Du dunk, du trashtalk et surtout la gagne : Comment Anthony Edwards a forcé le respect

Du dunk, du trashtalk et surtout la gagne : Comment Anthony Edwards a forcé le respect

Très belle performance du rookie Anthony Edwards, auteur de 34 points pour mener les Timberwolves à une rare victoire cette nuit.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

Les Minnesota Timberwolves n’ont pas osé sélectionner LaMelo Ball le soir de la draft. Mais ça ne les a pas empêché de mettre la main sur un jeune homme au potentiel très intrigant. Anthony Edwards, leur premier choix, commence sérieusement à prendre ses marques en NBA. Et il fait de plus en plus de dégâts dans les défenses soir après soir. Comme hier, quand il menait sa franchise à une rare victoire contre les Portland Trail Blazers (114-112). La neuvième de la saison… en 39 matches.

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Ce succès, les loups le doivent vraiment en grande partie à leur rookie. « Ant Man », déchaîné, a inscrit 34 points. Son nouveau record personnel. Mais plus important encore, il a su faire la différence quand ses coéquipiers avaient besoin de lui. En marquant 13 de ses 34 points dans le money time, dont plusieurs paniers primés.

« Peu importe si je joue bien au mal, je veux toujours avoir la balle quand il y a un tir important à prendre. C’est ma personnalité. Il se trouve que je faisais un bon match alors j’ai dit à mes coéquipiers de me passer la balle et de s’écarter », confiait le héros du soir.

Le bonhomme ne manque pas de culot et de caractère. Un personnage à part entière, bien différent d’Andrew Wiggins, l’un des précédents premiers choix de draft développé aux Wolves. Edwards ne recule devant rien et il joue toujours à fond. Parfois au dépriment de son équipe. Mais il maîtrise de mieux en mieux ses capacités et ça commence à profiter à tout le groupe. Hier soir, il n’a pas hésité à se livrer à un duel à distance avec Damian Lillard, l’un des meilleurs joueurs de la ligue mais aussi l’un des plus décisifs dans les moments chauds.

« Il n’a peur de rien et c’est ce que vous souhaitez pour vos meilleurs attaquants », remarquait Chris Finch, le nouveau coach de l’équipe.

Il tient justement à inspirer de la peur dans les lignes adverses avec ses dunks surpuissants sur quiconque oserait se mettre sur son chemin.

« Je sais que les défenseurs ne veulent pas sauter à cause de ce qu’ils ont vu il y a deux semaines (un dunk monstrueux par-dessus Yuri Watanabe). Je veux juste dunker le plus fort possible pour qu’ils aient peur d’y aller à chaque fois. »

Anthony Edwards, un jeune homme plein de culot

Sacré personnage, c’est certain. Anthony Edwards a une confiance absolue en sa personne. Il est d’ailleurs persuadé que les Wolves vont soudainement se lancer dans une longue série de victoires. C’est ce qu’il déclarait hier soir. C’est justement la prochaine étape pour lui : ne pas juste faire des statistiques dans le vide et aider les siens à gagner des matches. C’est donc ce qu’il a fait contre Portland. Il a fini par prendre le dessus sur Lillard (38 points) qui lui a même offert son maillot dédicacé en guise de reconnaissance.

Quelques minutes auparavant, le joueur de 19 ans terrorisait la défense des Blazers. Le tout en chambrant, comme après ce panier à trois-points sur la tête de Carmelo Anthony.

 

 

Anthony Edwards compile 15,8 points et 4,1 rebonds depuis le début de la saison. Avec des pourcentages assez faibles, qui témoignent d’une sélection de tir hasardeuse (38% et 31% à trois-points). Mais il est tout de même monté à 18 pions de moyenne – avec les mêmes pourcentages – depuis son passage dans le cinq majeur. Difficile de savoir jusqu’où il peut vraiment aller. Mais loin se voit déjà au-dessus du soleil. Peut-être qu’il finira par toucher une étoile, à défaut de mener les Wolves à leur zénith.

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