116 Atlanta Hawks ATL
104 New York Knicks NYK
107 Indiana Pacers IND
104 Toronto Raptors TOR
97 Minnesota Timberwolves MIN
109 Miami Heat MIA
104 Denver Nuggets DEN
92 Memphis Grizzlies MEM
91 Phoenix Suns PHO
115 New Orleans Pelicans NOP
118 Boston Celtics BOS
103 Orlando Magic ORL
100 Cleveland Cavaliers CLE
99 Charlotte Hornets CHA
98 Oklahoma City Thunder OKC
99 Detroit Pistons DET
143 Golden State Warriors GSW
94 Chicago Bulls CHI

Antoine Pimmelpar Antoine Pimmel 

Même s'il n'est pas parvenu à donner la victoire à ses Celtics, la superstar a fait bonne impression pour sa première sortie avec Boston.

Kyrie Irving voulait sa propre équipe. Son vœu a été exaucé quand les Cleveland Cavaliers l’ont envoyé aux Boston Celtics. Hasard du calendrier (enfin, pas vraiment), c’est contre son ancienne franchise que le meneur All-Star débutait la nouvelle étape de sa carrière. Un premier test difficile mais idéal pour démontrer que, oui, il est prêt à endosser le rôle du patron soir après soir. La mission s’est avérée encore plus compliqué quand, après cinq minutes de jeu, « Uncle Drew » a perdu son meilleur coéquipier, Gordon Hayward, sur blessure.

Voilà le tableau : une jeune équipe ambitieuse avec tout un tas de nouveaux joueurs, un leader qui n’a plus occupé ce rôle depuis trois ans et des joueurs choqués par les images terribles d’Hayward, pied brisé, à terre. Le tout contre les triples vainqueurs de la Conférence Est. En ouverture de la saison NBA. Il fallait avoir l’estomac et les burnes bien accrochées pour faire face à autant d’adversité dès les premières minutes de l’année.

C’est dans ces moments que se révèlent les hommes forts et les vrais chefs de troupe. Si les Celtics ont d’abord accusé le coup – un 14-2 rapidement encaissé dans le second QT – ils sont ensuite revenus plus déchaînés que jamais. Avec Kyrie Irving parmi les révoltés. Il n’a pas mené seul la reconquête au tableau d’affichage. Au contraire. Jaylen Brown (25 points), Jayson Tatum (14) et Marcus Smart (12) ont chacun apporté leur pierre au comeback de leur équipe.

Un Kyrie Irving concerné et tranchant

Mais Irving était au cœur du run. Au centre du jeu. Lui qui justement en aurait eu marre de ce basket tourné quasiment uniquement sur LeBron James. Il a assuré la création avec brio, distribuant 10 passes décisives. Dans nos prédictions d’avant-saison, nous avions fixé à minimum sept le nombre de caviars que délivreraient le meneur par rencontre. Sur cette première sortie, il a démontré qu’il était à même d’alimenter en cartouches ses camarades. Il a aussi évidemment fait le boulot à la finition avec 22 points inscrits. La plupart dans le « money time ».

Le natif de Melbourne a toujours été un joueur décisif. La pression dans les moments importants, il la câline. Ses paniers primés auraient même pu donner la victoire à Boston si James n’avait pas déboité la défense des Celtics dans la dernière minute. Trop juste, Kyrie a manqué le dernier tir pour arracher la prolongation.

Mais dans les intentions, c’était du tout bon. Car au-delà de sa performance chiffrée, l’attitude nous a plu. On a vu un joueur beaucoup plus vocal. Plus axé sur la communication avec ses partenaires qu'il ne l'était auparavant. Il donnait des conseils. Il rameutait les troupes. Et lui-même montrait l’exemple. S’il a pris quelques trous d’air sur des drives de Derrick Rose, il a quand même gobé quatre rebonds et volé trois ballons. Le tout sans forcer en attaque (2 TO, 8/17 aux tirs). C’est exactement ce que l’on veut voir tout au long de la saison. Avec probablement des fins plus heureuses.