spurs devant. C’est encore lui qui a empêché Danny Green de réussir le trois-points de l’égalisation au buzzer, quelques heures après avoir déclaré que Green n’aurait pas de tirs ouverts. Bref, c’est en grosse partie lui qui a refusé de voir hier soir les Spurs fêter le titre dans sa salle :
« Ils avaient commencé à sortir le ruban jaune, et ça m’a énervé », a-t-il relaté après la rencontre, faisant référence à l’organisation qui commençait à tout mettre en place pour pouvoir célébrer le potentiel titre des Spurs.
Alors, si ses stats ne feront sauter personne au plafond, Chris Bosh a pour une fois eu un énorme impact sur cette Finale :
« Chris a été monstrueux dans le money time », reconnaissait Erik Spoelstra.
Alors bien sûr, LeBron a été impressionnant dans le 4ème, bien sûr Ray Allen a planté ce tir déjà mythique, bien sûr le facteur chance a joué. Mais son rebond, sa passe à RayRay, sa défense sur le tir de Parker et celui de Green, ainsi que sur Duncan ont plus que contribué à maintenir le Heat en vie et à ne pas voir dans cette équipe l’un des plus gros gâchis de l’histoire (deux défaites en trois ans avec un tel effectif…).
« Je ne sais pas comment nous avons gagné ce match », disait-il.
Nous, on a une petite idée… [youtube hd="0"]http://www.youtube.com/watch?v=2r-ivyuxOnI[/youtube]
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