Phoenix, Memphis et Dallas, le coup du plan à trois

A quelques jours de la fin de la saison régulière, les Memphis Grizzlies, les Dallas Mavericks et les Phoenix Suns sont à égalité parfaite. Il y aura pourtant un déçu le 16 avril prochain.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Phoenix, Memphis et Dallas, le coup du plan à trois
La Conférence Ouest est vraiment extrêmement dense cette saison. Et c’est tant mieux pour le suspense. Alors que certaines équipes sont déjà plus ou moins en vacances et bouclent leur saison sans enjeu, d’autres bataillent pour les dernières places qualificatives en playoffs. La lutte fait rage entre les Memphis Grizzlies, les Phoenix Suns et les Dallas Mavericks. Après les matches de la nuit, les trois franchises sont à égalité – 44 victoires et 31 défaites. A la faveur des résultats lors des duels entre les trois équipes, Dallas occupe la septième place devant Memphis. Phoenix est pour l’instant relégué à une cruelle neuvième place, avec encore sept rencontres à disputer. Aussi proches soient-elles au classement, les Suns, les Grizzlies et les Mavericks sont trois équipes différentes à tout point de vue. Chaque franchise a désormais deux semaines pour grappiller un maximum de victoires en espérant que ses adversaires s’inclinent. Voilà qui nous promet des rencontres engagées, d’autant plus que les trois équipes vont s’affronter d’ici la fin de la saison.

Phoenix, le coup de la panne

Les Phoenix Suns nourriront sans doute des regrets si jamais ils venaient à échouer de peu. La franchise de l’Arizona était plutôt attendue en fin de classement avant le coup d’envoi de la saison. Nouveau coach, nouveau dirigeant, nouveaux joueurs, les Suns sont engagés dans une phase de transition depuis le départ de Steve Nash il y a deux ans. Et pourtant, en renouant avec un basket rapide qui a fait le succès des Suns par le passé, Jeff Hornacek a plus que surpassé les attentes placées en son équipe. Mais l’inexpérience de ses joueurs commence à se faire sentir dans les moments les plus importants de l’année. Les frères Morris, Gerald Green, P.J. Tucker et compagnie n’ont pas l’habitude de ces rencontres à enjeux. Alors que l’on les pensait intouchables il y a quelques semaines, les Phoenix Suns alternent entre le très bon et le très mauvais.
« On ne sait même pas comment on va jouer avant l’entre-deux. Parfois, on les regarde jouer lors de la séance du matin et l’on se dit qu’ils ne sont pas prêts à en découdre. Et ils jouent très bien le soir même. Parfois c’est l’inverse », remarque Jeff Hornacek.
Les Phoenix Suns ont enchaîné trois défaites début mars avant de se reprendre de la meilleure des manières avec six succès de rang. Depuis, Goran Dragic et ses coéquipiers se sont inclinés deux fois de suite, contre les deux équipes de Los Angeles. La défaite face aux Lakers, un adversaire plus faible, n’est pas conforme au nouveau statut des Suns. Les jeunes joueurs vont-ils craquer ?
« J’ai parfois l’impression que l’on ne veut pas faire les playoffs », notait le meneur slovène il y a trois jours.
Niveau d’intensité plus élevé et pression accrue ont légèrement déstabilisé le bel équilibre des Phoenix Suns. D’autant plus que le groupe a également dû s’adapter au retour d’Eric Bledsoe, blessé pendant une bonne partie de la saison.

Le calendrier des Phoenix Suns (en gras, les adversaires à plus de 50% de victoires)

Le 4 avril, à Portland Le 6 avril, contre Oklahoma City Le 9 avril, à New Orleans Le 11 avril, à San Antonio Le 12 avril, à Dallas Le 14 avril, contre Memphis Le 16 avril, à Sacramento

La fougue des Mavericks

Des trois équipes en compétition, les Dallas Mavericks ont peut-être l’effectif le plus talentueux. Et le plus étrange aussi. Les Mavs ont à leur tête l’un des quatre coaches bagué encore en activité avec Rick Carlisle. Ils peuvent compter sur la détermination d’un futur Hall Of Famer avec Dirk Nowitzki. Ils ont des joueurs de qualité sur toutes les lignes avec Shawn Marion, Monta Ellis, José Calderon, DeJuan Blair, Vince Carter, Brandon Wright, Devin Harris, etc, etc. Dallas a toute ses chances de retrouver les playoffs après une saison blanche (de post-saison) l’an passé. Mais les Mavericks ne devront pas baisser les bras après une défaite difficile à digérer contre Golden State, entachée d’une erreur d’arbitrage. Dallas a l’expérience et le talent nécessaire pour accrocher les playoffs… s’ils s’appliquent en défense.
« On prend des mauvaises décisions. On ne fait pas ce qui est nécessaire pour obtenir des « stops » et on en paye le prix », expliquait Rick Carlisle après la défaite en prolongations face aux Golden State Warriors.
Les Dallas Mavericks ont tendance à flancher dans les dernières minutes des rencontres serrées. Les pourcentages de réussite de Dirk Nowitzki dans le « money time » sont en baisse et les Texans ne sont pas des foudres de guerre en défense. Il leur faudra donc hausser leur niveau de jeu et ne pas rester crispé dans les prochaines semaines, sous peine de vivre une nouvelle désillusion.

Le calendrier des Dallas Mavericks

Le 3 avril, à Los Angeles (Clippers) Le 4 avril, à Los Angeles (Lakers) Le 6 avril, à Sacramento Le 8 avril, à Utah Le 10 avril, contre San Antonio Le 12 avril, contre Phoenix Le 16 avril, à Memphis

Memphis, le goût du corps à corps

Des trois franchises impliquées dans cette course infernale pour les playoffs, Memphis est celle qui renvoie le plus l’image d’une équipe sereine. Les Grizzlies reviennent de loin. Largués en début de saison quand les dirigeants, férus de statistiques analytiques, ont tenté d’imposer un style de basket plus rapide, plus moderne, les hommes de Dave Joerger ont remonté la pente petit à petit. Memphis s’appuie sur ses qualités premières : une défense de fer, une raquette monstrueuse et expérimenté ainsi qu’une densité physique permanente. Les ajouts de Courtney Lee, Beno Udrih, Nick Calathes et James Johnson ont fait un bien fou à l’attaque et au banc des Memphis Grizzlies. Si jamais la franchise du Tennessee parvient à se hisser parmi les huit meilleures équipes de la Conférence Ouest, elle pourrait même jouer les trouble-fête. Finalistes de Conférence l’an passé, les Grizzlies sont tenaces et ils sont plus dangereux que par le passé en attaque. Un adversaire coriace pour à affronter pour n’importe quelle tête de série. Mais avant cela, les coéquipiers de Mike Conley – impérial cette saison – devront se qualifier. Ils disposent à priori du calendrier le plus facile, avec tout de même deux « finales » face à Phoenix et Dallas lors des deux dernières rencontres de la saison

Le calendrier des Memphis Grizzlies

Le 4 avril, contre Denver Le 6 avril, à San Antonio Le 9 avril, contre Miami Le 11 avril, contre Philadelphie Le 13 avril, à Los Angeles (Lakers) Le 14 avril, à Phoenix Le 16 avril, contre Dallas
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