Pourquoi Stephen Curry aurait brillé à n’importe quelle époque de l’Histoire

Visage du basket moderne, Stephen Curry est d’abord un basketteur génial et il l’aurait été aussi bien dans les années 80 que 90.

Pourquoi Stephen Curry aurait brillé à n’importe quelle époque de l’Histoire
Stephen Curry est, avec James Harden, le joueur qui symbolise le plus la révolution menée en NBA depuis quelques années. Le barbu des Houston Rockets est le joueur analytique par excellence – en référence aux statistiques avancées de plus en plus utilisées – tandis que le meneur des Golden State Warriors est le sniper emblématique à une époque où le tir à trois-points est devenu l’essence du jeu moderne. Il est le double MVP, le premier élu à l’unanimité, et le visage d’une dynastie époustouflante. Une franchise qui a gagné 3 titres mais aussi 73 matches sur une saison régulière. Pour faire simple, Curry est déjà un monument. Pourtant, comme d’autres grands joueurs de son époque, il est souvent rabaissé par certains puristes, certaines détracteurs ou mêmes d’anciennes légendes. Avec toujours le même refrain : « il ne serait pas aussi fort dans les années 90 (par exemple), quand les défenses étaient plus dures. » Producteur du documentaire « Jump Shot » qui retrace l’invention du tir en suspension, autour de son créateur Kenny Sailors, Steph s’est imaginé au sein d’une NBA très lointaine, dans les années 40.

« Je pense que j’aurais été monstrueux. Je crois que j’aurais envoyé des mecs dans le décor juste avec un crossover ou un petit step-back », plaisante la superstar.

Stephen Curry parle là des années 40. Mais allons plus loin dans le raisonnement. Osons avancer le temps – ou le reculer – dans les 80’s ou 90’s. Et bien il brillerait aussi à cette époque. Exactement pour les mêmes raisons. Son agilité balle en main serait largement supérieur à la large majorité de la NBA. Ainsi que sa vitesse. N’oublions pas que flotter dans la raquette était interdit. Ça peut aider à créer des boulevards. Physiquement, il y aurait des limites, certes, mais le shoot, ça reste le shoot. Et si Dell Curry, son père, ou Reggie Miller, étaient forts à cette époque, imaginez seulement Steph. Et vu que les pivots dominaient la NBA à l’ancienne, de combien de tirs ouverts aurait-il bénéficié chaque soir ? Bref, un grand joueur reste un grand joueur. Quelle que soit l’époque.