Adam Silver, c’est prometteur

En un an à la tête de la NBA, Adam Silver a déjà imposé sa patte. Retour sur les premiers pas d'un patron pour le moment aimé de tous.

BasketSessionPar BasketSession  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Adam Silver, c’est prometteur
Les politiciens du monde entier, dictateurs au long cours mis à part, aiment généralement rappeler qu'ils n'ont pas eu assez de temps pour apporter un réel changement dans leur pays. Peut-être devraient-ils s'inspirer d'Adam Silver. Un an après son arrivée à la tête de la NBA, le patron de la ligue peut déjà se vanter d'un bilan intéressant après des premiers mois particulièrement chargés et des affaires épineuses à négocier. Celui que l'on présentait comme le fils spirituel de David Stern a déjà imposé sa patte et sa volonté de faire de l'objet NBA un produit encore plus adapté à son époque. Lorsque le scandale Donald Sterling a éclaté, on craignait que la puissance financière du Californien et l'impunité dans laquelle il avait oeuvré jusque-là ne lui permettent de s'en tirer. Immédiatement, Silver s'est assuré que le propriétaire des Clippers serait mis au pilori et servirait d'exemple dans la lutte à venir contre la discrimination en NBA. Lorsque Bruce Levenson, le patron des Hawks, a su que ses propres casseroles allaient être divulguées dans la presse, il s'est directement livré au Commissionner, conscient que celui-ci se montrerait intransigeant s'il l'apprenait de la bouche de quelqu'un d'autre.

Des gestes de classe et une main de fer

On a également  apprécié le fait que lors de la Draft 2014, le successeur de David Stern fasse monter Isaiah Austin, ce jeune talent coupé en plein élan par une maladie cardiaque, sur scène et lui rende hommage en lui promettant un travail au sein de la ligue. Ça ne nous pas déplu non plus que Silver s'inscrive en faux de son homologue de NFL Roger Goodell, catastrophique dans le dossier Ray Rice. Les joueurs NBA qui se rendront coupables de violence domestique ne pourront pas cacher leurs méfaits et seront lourdement sanctionnés, à l'image de Jeff Taylor, suspendu 24 matches pour des faits d'apparence moins graves que ceux reprochés à Rice ou même Adrian Peterson. [superquote pos="d"]"Il a été brillant et plein de tact". David Stern.[/superquote]Les propriétaires aussi sont satisfaits de la première année de travail d'Adam Silver, qui leur assuré un contrat de télévision historique de 24 milliards de dollars entre 2016 et 2015, un montant trois fois supérieur au précédent, et a indirectement fait passé la valeur moyenne d'une franchise à 1.1 milliard de dollars, soit 73% de plus que l'an dernier... David Stern en personne a salué le travail accompli jusqu'ici par son protégé.
"Sur tous les sujets qu'il a eu à traiter, des soucis avec les propriétaires, à la renégociation des contrats télévisés jusqu'au développement de la NBA à l'international, Adam a été brillant et plein de tact. Il a une grande connaissance de ce métier et travaille dur. Sa première année confirme ce que l'on pensait tous de lui : c'est un Commissionner d'élite", a expliqué le retraité sur ESPN.
Il reste évidemment des chantiers de taille à gérer pour le boss de la NBA. On aimerait le voir prendre le problème des stéroïdes et autres formes de dopage à bras le corps et trouver une solution pour rendre l'équité sportive un peu meilleure entre les deux Conférences. On ne sait pas encore non plus quel sera son positionnement lorsque le prochain CBA devra être renégocié ou s'il gérera correctement l'inévitable lockout qui se profile. Mais l'essentiel est là, Adam Silver a débuté son mandat comme il fallait et donné confiance aux différents acteurs de la ligue et aux fans. Le plus dur est toujours de confirmer sur la durée et c'est ce qu'on attendra de lui dès 2015...
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