Pourquoi les Pelicans n’ont vraiment pas intérêt à lâcher Lonzo Ball

Pourquoi les Pelicans n’ont vraiment pas intérêt à lâcher Lonzo Ball

Les New Orleans Pelicans disposent vraiment d'un excellent joueur en devenir avec Lonzo Ball et il serait dommage de le laisser filer.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

Quatre ans après ses débuts en NBA, Lonzo Ball commence doucement à développer son potentiel. Celui d’un deuxième choix de draft. Sauf qu’après autant de hype pour finalement peu de performances époustouflantes, ceux qui le croient encore capable de devenir une star dans cette ligue sont de plus en plus rares. Ses qualités sont indéniables et beaucoup le voient avoir un rôle intéressant au sein d’une franchise. Mais une star ? Une potentielle deuxième option pour une franchise ? La liste des partisans se réduit soudainement à l’évocation de ces hypothèses.

Même ses propres employeurs peineraient à envisager un tel scénario. Ils ont déjà essayé de le refourguer, en vain, le soir de la deadline. C’est d’ailleurs là toute l’ironie : les dirigeants des Pelicans ne paraissent pas enclins à donner au bonhomme un salaire autour des 20 millions de dollars quand il se présentera sur le marché cet été. Un salaire… de star. Mais dans le même temps, ils demandent le prix fort pour leur jeune meneur. Histoire de compenser toute éventualité où il exploserait ailleurs.

Zo est convoité. New York, Chicago et bien d’autres sont sur les rangs. Mais pour l’instant, il est toujours en Louisiane. Et c’est peut-être justement au moment où plus personne ne le voit franchir un très grand palier qu’il montre les signes d’un très, très bon joueur de basket. Comme hier soir, contre Stephen Curry et les Golden State Warriors. Un match important au cours duquel il s’est distingué.

Un record en carrière égalé

33 points, 7 paniers primés, 6 rebonds et 4 passes. Une réponse aux 37 pions de Stephen Curry. Mais surtout une réponse à sa prestation catastrophique de la veille, contre le même adversaire, quand il n’avait converti que 3 de ses 18 tentatives. Frustré, en colère contre lui-même, Lonzo Ball s’est alors promis de faire mieux. Surtout, il tenait à se faire pardonner auprès de ses coéquipiers, Zion Williamson en tête. En lui envoyant un SMS avec un message clair : « Tu pourras compter sur moi demain. »

« Je savais que j’avais laissé tomber mon équipe et je ne pouvais pas le faire deux soirs de suite. Je crois en moi, je savais que je n’allais pas être à nouveau aussi maladroit. Et je voulais que Zion sache que je serai avec lui. Je veux être là pour les gars, surtout lui. Il nous claque 30 points et 10 rebonds tous les soirs. Je voulais me racheter », assure l’intéressé.

Le plus beau, c’est d’allier la parole aux actes ensuite. Il s’est exécuté. 12 points dans le premier quart temps, 12 points dans le quatrième, tous inscrits dans les quatre dernières minutes. Avec deux tirs à trois-points pour égaliser à 93, puis 96 partout. L’artisan clé de cette belle victoire qui permet à New Orleans de croire encore à une éventuelle qualification pour le play in – et donc pour les playoffs.

« J’ai beaucoup de respect pour Lonzo », avoue Zion Williamson. « J’adore le fait d’avoir un coéquipier comme ça qui va dire un truc de ce genre pour ensuite assumer le lendemain. Il veut juste gagner et c’est ce que j’adore chez lui. Il fera tout ce qu’il faut pour gagner. »

Zion Williamson et Lonzo Ball, le tandem gagnant

Lonzo Ball Stan Van Gundy

Lonzo Ball est prêt à faire le boulot pour grandir. Pour progresser. Sa mécanique tant moquée ? Changée ! Son adresse ne fait plus rire personne. 38% derrière l’arc avec plus de 8 tentatives chaque soir et même 80% aux lancers-francs contre 45% à ses débuts. Des signes qui ne trompent pas. Même s’il manque encore de régularité, il tourne désormais à 14,6 points, 4,7 rebonds et 5,8 passes. Hum. Peut-être qu’il est temps de faire la mise à jour et de réaliser que le natif de Los Angeles peut devenir un petit peu plus qu’un joueur de devoir de luxe.

Avant d’être All-Star, les étapes sont évidemment nombreuses. Mais c’est un joueur atypique et donc peut-être une future star atypique. Une star altruiste, capable de faire sauter une défense avec une passe, de planter des tirs à trois-points décisifs ou de stopper le meilleur attaquant adverse. Tout le monde veut un joueur comme ça. C’est pourquoi il est autant désiré.

Les Pelicans vont devoir se rendre compte de ce qu’ils ont entre les mains. Et ce respect, cette complicité entre Lonzo Ball et Zion Williamson, c’est précisément la raison pour laquelle ils n’ont surtout pas intérêt à se séparer du gestionnaire. Ils se tirent vers le haut. Bien plus que Brandon Ingram ne le fait avec l’intérieur par exemple. La logique voudrait bien entendu que, s’il y a un choix à faire, New Orleans garde les deux meilleurs. Et donc BI plutôt que Zo. Mais c’est trompeur. Le tandem formé par Ball et Williamson peut porter l’organisation à l’avenir. Il serait juste temps que le management ouvre les yeux.

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