Dix ans après, « FIBA Melo » débarque ENFIN en NBA !

Dix ans après, « FIBA Melo » débarque ENFIN en NBA !

Si les Los Angeles Lakers réalisent un début de saison poussif, Carmelo Anthony est lui dans une excellente forme. En mode Team USA.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

Il fut une époque où Carmelo Anthony riait au nez des journalistes qui lui demandaient s’il accepterait de sortir du banc. Ça ne remonte pas à si longtemps que ça. Cinq ans maintenant. Bien que sur le déclin, le futur Hall Of Famer se voyait encore comme une superstar dans cette ligue. Et quelque part, ça se comprend. Il n’est jamais facile de vivre un changement de statut aussi brutal.

Les franchises NBA l’ont donc laissé au placard pendant un an. Le temps pour le bonhomme de faire le deuil de ses statistiques et d’une partie de son ego, avant de revenir en force aux Portland Trail Blazers. Et c’est maintenant, à l’éclipse de sa carrière, qu’il semble vraiment en paix avec ce rôle de dynamiteur pyromane en sortie de banc.

En rejoignant les Los Angeles Lakers de son ami LeBron James, Melo jurait de faire ce qu’il y avait de mieux à faire pour l’équipe. Les deux premières semaines de compétition vont exactement dans ce sens. Il n’est pas seulement un membre important d’une armada qui compte trois superstars devant lui. Il est surtout l’un des hommes clés du début de saison des Californiens. Sans lui, L.A. afficherait probablement un bilan négatif aujourd’hui.

Parce qu’en embrassant pleinement ses nouvelles responsabilités, encore plus qu’à Portland, où il lui arrivait de porter la balle et de faire office de « troisième homme » derrière Damian Lillard et CJ McCollum, Carmelo Anthony s’appuie sur ce qui a toujours été ses principaux points forts : mettre des paniers. Sans se poser de question.

Il y avait un contraste entre le joueur FIBA, pilier de Team USA et multiple médaillé Olympique, et le joueur NBA, aux statistiques exceptionnelles mais finalement perçus comme un loser et pas vraiment en mesure de mener une équipe au titre. Malgré son succès en sélection, Melo n’a jamais voulu mélanger les deux personnages. Comme s’il acceptait de jouer d’une certaine manière que dans un certain contexte.

Il aurait pu rejoindre les Chicago Bulls en 2014 par exemple. Former une « super team » avec Derrick Rose, Jimmy Butler et Joakim Noah. Alors, quelque part, il serait hypocrite de notre part de critiquer sa décision de ne pas céder à cette tentation tout en se plaignant des choix de Kevin Durant. Mais si Anthony est resté aux New York Knicks à l’époque, c’est aussi (surtout ?) parce qu’il refusait de perdre sa liberté d’être la vedette.

L’ironie, c’est qu’il n’a jamais été plus libre qu’avec Team USA justement. Alors, bien sûr, c’est plus facile d’évoluer dans un tel registre en étant entouré d’autres stars. Il aurait pu le faire en NBA. Il n’y est jamais parvenu. Que ce soit avec Amar’e Stoudemire, Allen Iverson, James Harden, Paul George ou Westbrook.

Mais c’est maintenant, dix ans après une campagne Olympique absolument démentielle à Londres en 2012, que Melo s’en contente : entrer, laisser les autres diriger le jeu sans réclamer ses positions, prendre des tirs dès qu’il touche la balle. Et ça MARCHE ! Sans surprise d’ailleurs ! Parce que l’on parle de l’un des meilleurs attaquants de tous les temps.

Du coup, Carmelo Anthony pointe à 16,7 points en sortie de banc. Le plus beau ? 50% aux tirs et 52% à trois-points. Des records en carrière en termes d’adresse. Ça, c’est « FIBA Melo. » Et c’est un joueur qui va faire beaucoup, beaucoup, beaucoup de bien aux Lakers cette saison.

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