Quand Evan Fournier était décrit comme un “désastre international”

Quand Evan Fournier était décrit comme un “désastre international”

Evan Fournier est aujourd'hui un très bon joueur NBA et une star de l'équipe de France. A son arrivée dans la ligue, il a pourtant pris cher de la part de certains journalistes locaux.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / NEWS / WHAT THE FLOP / FAIL

Evan Fournier est un joueur solide et fiable en NBA aujourd'hui, à tel point qu'il est devenu le joueur le plus prolifique à trois points de l'histoire des New York Knicks sur une saison. Tout n'a pas toujours été aussi simple pour le nouveau capitaine intérimaire des Bleus en termes de popularité.

A son arrivée à Denver, "More Champagne" a même été condamné par un membre influent de la presse locale avant même d'avoir pu faire ses preuves. Au lendemain de sa Draft au 1er tour en 2012 (en 20e position), Fournier était ainsi l'objet d'un article pour le moins saignant écrit par Mark Kiszla, le journaliste du Denver Post, le média de référence dans la région.

Plutôt que de laisser une chance au joueur de 19 ans de montrer de quoi il était capable, Kiszla avait livré un brûlot aux relents d'anti-européanisme titré "The Nuggets draft an international disaster", en VF "Les Nuggets draftent un désastre international".

En voici quelques petits extraits.

"Quand Denver a recruté Evan Fournier en 20e position, ça a été une gifle au visage du basket made in America. Ce n'est clairement pas Kenneth Faried, qui a fait passer le GM Masai Ujiri pour un génie l'an dernier".

"Voici tout ce que vous avez besoin de savoir sur Evan Fournier. C'est un shooting guard qui ne sait pas shooter".

"Les Nuggets ont fait deux work-outs avec John Jenkins, de Vanderbilt. Il doit vraiment être nul si Denver a finalement choisi Fournier".

"Je n'ai qu'une question pour Fournier. Où est la bibliothèque ? Parce qu'il est très peu probable qu'il passe la moindre minute sur le terrain..."

Evan Fournier raconte pourquoi il a choisi les Knicks

Ce n'est pas faire injure à Evan que de dire qu'il n'a pas connu la réussite escomptée à Denver, la faute à un temps de jeu faible et à un logique manque d'expérience au plus haut niveau. Arrivé à Orlando dans un contexte plus propice à son éclosion et avec quelques années en plus au compteur, le Charentonnais a prouvé à Kiszla qu'il aurait mieux fait de se taire.

On avait d'ailleurs rappelé à l'intéressé cet article nauséabond sur un gamin qu'il n'avait au final jamais réellement vu en action... Ce à quoi il avait répondu :

"La France me déteste toujours. Laissez-moi vous dire cela : la nourriture française est la meilleure du monde. Le basket français en revanche ? Pas vraiment. Est-ce que ça aide mon cas ? Peut-être pas".

Il y a quelques années, un journaliste de Chicago avait perdu un pari avec Joakim Noah et avait dû manger concrètement le journal dans lequel il avait écrit que "Jooks" ne serait jamais un joueur NBA. On payerait pour voir Mark Kiszla grignoter les touches de son clavier au vu de ce qu'a réussi Evan Fournier sur la scène internationale et de ce qu'il est en train d'accomplir en NBA.

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