Que sont-ils devenus ? Les « We Believe » Warriors

Que sont-ils devenus ? Les « We Believe » Warriors

En 2007, les Warriors, 8e à l'Ouest, réussissaient l'exploit de sortir Dallas, n°1 de la ligue, avec une équipe improbable. On prend de leurs nouvelles.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / G.O.D.
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"On ne se souvient que des gagnants". Cette phrase, souvent prononcée par des coaches qui veulent motiver leurs troupes avant une finale, ne fonctionne pas toujours. Dans l'histoire de la NBA et du sport en général, des équipes ont réussi à marquer la mémoire collective sans soulever le trophée Larry O'Brien. Sans même aller jusqu'en Finales NBA ou en finale de Conférence. C'est le cas des Golden State Warriors de la saison 2006-2007.

Après 13 saisons consécutives sans la moindre participation aux playoffs et un dernier titre qui remontait à 1975, les Californiens ont été la sensation de la saison et beaucoup se souviennent autant d'eux que du futur vainqueur, San Antonio. Les "We Believe" Warriors, comme ils se sont surnommés eux-mêmes juste avant d'entamer un incroyable run pour arracher leur qualification en playoffs avec un effectif de mercenaires et de fou furieux, sont surtout connus pour un exploit rare dans l'histoire de la NBA : éliminer la tête de série n°1 au 1er tour des playoffs malgré un statut de 8e de Conférence.

La victime des hommes de Don Nelson, qui ne croyait lui même pas du tout en son groupe en début de saison ? Les Dallas Mavericks de Dirk Nowitzki, élu MVP de la saison régulière et finaliste malheureux en 2006.

Après avoir fini la saison sur un bilan de 16 victoires en 21 matches, les Warriors ont réussi à doubler les Clippers, pour se présenter face à la machine texane. A la gnaque et grâce à un enthousiasme contagieux, ils sont parvenus à faire mordre la poussière à des Mavs pas assez méfiants, 4 à 2. Le tour suivant les verra revenir sur terre, avec une défaite (4-1) contre le Jazz, malgré un dunk de Baron Davis passé à la postérité.

Au sortir de cet exploit, l'équipe se délite petit à petit et ne retrouvera pas les playoffs avant 6 ans, sous l'impulsion de Mark Jackson et de Stephen Curry.

On a voulu prendre des nouvelles des membres marquants de cette équipe franchement pas comme les autres.

Don Nelson

Le coach des We Believe Warriors est peut-être celui qui croyait le moins dans son équipe. C'est d'ailleurs en partie ce qui a motivé ses joueurs, comme le racontait Monta Ellis récemment :

"Le coach non plus n'y croyait pas. Il l'a dit dans des journaux, il nous voyait hors de la course. Il a dit qu'on ne ferait pas les playoffs et qu'on ferait aussi bien de penser à la saison prochaine et de réfléchir à ce que l'on pourrait faire à la Draft.

On avait beaucoup de gars expérimentés dans l'équipe, mais aussi moi, jeune et affamé. On a pris ça à coeur".

Et pour cause, Don Nelson avait beau s'entendre à merveille avec plusieurs membres de l'effectif - il tirait plus ou moins sur les mêmes joints qu'eux - ce n'est clairement pas le meilleur matériel qu'il ait eux entre les mains depuis le début de sa carrière. Nelson s'est petit à petit mis à y croire et à accepter les spécificités de son groupe.

Resté dans la Bay Area jusqu'en 2010, date de la fin de sa carrière, Don Nelson coule des jours heureux et parfumés sur l'île hawaïenne de Maui. Depuis plus de deux ans, il a endossé le costume d'agriculteur et y fait pousser du cannabis, des fleurs et du café. Ses passe-temps favoris : boire des Mai-Tai en regardant le coucher de soleil et les baleines.

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