« Quitte à rêver, autant rêver grand : être payé pour suivre l’histoire de ces sports que j’aime tant. »REVERSE : Qu’est-ce qui t’a décidé à finalement tout plaquer et à partir t’installer à Los Angeles ? CE : Je me suis installé une saison à Boston d’abord, où je créchais chez mon meilleur ami qui vivait aux USA depuis de nombreuses années. C’était un premier pas, qui me permettait de me lancer dans le grand bain tout en gardant un budget serré. L’opportunité de développer le business d’une agence photographique française aux USA m’a conduit à déménager pour Los Angeles. Un rêve pour moi qui, enfant et adolescent, ai passé tellement de temps à regarder des westerns avec mon grand-père qui en raffolait, je partais vers l’Ouest, la ville de James Ellroy, de Charles Bukowski, etc. REVERSE : Ça a été compliqué de te faire une place là-bas ? CE : En arrivant à Los Angeles, j’avais déjà plusieurs saisons NBA à mon actif, des Jeux Olympiques aussi, donc je connaissais plusieurs photographes NBA et plusieurs collègues dans le sport. Tout s’est bien passé et j’ai tissé des liens d’amitié avec plusieurs pointures, des photographes officiels NBA, des gars de Sports Illustrated, des freelances. Et puis, pour avoir voyagé depuis des années ici, mon amour pour les USA, ma connaissance du pays, de sa culture, de ses régionalismes (L.A., San Francisco et NYC, ce ne sont pas les USA) ont facilité mon intégration. C’est un pays et un peuple que je pense connaitre. REVERSE : Comment est-ce que tu décrirais ton approche de la photo ? CE : Etre prêt pour l’instant et pour sa suite. REVERSE : Qu’est-ce qui est le plus dur à capturer quand on shoote un match ? CE : Tout et rien. (Sourire) Tant que tu as en directe ligne de mire ce que tu veux ou dois shooter, le job n’est pas difficile. Il vient avec l’expérience, le travail, l’instinct et les réflexes. REVERSE : Quel est le match que tu as couvert qui t’a le plus marqué ? CE : Le match de playoffs des Spurs contre les Rockets, le 3 mai 2017 : un vintage Tony Parker époustouflant… et puis ce coup d’arrêt terrible, sa blessure au quadriceps. J’ai un respect et une admiration sans borne pour Tony Parker. C’est un héros du basket français. Et j’ai détesté couvrir cet épisode de sa carrière. REVERSE : Quel est le match ou la compétition que tu aurais rêvé de couvrir ? CE : N’importe quel match des Finals de mes chers Bulls, durant les 90’s. REVERSE : Quelle est la photo ou le shooting dont tu es le plus fier ? CE : Kevin Durant recevant son premier trophée de MVP des Finals, entouré de ses teammates, sa mère à ses côtés. Disparition de notre ami et collègue Chris Elise
ITW Chris Elise : Fear The Fro
Suite à sa disparition soudaine, nous avons décidé de publier l'interview de Chris Elise parue dans le Mook REVERSE #3.

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