Antoine Pimmelpar Antoine Pimmel  

Première grande tranche de notre top 100 NBA ! Aujourd'hui, les joueurs classés entre la 100ème et la 86ème place.

C’est reparti ! Il y a trois ans, nous nous étions lancé un sacré défi en mettant sur pied notre top 100 NBA à l’aube de la saison 2014-2015. Depuis, nous avons réédité l’expérience plusieurs fois au sein du magazine REVERSE (#50 et #59). Nous sommes donc fier de vous présenter ce coup-ci notre « Top 100 NBA 2017 » !

Autant vous le dire, ça a été aussi dur à mettre en place qu’un drive de LeBron James vers le cercle ou aussi éprouvant qu’une défense rugueuse de Kawhi Leonard. Classer les basketteurs les plus doués de la planète est un exercice impossible mais nous avons tout de même essayé de rendre le ranking le plus crédible possible.

Alors, quelle place pour Stephen Curry ? Quel meneur sera le mieux classé entre Isaiah Thomas, John Wall ou Kyrie Irving ? Toutes les réponses, tout au long de l’été, dans notre top 100.

100. Reggie Jackson (Detroit Pistons)

Meneur de jeu / 27 ans / PER 16-17 : 14,9

Il fallait bien commencer par quelqu’un. Et, presque symboliquement, notre top 100 NBA débute avec un joueur dont la saison précédente a sans doute tronqué son classement. Sévèrement blessé en début d’année, Reggie Jackson n’était évidemment pas à 100% lors de son retour à la compétition.

Pourquoi l’avoir conservé dans le classement ? Parce que, un an plus tôt, le meneur était proche du All-Star Game. Avec sa vitesse, sa capacité à faire la différence balle en main sur pick-and-roll, son sens de la passe sur ce type précis d’action et son adresse extérieure, il a toujours le profil pour briller en NBA une fois en pleine possession de ses moyens.

Pourquoi l’avoir classé devant Marcus Morris ? Les jumeaux Morris, Ryan Anderson, Taj Gibson ou encore Aaron Gordon font parti des joueurs évincés du ranking. Nous leur avons donc préféré Jackson. Par rapport à Morris, nous avons estimé qu’il était plus important pour les Pistons que ce dernier, désormais envoyé à Boston.

Stats Reggie Jackson en 16-17 

14,5 pts, 2,2 rbds, 5,2 pds, 41,9% aux tirs, 35,9% à trois-points.

99. Tim Hardaway Jr (New York Knicks)

Arrière / 25 ans / PER 16-17 : 15,2

Le salaire mirobolant (71 million sur quatre ans) offert par les Knicks à Tim Hardaway Jr a quelque peu dévalorisé sa belle saison avec les Hawks. Atlanta s’est complètement métamorphosé après avoir lancé son shooteur dans le cinq.

Le joueur figurait dans le top 8 des arrières au PER à l’Est. Les Hawks affichaient aussi un Net Rating largement supérieur quand Hardaway était sur le terrain par rapport à quand il se reposait sur le banc (+8,6).

Pourquoi ne pas l’avoir classé plus haut ? Car même si ce fils d’ancien All-Star est une gâchette, il reste trop unidimensionnel (et trop mauvais en défense) pour vraiment prétendre à une place plus haute dans notre top 100.

Stats Tim Hardaway Jr en 16-17

14,5 pts, 2,8 rbds, 2,3 pds, 45,5% aux tirs, 35,7% à trois-points.

98. Mason Plumlee (Free agent)

Pivot / 27 ans / PER 16-17 : 18,1

Quand les Trail Blazers ont transféré Mason Plumlee aux Denver Nuggets (en l’échange de Jusuf Nurkic et d’un pick), le pivot était considéré comme le meilleur joueur échangé dans le deal. C’est dire la bonne cote dont il profitait avant d’être dans l’ombre de Nikola Jokic dans le Colorado.

Pourquoi le placer devant des scoreurs comme Jackson et Hardaway Jr ? Parce que même s’il marque moins, le plus fort des frères Plumlee apporte plus à son équipe sur le terrain. Son nombre de Win Shares (6) est d’ailleurs le plus élevé parmi les vingt premiers joueurs classés. A défaut de planter beaucoup de points, il contribue aux rebonds et surtout à la passe.

Stats Mason Plumlee en 16-17

10,4 pts, 7,5 rbds, 3,5 pds, 53,6% aux tirs, 1,1 block.

97. Rodney Hood (Utah Jazz)

Arrière / 24 ans / PER 16-17 : 12,4

Rodney Hood a un peu déçu après une excellente saison sophomore. Il a même perdu sa place de titulaire, chipée par Joe Ingles en fin de saison. Mais il reste une valeur suffisamment solide à son poste, surtout vu son âge.

Pourquoi l’avoir mis devant Tim Hardaway Jr ? Les stats du néo-joueur des Knicks sont effectivement plus flatteuses. Mais les contextes sont à prendre en considération. Hardaway bénéficiait de nettement plus de liberté à Atlanta. Hood jouait lui pour une équipe plus ambitieuse. Il a eu moins de temps de jeu que la saison précédente, quand il plantait tout de même plus de 14 points par match. La saison écoulée ne reflète pas complètement sa valeur à nos yeux. Il y a même des chances qu’il se révèle suite au départ de Gordon Hayward vers les Boston Celtics. Il est encore assez jeune et devrait donc démontrer dès cette saison qu’il peut avoir un impact supérieur à celui d’Hardaway en NBA.

Stats Rodney Hood en 16-17 

12,7 pts, 3,4 rbds, 1,6 pd, 40,8% aux tirs, 37,1% à trois-points.

96. Joe Johnson (Utah Jazz)

Arrière / 36 ans / PER 16-17 : 12,8

« Iso Joe » fait de la résistance ! A 36 piges, il rend toujours service à son équipe, même s’il n’est plus l’un des All-Stars de cette ligue.

Pourquoi l’avoir classé devant Hood ? Si Joe Johnson marquait moins, il affiche un meilleur PER, de meilleurs pourcentages et un plus grand nombre de « Win Shares » que son jeune coéquipier. Il a encore une fois montré en playoffs que l’on pouvait compter sur lui, contrairement à Hood, qui était plus en retrait.

Stats Joe Johnson en 16-17

9,2 pts, 3,1 rbds, 1,8 pd, 43,6% aux tirs, 41,1% à trois-points.

Joe Johnson

95. Patrick Beverley (Los Angeles Clippers)

Meneur de jeu / 29 ans / PER 16-17 : 13

L’impact de Patrick Beverley ne se lit pas vraiment dans les statistiques, ce qui l’a rendu compliqué à classer. Mais s’il fallait répondre à la question : avec quel joueur je veux compléter mon cinq majeur pour gagner un titre ? Le nom du nouveau meneur des Clippers nous viendrait certainement en tête avant de ceux de Jackson, Hardaway, Plumlee ou Hood.

Il est adroit, ce qui lui permet de jouer sans le ballon. Sa réputation en défense n’est plus à faire mais il est intéressant de souligner que Beverley est aussi un honnête playmaker et un féroce rebondeur pour sa taille.

Stats Patrick Beverley en 16-17

9,5 pts, 5,9 rbds, 4,2 pds, 42% aux tirs, 38,2% à trois-points.

94. Rajon Rondo (Free Agent)

Meneur de jeu / 31 ans / PER 16-17 : 13,6

Alors là, encore plus dur à classer que Beverley, Rajon Rondo. Déjà, quel joueur retenir ? Le Rondo incapable de s’imposer aux Bulls ? Le Rondo déterminant pour les Bulls ? « Playoffs Rondo » ? Selon le joueur retenu, sa place dans le ranking peut varier.

Son excellente mais pas si lointaine saison aux Sacramento Kings ainsi que ses deux matches de playoffs avec les Bulls nous ont donné envie de le laisser devant Beverley.

Stats Rajon Rondo en 16-17 

7,8 pts, 5,1 rbds, 6,7 pds, 40,8% aux tirs, 37,6% à trois-points.

93. James Johnson (Miami Heat)

Ailier / 30 ans / PER 16-17 : 17

Son nom devrait s’accompagner de la mention « attention, risque de performances élevées en raison d’une ‘contract year’ ». Du moins jusqu’à ce que James Johnson prouve qu’il peut maintenir le même niveau que l’an passé. Avec un an pour se faire une place en NBA, l’ailier s’est métamorphosé au Miami Heat.

D’abord physiquement, en étant plus affûté que jamais grâce à la préparation intensive (et réputée en NBA) des Floridiens. Mais même dans le jeu, Johnson s’est donné un nouveau style. Celui d’un intérieur fuyant et polyvalent capable de briller sur plusieurs positions.

Maintenant qu’il a prolongé pour 52 millions sur quatre ans avec le Heat, le vétéran a moins de pression. C’est pour ça que nous l’avons classé derrière les deux ou trois joueurs qui vont suivre.

Stats James Johnson en 16-17

12,8 pts, 4,9 rbds, 3,6 pds, 47,9% aux tirs, 34% à trois-points.

92. Enes Kanter (Oklahoma City Thunder)

Pivot / 25 ans / PER 16-17 : 23,7

Il y a peu de joueurs capables de scorer dessus comme Enes Kanter. En revanche, il y a peu d’intérieurs qui défendent aussi mal que le Turc du Thunder. Et ça, ça a clairement pesé dans notre classement. Il a beau scorer à toutes les sauces, Billy Donovan ne pouvait même pas le laisser sur le terrain en playoffs. A peine 9 minutes par match pour Kanter lors de la dernière campagne d’OKC. Bien trop peu pour monter dans le classement, et ce malgré un talent offensif certain.

Stats Enes Kanter en 16-17

14,3 pts, 6,7 rbds, 0,9 pd, 54,5% aux tirs, 13,2% à trois-points.

Enes Kanter

91. Greg Monroe (Milwaukee Bucks)

Pivot / 27 ans / PER 16-17 : 21,1

Voilà un autre intérieur dont le style ne colle plus vraiment à la NBA actuelle. Pas vraiment protecteur du cercle et inefficace derrière l’arc, Greg Monroe est comme Enes Kanter : il est cantonné à un rôle de sixième homme.

Alors pourquoi l’avoir classé devant le Turc malgré des statistiques brutes plus faibles ? Parce qu’il pénalise moins son équipe en défense. En tout cas un peu moins. Monroe s’est décarcassé un peu plus que d’habitude cette saison et les Bucks jouaient mieux quand il était sur le parquet (un net différentiel de +5,9). Il a aussi haussé son niveau de jeu en PO même si, contrairement à Kanter, il a la chance de pouvoir jouer à l’Est. Aligner un intérieur comme Monroe contre Toronto ne se paye pas aussi cash que de laisser un pivot incapable de défendre contre Houston.

Mais même en playoffs, Monroe a eu – statistiquement – un impact positif sur la défense des Bucks quand il était sur le parquet. Il est un peu plus mobile et un peu plus impliqué. Ça a fait la différence à nos yeux.

Stats Greg Monroe en 16-17

11,7 pts, 6,6 rbds, 2,3 pds, 53,3% aux tirs, 1,1 steal.

90. Jeremy Lin (Brooklyn Nets)

Meneur de jeu / 28 ans / PER 16-17 : 19,2

Jeremy Lin a été un peu oublié, la faute à une blessure qui l’a empêché de jouer la majeure partie de la saison dernière. Mais quand il était sur le terrain, le meneur affichait son meilleur niveau depuis son court mais légendaire passage aux Knicks. Et ce malgré un très faible temps de jeu.

Stats Jeremy Lin en 16-17

14,5 pts, 3,8 rbds, 5,1 pds, 43,8% aux tirs, 37,2% à trois-points.

89. Elfrid Payton (Orlando Magic)

Meneur de jeu / 23 ans / PER 16-17 : 17,2

Le Magic était mauvais quels quel soient les joueurs alignés sur le parquet l’an dernier. Mais il était tout de même moins catastrophique quand Elfrid Payton prenait place à la mène. A l’inverse, dès qu’il était sur le banc, c’était la débandade. Il y avait même un différentiel énorme de 10 points sur 100 possessions entre sa présence et son absence sur le parquet.

Pourquoi l’avoir classé devant Rondo ? Parce que dans un registre similaire, Payton est tout de même plus consistant que son aîné à ce stade de leur carrière. Il compile les triples-doubles comme le faisait l’ex-All-Star dans ses plus belles années. Cinq la saison dernière, malgré de nombreux passages sur le banc. Seuls Russell Westbrook, James Harden, LeBron James et Nikola Jokic en ont cumulé plus sur la saison.

Même si Payton manque vraiment d’adresse, il est pour l’instant le meneur le plus solide de notre ranking.

Stats Elfrid Payton en 16-17

12,8 pts, 4,7 rbds, 6,5 pds, 47,1% aux tirs, 27,4% à trois-points.

Elfrid Payton

88. Kentavious Caldwell-Pope (Los Angeles Lakers)

Arrière / 24 ans / PER 16-17 : 12,8

Les Detroit Pistons ont vécu une saison difficile l’an dernier. Du coup, tous leurs joueurs ont plus ou moins connu une régression statistique. C’est le cas de Kentavious Caldwell-Pope.

Alors pourquoi l’avoir laissé devant Tim Hardaway Jr ? Malgré son inconstance, KCP nous semble tout de même être un plus solide titulaire sur le poste deux. Il a notamment progressé à trois-points. Puis il s’agit là d’un joueur qui a déjà planté 38 points sur une rencontre NBA. Il est irrégulier et c’est ce qui le pénalise dans ce classement.

Stats Kentavious Caldwell-Pope en 16-17

13,8 pts, 3,3 rbds, 2,5 pds, 39,9% aux tirs, 35% à trois-points.

87. Patty Mills (San Antonio Spurs)

Meneur de jeu / 28 ans / PER 16-17 : 15,2

Cela peut sembler étrange de classer un meneur remplaçant aussi « haut » dans notre top 100 NBA. Notamment devant des titulaires comme Jeremy Lin, Patrick Beverley, Elfrid Payton ou Rajon Rondo. Mais Patty Mills aurait certainement lui aussi une place dans un cinq s’il ne jouait pas aux San Antonio Spurs.

Nous nous sommes notamment demandé quel serait le sixième homme idéal entre tous ces meneurs pour les éperons. Mills nous a semblé plus intéressant que Payton, principalement grâce à son adresse extérieure. Son énergie et sa capacité à étirer les défenses font de lui l’un des meilleurs joueurs de la ligue à son poste, et ce malgré son rôle limité.

Stats Patty Mills en 16-17

9,5 pts, 1,8 rbd, 3,5 pds, 44% aux tirs, 41,4% à trois-points.

86. Victor Oladipo (Indiana Pacers)

Arrière / 25 ans / PER 16-17 : 13,6

Jouer avec Russell Westbrook n’a clairement pas profité à Victor Oladipo. Il avait moins d’occasion de se mettre en valeur… et il n’était clairement pas dans les meilleures dispositions pour briller. A vrai dire, il se donnait même nettement moins en défense alors qu’il était réputé dans ce domaine.

Retrouver l’Indiana, où il a joué à l’université, devrait lui faire du bien. Il aura à nouveau l’opportunité de prouver qu’il demeure un joueur percutant balle en main ainsi qu’un shooteur en légère progression.

Stats Victor Oladipo en 16-17

15,9 pts, 4,3 rbds, 2,6 pds, 44,2% aux tirs, 36,1% à trois-points.