Nos 5 grands moments marquants de la carrière de Stephen Curry

Nos 5 grands moments marquants de la carrière de Stephen Curry

Stephen Curry est un joueur fantastique qui nous régale avec des performances toutes plus dingues les unes que les autres.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Edito

Difficile de ne retenir qu’une seule performance culte de Stephen Curry. Il y en a tellement. Une multitude de moments cultes. C’est d’ailleurs aussi pourquoi Steve Kerr aime bien rapprocher son poulain de Michael Jordan : des hommes aux multiples légendes. Mais s’il ne fallait en retenir que cinq, voilà ceux que j’aurais choisis.

CQFR : Stephen Curry dans la légende, KD est un extraterrestre

Ses 13 trois-points contre les New Orleans Pelicans

J’aime beaucoup ce match, pour deux raisons. La première parce que Stephen Curry s’est offert un record juste après l’une des plus mauvaises prestations de sa carrière. Il venait de sortir un 0 sur 10 bien dégueulasse deux ou trois jours avant, mettant fin à sa série de 157 rencontres avec au moins un panier primé au compteur – une série record qu’il devrait d’ailleurs battre cette saison.

Du coup, ce que je veux vraiment souligner là, c’est sa capacité à rebondir. Cet ego, cette fierté. Curry est souvent mis en avant pour son altruisme. Mais ça reste un compétiteur acharné. Dans la foulée, il claquait donc un 13 sur 17 phénoménal à trois-points pour s’approprier un record qu’il partageait alors avec Kobe Bryant et Donyell Marshall. Record du plus grand nombre de trois-points sur un match qu’il avait égalé quelques mois plus tôt. Record depuis battu par… Klay Thompson avec 14 trois-points sur un match.

La seconde raison, c’est parce que Kevin Durant jouait à ses côtés. Je trouve que les performances de Steph – et sans doute aussi celles de KD – sont parfois minimisées parce qu’ils jouaient ensemble. Claquer un tel carton (46 points et la victoire en prime au passage) en évoluant avec Durant et Thompson, ça reste vachement fort.

Ses 54 points au Madison Square Garden en 2013

C’est marrant parce que ce match marque un peu le début de l’ascension de Stephen Curry. Mais peu sont ceux qui se souviennent que les Golden State Warriors ont perdu ce soir-là. Une défaite 105 à 109 contre des New York Knicks portés par Carmelo Anthony (35 points) et JR Smith (26). Avec même un block de Raymond Felton sur Curry dans les derniers instants – ça, je ne m’en souvenais pas.

Personnellement, je suivais déjà Steph à cette époque. Mais uniquement parce que je trouvais qu’il avait trop de flow. Je ne pensais pas qu’il deviendrait AUSSI FORT. Cette saison 2012-2013 l’a révélé au grand public. Il avait enfin carte blanche pour mener l’équipe sans Monta Ellis dans ses pattes. Première saison à plus de 20 points par match (22,9), même s’il n’avait pas été nommé All-Star.

Le game winner de Stephen Curry contre le City Thunder en 2016

Une action iconique. L’une des plus cultes de l’Histoire de la NBA, sans aucune exagération. Il y a tout. La beauté, le suspense, le culot. Le contexte est dingue. Un match de fou furieux entre deux armadas – les deux futurs finalistes à l’Ouest et les deux gros favoris pour le titre avec les Cleveland Cavaliers – conclue en prolongation par un panier surréaliste.

Bon, OK, il n’y avait pas vraiment de pression puisque les deux équipes étaient à égalité à 118 partout. Mais quand même. Quel culot. Un tir plein de confiance à 12 mètres pour enterrer Kevin Durant, Russell Westbrook et le Oklahoma City Thunder. Tout en égalant du même coup le record de paniers à trois-points sur un match (12). Complètement dingue.

Ce match illustre parfaitement la saison régulière 2016 de Stephen Curry (et des Dubs). Tellement dingue et parfaite. Il avait d’ailleurs été élu MVP à l’unanimité, le premier de l’Histoire, à l’issue d’un exercice bouclé avec 73 victoires par GS. Tout ça pour perdre 3-4 en finales contre LeBron James et sa troupe quelques mois plus tard.

Ses 62 points contre les Portland Trail Blazers

En tant que supporter des Blazers, je m’en souviens très, très bien. Quel match de taré là encore. Frustrant à regarder dans la peau de l’équipe adverse mais… qui laisse admiratif aussi. Je comprends presque pourquoi de plus en plus de fans l’acclament même quand les Warriors jouent à l’extérieur.

62 points, c’est tout simplement un record personnel pour Stephen Curry. Et ça remonte à un an presque jour pour jour. Enfin, 11 mois quoi. En janvier dernier. On venait de basculer en 2022, on vivait déjà des vies de merde avec le COVID. Et il est venu nous planter 62 points dans la tronche. Deux de plus que Damian Lillard et CJ McCollum en cumulé ce soir-là. Un crack.

Son triple-double lors du Game 2 des finales 2017

Les détracteurs de Stephen Curry aiment beaucoup souligner le fait qu’il n’a jamais décroché le moindre MVP des finales. Du coup, il en tire la conclusion (trop hâtive) (et fausse) qu’il n’a jamais été bon dans les moments clés des trois titres décrochés par les Warriors. Mais non. Déjà, le trophée offert à Andre Iguodala est une pure aberration. Ceux de Kevin Durant sont évidemment mérités mais Curry n’était pas si loin de lui en 2017 et 2018.

Ce Game 2, il n’est pas parfait pour Steph. Il perd pas mal de ballons (8) et manque des tirs (7 sur 17). Mais au final, son activité a vraiment fait du mal à des Cavaliers qui défendaient souvent à deux, voire trois sur lui. Ouais, quitte à laisser KD tout seul. Vous n’avez pas mal lu. Les matches doivent être encore dispos sur YouTube. Vous verrez à quel point l’équipe de Cleveland craignait que Curry prenne feu en 2017 et 2018.

Ce que j’aime avec cette performance, c’est qu’elle illustre d’autres aspects du jeu du bonhomme. Il n’a mis « que » quatre paniers à trois-points ce soir-là. Mais il a tout de même fini avec 32 points. Mais aussi 10 rebonds et 11 passes. Un triple-double sur une rencontre des finales, ça reste un événement marquant. Il a d’ailleurs claqué 3 autres double-doubles au cours des 5 matches de cette série. 26,8 points, 8 rebonds et 9,4 passes sur ces finales. 27,5-6-6,8 sur celles de 2018. (26-5-6 en 2015). Ça méritait un petit trophée de MVP quelque part.

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