[ITW] Bilal Coulibaly : « Il y a toujours un concours avec Wembanyama »

[ITW] Bilal Coulibaly : « Il y a toujours un concours avec Wembanyama »

Nous avons discuté avec Bilal Coulibaly de ses débuts en NBA, de sa saison avec les Wizards, et de ses face-à-face avec Victor Wembanyama, son ancien coéquipier.

Benjamin MoubèchePar Benjamin Moubèche  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Interview

Les confrontations entre Bilal Coulibaly et Victor Wembanyama, anciens frères d’armes aux Metropolitans 92, auront sans doute toujours une saveur particulière. « Il y a toujours un concours quand on joue », admet volontiers l’ailier des Wizards, qui s’apprête à affronter les Spurs pour la deuxième fois de l’année ce lundi.

À l’occasion de son passage à San Antonio, nous avons pu échanger avec le rookie français à propos de ses débuts en NBA, sa saison à Washington et ses duels contre Wembanyama.

Il y a environ un an, tu faisais encore partie des espoirs des Metropolitans. Aujourd’hui, tu joues en NBA. Peux-tu nous raconter cette année complètement folle ? C’était assez inattendu.
Bilal Coulibaly : C’était aussi le cas pour moi. Je m’attendais à venir en NBA, mais je n’imaginais pas que cela se produirait aussi rapidement. La transition des Espoirs aux professionnels a été très rapide. Le passage des pros à la NBA l’a été encore plus. Cependant, je l’ai très bien vécu. C’est vraiment ce que je voulais et je suis vraiment content.

La transition vers la NBA est souvent une épreuve. En plus, tu te retrouves fréquemment à défendre contre le meilleur joueur adverse. Comment se déroule ton adaptation et comment as-tu dû ajuster ton jeu ?
J’ai surtout dû m’ajuster au niveau de la gestion de mon corps. Le terrain est plus grand et cela signifie que je dois faire beaucoup plus d’efforts. Les meilleurs joueurs peuvent tirer autant qu’ils le veulent, donc il faut vraiment être concentré sur chaque possession, du début à la fin. C’était cela le plus difficile. Maintenant, j’ai compris comment m’ajuster, donc c’est plus simple.

En dehors des terrains, tu as également dû faire des ajustements. Tu avais notamment parlé de la difficulté que représentait le fait de ne pas avoir le permis de conduire. Quelle est la principale différence entre ta vie en France et ta vie ici sur le plan personnel ?
Je pense que ça reste cela. Aussi, quand je suis arrivé, la première chose qui m’a choqué était la nourriture. Rien à voir avec la France, où c’est beaucoup plus sain. Je ne veux pas mal parler là-dessus (rires), mais c’est sans doute la plus grosse différence.

« Je m’attendais à venir en NBA, mais je n’imaginais pas que cela se produirait aussi rapidement. »

Tu as réalisé un excellent début de saison, mais le dernier mois a été un peu moins bon. As-tu l’impression de te heurter au « rookie wall » ?
Nous sommes déjà à la moitié de la saison, et je ressens peut-être un peu de fatigue, car je n’ai pas l’habitude d’avoir autant de matches en si peu de temps ni autant de déplacements. Je pense que cela a joué. En fait, personne ne joue 82 matches en aussi peu de temps. Il faut prendre soin de soi. J’essaie de retrouver ma forme du début de saison le plus rapidement possible.

Chaque fois que Victor Wembanyama et toi vous affrontez, tous les Français vont parler de votre duel. Ils vont ressortir des photos et des histoires de jeunesse. Comment le vis-tu ?
Bilal Coulibaly : Mes coéquipiers tombent dessus sur Twitter, me le montrent, et se moquent un peu de moi, mais c’est cool (rires). Et puis cela me permet de reparler avec des personnes comme vous, les journalistes (nous étions trois Français autour de lui à ce moment-là, ndlr), ça fait du bien. Franchement, je le vis bien.

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Lors de votre dernière rencontre, tu as confié que tu voulais lui dunker dessus. Peut-on dire qu’il y a une petite compétition dans le match entre vous ?
C’est comme quand on joue entre amis. Tu veux être le meilleur. Tu veux lui prouver que tu es meilleur que lui. Donc oui, il y a toujours une sorte un concours quand on joue.

Que penses-tu de sa saison ? Nous savons que tu es un compétiteur, mais est-il quand même le Rookie of the Year à tes yeux ?
Victor a changé depuis un mois. Il a passé un cap. Malgré les restrictions sur son temps de jeu, il fait ce qu’il doit faire et il est très bon. Ça ne m’étonne pas, je savais qu’il ferait ça. En ce qui concerne le titre de Rookie of the Year, je ne peux pas dire que ce sera lui. Moi aussi je suis un rookie et je suis très compétitif.

Ce soir, tu joueras également devant Vincent Collet et Boris Diaw. Est-ce une source de motivation supplémentaire pour toi ?
Bien sûr ! Comme je le dis depuis le début, mon objectif est de participer aux Jeux Olympiques et je fais mon maximum pour les faire. Donc, j’essaie de tout donner pour les impressionner.

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