James Harden se sent visé par les arbitres… vraie persécution ou simple excuse ?

James Harden a l'impression d'avoir une étiquette et il estime que plus de fautes devraient lui être accordées.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Article
James Harden se sent visé par les arbitres… vraie persécution ou simple excuse ?

L’atout le plus dangereux et le plus efficace de la panoplie de James Harden, ce n’est ni son step-back, ni sa vision du jeu ou son handle. Mais plutôt sa capacité exceptionnelle et innovatrice à provoquer des fautes en se jetant dans les bras du défenseur pile dans le bon timing. Il n’a rien inventé, certes, mais il a élevé cette pratique au rang d’art au point d’être imité par plusieurs de ses pairs – DeMar DeRozan, Trae Young, etc. – qui ont avoué s’être inspiré de lui.

Sauf qu’aujourd’hui, alors que la ligue essaye de redonner un peu de crédibilité à ses coups de sifflet en ne donnant plus l’avantage aux attaquants qui abusent excessivement du contact quand ils se balancent en avant vers leurs vis-à-vis, l’arrière des Brooklyn Nets se retrouve dans une position délicate. Il ne tire presque plus de lancers-francs. Seulement 9 en trois matches depuis le coup d’envoi de la saison. Contre 10 (et plus !) de moyenne chaque année depuis 2015.

« Je pense qu’il est injustement devenu le visage de ces fautes qui ne sont plus sifflées », remarque son coach, Steve Nash. « Mais certaines d’entre elles sont toujours des fautes. Mais ils [les arbitres] essayent tellement d’être attentifs sur ce point… Je pense que certaines d’entre elles restent des fautes. »

« Notamment sur les drives. Ils regardent minutieusement quand l’attaquant va chercher les bras du défenseur. Sauf que souvent, ces gars-là ne sont pas sur leurs appuis, ils le percutent sans être en position défensive. Ce sont des fautes ! »

Interrogé sur le sujet, James Harden estime lui aussi qu’il est dans le radar des officiels.

« Oui, c’est sûr. Mais je ne vais pas me plaindre. Je dis juste aux arbitres que s’ils voient une faute, il faut siffler. Des fois, j’ai le sentiment que leurs décisions sont déjà prédéterminées, que je suis déjà stigmatisé avant le début du match. »

Il ne se plaint pas mais se pose quand même un peu en victime… Après, Steve Nash a raison sur un point. La NBA voulait surtout que les abus derrière l’arc ne soient plus sanctionnés pour les défenseurs. Parce que ça donnait des actions à quatre points complètement ridicules ou l’attaquant se mettait soudainement en motion de tir au moindre contact avec son vis-à-vis. Sur les drives, ça reste une autre histoire.

En tout cas, ça impacte James Harden. Parce que c’est tout le reste de son jeu qui subit quand il va moins sur la ligne. Il se retrouve avec moins de libertés, moins d’espaces. Et du coup, il est moins adroit. Seulement 6 sur 16 aux tirs dimanche soir, avec 8 ballons perdus. Et 18,3 points de moyenne à 38% de réussite après trois matches.

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