Les grands oubliés des 75 All-Time de la NBA

Réhabilitons ces joueurs qui auraient très certainement dû être dans la liste des 75 joueurs all-time dévoilée par la NBA cette semaine.

Les grands oubliés des 75 All-Time de la NBA

La NBA a dévoilé la liste des 75 joueurs élus comme les meilleurs de l'histoire de la ligue depuis sa création. Si dans l'ensemble les légendes sont évidemment bien représentées, un nombre conséquent de joueurs ont été oubliés ou écartés de cette liste. On a tenu à évoquer le cas de certains d'entre eux ici.

Joe Dumars

Les MVP des Finales qui ne font pas partie de la liste des 75 se comptent sur les doigts des deux mains et Joe Dumars en fait partie. Avec Tony Parker et Dennis Johnson, tous les deux présents dans cet article, l'ancien arrière des Detroit Pistons a été laissé au placard. C'est honnêtement au moins aussi choquant que pour DJ et TP.

Lorsque l'on pense à l'aventure des Bad Boys, on pense d'abord à Isiah Thomas, Bill Laimbeer et Dennis Rodman. Pas assez à Joe Dumars, deux fois champion, 6 fois All-Star, cinq fois des All-NBA Teams, défenseur magnifique et attaquant capable de claquer des saisons à plus de 20 points si besoin était.

Dwight Howard

Les gens ont sans doute un peu trop oublié quel joueur était Dwight Howard durant son prime. La deuxième partie carrière, bien qu'auréolée d'un titre avec les Lakers, n'est pas folichonne et surtout très loin de ce que proposait "Superman" à Orlando. Mais on parle quand même d'un joueur qui a été le meilleur à son poste pendant 7 ans, avec des accomplissements individuels et collectifs loin d'être anecdotiques : trois titres de meilleur défenseur, plusieurs podiums pour le MVP, 8 fois dans une All-NBA Team, une saison folle pour emmener le Magic jusqu'en Finales en 2009 en scalpant les Cavs de LeBron au passage...

"D12" paye toute la période post-Orlando où sa personnalité à la base amusante et affable est devenue très impopulaire. Il subit aussi, sans doute, l'évolution du jeu en NBA, un mode où l'intérieur dominant qu'il était a nettement moins sa place. Toujours est-il qu'il y avait moyen de lui trouver un petit espace dans cette liste des 75...

Bernard King

Au vu de son talent et de ce qu'il a été capable de faire lors de ses meilleures années, Bernard King aurait dû connaître une meilleure carrière. Mais l'impact qu'il a eu sur la ville de New York et sur la NBA tout court lors de son prime n'est absolument pas négligeable. King a été un modèle pour beaucoup de joueurs passés après lui qui ont été inspirés par ses qualités de scoreur vertigineuses.

On adore Carmelo Anthony, dont il faut respecter la longévité et la constance au scoring, mais voir Melo dans cette liste des 75 et pas Bernard King représente quelque part une petite hérésie, ne serait-ce que parce qu'il a bien plus fait vibrer le Madison Square Garden en son temps.