Victor Wembanyama, les Spurs déjà à fond sur lui pour 2023 ?

Victor Wembanyama, les Spurs déjà à fond sur lui pour 2023 ?

Les San Antonio Spurs sont dans une position idéale pour tanker et maximiser ses chances de drafter Victor Wembanyama en 2023.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

La course pour Victor Wembanyama vient de commencer. La draft est à peine passée et les nouveaux rookies qui s’apprêtent à débarquer en NBA n’ont pas encore joué la moindre minute avec leur nouvelle franchise. Mais dans ce monde ultra connecté de la consommation instantanée, c’est déjà derrière nous. Les regards sont maintenant braqués sur la prochaine promotion et plus particulièrement sa principale tête d’affiche : une pépite française de 2,18 mètres considérée comme un OVNI par les scouts et les dirigeants de la ligue.

Petite parenthèse, c’est quand même dingue que les cerveaux les plus affûtés du basket continuent de fantasmer autant devant la taille des joueurs alors qu’aucun des pivots et ailiers-forts titulaires des quatre équipes qualifiées pour les dernières finales de Conférence ne mesuraient plus de 2,08 mètres. Mais bref, peu importe. Les médias américains ont repris leur lot d’articles sur Wembanyama avec des commentaires toujours plus élogieux. Le jeune homme est perçu comme un joueur au potentiel générationnel. Et donc évidemment comme le futur premier choix de la draft 2023.

Ça va titiller plus d’une organisation. Qui ne rêverait pas de se reconstruire autour d’un géant de 2,18 mètres qui court comme un ailier, tire comme un ailier, drive avec aisance le tout en contrant tout ce qui bouge ? Un Rudy Gobert avec le bagage offensif en plus, même si c’est un résumé sans doute trop simpliste et injuste envers chacun des deux Français.

Alors parmi les équipes intéressées, comment ne pas penser aux San Antonio Spurs. Une franchise historique qui accuse le coup, au point d’être rentrée dans le rang huit ans après son dernier sacre. Les Texans ont une connexion évidente avec l’Hexagone et avec l’ASVEL, le club du prodige tricolore, via Tony Parker. Ne serait-ce pas là une belle histoire que de relancer la formation avec un autre intérieur emblématique ? Qui plus est un Européen ?

À San Antonio, une reconstruction profondément marquée par l’identité Spurs

La réalité est évidemment différente mais la NBA se nourrit de marketing dans ce genre. Plus sérieusement, au-delà de toute la pression qui va commencer à doucement s’accumuler sur les épaules de Victor Wembanyama avec des attentes improbables et des comparaisons injustes, les Spurs sont dans la position optimale pour aller chercher le jackpot lors de la draft 2023.

Le groupe est en reconstruction après avoir raté les playoffs malgré la participation au play-in. En y regardant bien, l’équipe de Gregg Popovich semblait plus proche du bas de tableau que de vraiment défendre ses chances sur un tour de playoffs. Il suffit d’une ou deux retouches pour que cet effectif soit en mesure de… perdre. Perdre beaucoup. Un bon tanking des familles.

Le principal ajustement, il concerne Dejounte Murray. Le meilleur joueur du lot. Le combo guard sort d’une saison assez exceptionnelle bouclée autour des 21 points, 9 rebonds et 9 passes. Malgré ça, son nom circule avec insistance dans le flot des rumeurs. Notamment du côté des Atlanta Hawks. Alors pourquoi ? Peut-être parce que les éperons ont bien compris que Murray, 25 ans, ne deviendrait pas leur « franchise player. » Il peut s’affirmer comme leur star sur cinq ou six saisons et éventuellement les mener en playoffs. Mais sans doute pas beaucoup plus.

N’oublions pas que cette organisation vise la gagne. Le Graal. Le titre. Dejounte est fort. Ce n’est pas une superstar. Peut-être que Wembanyama ne le sera pas non plus. Mais l’incertitude et l’inconnue sont encore plus excitantes et attrayantes qu’elles ne sont inquiétantes. La valeur de Murray est plus haute que jamais et si les dirigeants veulent en tirer le meilleur profit, il faut peut-être le transférer maintenant.

Mais pas pour récupérer John Collins. Ça, ça n’a aucun sens. Collins est moins fort que Murray et il n’est même pas beaucoup plus jeune (24 ans). L’échange, s’il a lieu, devrait se concentrer sur une toute contrepartie : des picks supplémentaires, bien évidemment. Des choix de draft en plus pour maximiser les chances de tirer le gros lot à un moment. Et de préférence en 2023, en jouant la saison entière avec des jeunes aux commandes : les Keldon Johnson, Devin Vassell, Jeremy Sochan, etc. Des gars qui, malgré leurs capacités, mèneront San Antonio à 20-25 victoires.

Parce que même si Dejounte Murray n’est pas une superstar, cette équipe serait nettement moins bien classée sans lui. C’est justement peut-être ça l’idée directrice. Au passage, les Hawks possèdent tous leurs choix de draft mais aussi celui des Charlotte Hornets en 2023 (protégé 1-16).

Le timing est parfait pour tanker. Les Spurs ont décliné dans le bon rythme. Contrairement à certains suiveurs potentiels de Wembanyama, ils peuvent se permettre de se saborder encore plus facilement. Le Oklahoma City Thunder devrait passer un petit cap en alignant Chet Holmgren, Josh Giddey et Shai Gilgeous-Alexander. Les Detroit Pistons cherchent à renforcer leur effectif en signant éventuellement Miles Bridges ou Deandre Ayton. Le Orlando Magic et les Houston Rockets seront nuls mais ils l’étaient déjà l’an dernier et pousseront pour faire mieux.

San Antonio sera peut-être donc l’équipe la mieux placée pour tanker pile au moment où Victor Wembanyama se présente à la draft. Sacrée coïncidence n’est-ce pas ? Après, c’est évidemment un calcul risqué. Avec une part de chance non négligeable à la loterie. En 1997, les Boston Celtics avaient tout fait pour maximiser leurs chances de récupérer Tim Duncan et ce sont les Spurs qui ont finalement hérité du premier choix. Sinon, pour la petite histoire, en octobre 2020, on avait annoncé l’arrivée future du jeune talent français dans le Texas…

Comment reconstruire efficacement les San Antonio Spurs en 5 étapes

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