Robert Parish, le seul coéquipier de Michael Jordan à l’avoir vraiment rembarré

Rares sont les coéquipiers de Michael Jordan à s'être opposés à lui. Robert Parish raconte comment il a balayé les menaces de l'idole.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / G.O.D.
Robert Parish, le seul coéquipier de Michael Jordan à l’avoir vraiment rembarré

Robert Parish n'est pas n'importe qui en NBA. "The Chief" a longtemps été le joueur à la plus grande longévité dans l'histoire de la ligue et peut se vanter d'avoir remporté 4 titres avec deux des plus grandes équipes de l'histoire : les Boston Celtics de Larry Bird (1981, 1984 et 1986) et les Chicago Bulls de Michael Jordan (1997). Membre du Hall of Fame, Parish n'a toutefois pas tout de suite été respecté comme il se doit par Jordan lors de son passage par Chicago.

Ce n'est un secret pour personne, le leadership de MJ était "à la dure" et rares sont ceux qui échappaient à son exigence maladive. Même Robert Parish, qui avait 43 ans au moment du sacre de 1997. En 2012, dans un entretien avec Jackie McMullan d'ESPN, il n'avait pas hésité à égratigner le style de Michael Jordan en tant que chef de meute, en comparaison des autres grands leaders qu'il a côtoyés.

"La différence entre Larry Bird et le duo Michael Jordan-Magic Johnson, c'est que Larry n'était pas un leader qui te rentrait dedans. Il avait bien trop de respect pour nous. Si tu étais dans un mauvais soir, il était plutôt du genre à t'encourager. Magic et MJ te sautaient dessus directement.

Après une erreur à l'entraînement, Jordan était venu m'engueuler. Je lui ai dit : 'Je ne suis pas amoureux de toi comme tous ces autres gars ici. J'ai gagné des bagues, moi aussi'. Il m'a répondu qu'il allait me botter le cul. Donc je me suis approché et je lui ai dit : 'Non, vraiment je t'assure que ce n'est pas ce que tu vas faire'.

Après ça, il ne m'a plus ennuyé".

Pourquoi Wilt Chamberlain pensait être plus fort que Michael Jordan

Robert Parish avait néanmoins reconnu, dans le même entretien, qu'il se sentait dépassé par le niveau des autres intérieurs du groupe et qu'il était resté en NBA deux saisons de trop.

"Luc Longley et Bill Wennington me tuaient à l'entraînement. Clairement, je me suis accroché un peu trop longtemps".

Rien que pour devenir l'un des rarissimes coéquipiers de Michael Jordan à le remettre un peu en place, ça valait quand même le coup que "The Chief" ne parte pas tout de suite à la retraite.

 

Afficher les commentaires (0)
Atlantic
Central
Southeast
Pacific
Southwest
Northwest