Les notes de la Free Agency 2020 : qui a bien taffé, qui s’est planté

Les notes de la Free Agency 2020 : qui a bien taffé, qui s’est planté

Après un peu plus de 10 jours de free agency, voici le bulletin de notes des 30 franchises NBA et de quelques uns de ses acteurs.

BasketSessionPar BasketSession  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Analyse
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Après un peu plus de 10 jours de Free Agency, on y voit plus clair sur le boulot effectué par chacune des 30 équipes de la ligue. On a donc noté toutes les teams, mais aussi quelques acteurs marquants de cette fenêtre de mouvements en NBA.

Rich Paul

Note : A

Qu’il ne soit qu’une marionnette de LeBron ou un être doté de son propre libre-arbitre n’est finalement pas très important. Le patron de Klutch Sports est en train de prendre les rênes du game et d’en tirer de plus en plus les ficelles. Pour le moment, la collaboration avec Pelinka se passe bien et on ne se marche pas trop dessus. Attendons de voir comment se dérouleront les choses dans une saison plus “normale”, mais l’ami d’enfance du “King” marche sur l’eau pour le moment et a frappé de jolis coup dans cette free agency.

Rob Pelinka

Note : A

On s’est pas mal moqué de Rob Pelinka depuis qu’il a quitté le monde des agents pour devenir GM des Lakers. La faute à sa tendance assez prononcée pour la mythomanie ou l’exagération dans ses récits pour épater la galerie. Le plus exemple reste cette histoire où il a impliqué Kobe, son ancien client et ami, dans son mensonge, en inventant un dîner entre le Black Mamba et Heath Ledger organisé par ses soins pour procurer de l’inspiration à la star des Lakers. Sauf que le journaliste Baxter Holmes d’ESPN avait enquêté et déterminé qu’il s’agissait d’un énorme bobard.

Et bien malgré ce vilain défaut, Rob Pelinka s’avère être un bon dirigeant. On l’a vu sur cette free agency. Même s’il a un peu vendu son âme à Klutch Sports et que son franchise player est finalement le meilleur agent du pays, Pelinka a tenu promesse en offrant aux Lakers de quoi conserver le titre : le rapt de Montrezl Harrell, l’arrivée de Dennis Schröder (avec une petite théorie du complot amusante qui préfigurerait l’arrivée de Giannis, le fait d’avoir réussi à convaincre Marc Gasol de ne pas retourner au Barça, le remplacement de Danny Green par Wes Matthews mais pour infiniment moins cher…

Il n’y a rien à dire, le sosie de Rob Lowe a prouvé que dans son tandem avec Magic, c’était bel et bien lui qui taffait.

Dwight Howard

Dwight Howard Shaquille O'Neal

Note : C

Le petit fail individuel de cette free agency est pour D12. Même pas une heure après avoir tweeté qu’il était heureux de prolonger avec les Lakers, Howard a supprimé son post pour s’engager avec les Sixers. Sa joie très théâtrale après le titre, moquée par Shaq, n’a visiblement pas incité L.A. à vouloir le conserver. Jolie petite boulette à son arrivée à Philly aussi : ses propos sur le fait qu’il était ravi de pouvoir enfin jouer pour une équipe dont son idole Wilt Chamberlain avait porté le maillot. Dude, tu as passé deux fois une saison aux Lakers, où Chamberlain a passé cinq saisons et été champion NBA

Nicolas Batum

Note : A

Libre. Enfin libre. Coincé au sein d’une équipe des Hornets pas assez ambitieuse, raillé pour son rendement indigne de son contrat, Nicolas Batum va pouvoir prouver à tous ses détracteurs qu’il peut encore avoir un impact sur le jeu d’une équipe. Libéré par Charlotte, il se retrouve à Los Angeles. Au soleil. Dans une ville qu’il adore.

Mais surtout aux Clippers, une franchise qui vise le titre. Tout en touchant quand même ses 27 millions de dollars, payés par les Hornets. Batum va pouvoir jouer sans pression et reprendre du plaisir tout en aidant une armada à aller le plus loin possible en playoffs. Une bague serait la cerise sur le gâteau. C’est tout ce qu’on lui souhaite.

Atlanta Hawks

Note : A

Travis. Fucking. Schlenk. Trois mots pour résumer l’intersaison de bonhommes des Hawks. Un nom. Celui du GM d’Atlanta, expatrié de Golden State, et qui multiplie les merveilles à la tête de la franchise. D’abord en créant le noyau dur jeune et prometteur de l’organisation. Trae Young (et dire que ça pouvait être Luka Doncic Madre de Dios). John Collins. Kevin Huerter. Cameron Reddish. De’Andre Hunter. Et maintenant Onyeka Okongwu, sixième choix de la dernière draft.

Maintenant en entourant ce petit groupe déjà bien sexy. Danilo Gallinari. Rajon Rondo. Tony Snell. Kris Dunn. Tous recrutés lors des trois derniers jours. Des vétérans talentueux, convoités, expérimentés ou précieux. Parfois tout ça à la fois. Des joueurs qui viennent combler chacun les principales lacunes de l’effectif.

Et la cerise sur le gâteau, Bogdan Bogdanovic. Une arrivée du bijou serbe qui vient ponctuer la Free Agency fantastique des Hawks. L’équipe League Pass à suivre à l’Est en 2021.

Boston Celtics

Note : B

Danny Ainge le démoniaque. Le cauchemar des superstars et des dirigeants adverses. Le boss des Celtics a encore perdu un « max player », cette fois-ci Gordon Hayward, qu’il a tenté de refourguer aux Pacers en demandant deux titulaires en retour…

L’image du dirigeant – et donc celle de la franchise – auprès des superstars continue de s’effriter. Surtout après avoir essayé de transférer Kemba Walker juste avant la draft. Mais ça n’a pas empêché Jayson Tatum de prolonger sur cinq saisons pour le max. C’est son équipe désormais. Et celle de Jaylen Brown.

Les Celtics ont trouvé deux bons joueurs pour entourer le tandem durant cette free agency : Jeff Teague, un bon back-up à la mène, et surtout Tristan Thompson. Le pivot a choisi Boston pour poursuivre sa carrière après 9 ans à Cleveland. Il vient apporter son expérience et sa présence aux rebonds et en défense. Tout ce qu’il manquait aux C’s pour passer un cap.

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