Même en galère, les Blazers feront les playoffs

Même en galère, les Blazers feront les playoffs

Encore battus cette nuit et actuellement dixièmes à l’Ouest, Damian Lillard et les Portland Trail Blazers ont les atouts pour se qualifier en playoffs.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié

Mais qu’est-ce qui se passe à Portland ? Finalistes de Conférence la saison dernière, les Blazers sont clairement l’une des plus grosses déceptions de l’exercice en cours à l’Ouest. Ils sont actuellement dixièmes malgré un niveau global bien plus faible que d’habitude de ce côté des Etats-Unis. Ils ont même un bilan négatif, 19 victoires et 26 défaites. Une belle déconfiture après le plus beau parcours en playoffs de la franchise depuis 2000. Même s’il y avait évidemment des circonstances favorables qui expliquaient cette performance, Terry Stotts et ses joueurs voulaient surfer sur la confiance accumulée pour essayer de figurer parmi les prétendants à l’Ouest. La suite logique.

Il n’en est rien. Au final, les pertes d’Enes Kanter, Al-Farouq Aminu, Evan Turner ou encore Mo Harkless ont affaibli l’effectif. Les recrues Hassan Whiteside, Mario Hezonja ou encore Kent Bazemore (depuis transféré à Sacramento) devaient combler le vide, ainsi que l’avènement des jeunes Zach Collins et Anfernee Simons. Ça n’a pas pris jusqu’à présent. Et les dirigeants continuent de rafistoler avec des bouts de scotch. Les Blazers ont été les seuls à donner sa chance à Carmelo Anthony, titulaire dans l’Oregon alors qu’il était indésirable partout ailleurs. Ils ont cédé deux seconds tours de draft pour récupérer Trevor Ariza, en perdition aux Kings.

La bonne dynamique attendue et espérée ne vient toujours pas. Malgré tout, nous sommes prêts à prendre le pari que cette équipe trouvera un moyen de se qualifier, à l’arrache sans doute, pour les playoffs. Et pour plusieurs raisons.

La concurrence est très faible à l’Ouest

Il y a un tel écart de niveau entre les deux moitiés de tableau de la Conférence que le top-7 est quasiment acquis : les Lakers, Jazz, Clippers, Nuggets, Mavericks, Rockets et Thunder sont tous bien au-dessus des 50% de victoires. Cinq équipes semblent encore en course pour le dernier strapontin : Spurs, Grizzlies, Blazers, Suns et Pelicans. Il y a trois victoires d’écart entre San Antonio, actuel huitième, et New Orleans, douzième. Un mouchoir de poche. Des formations moyennes qui alternent le bon et le nettement moins bon. Mais leur imperfection fait qu’aucune d’entre elles ne se détache pour l’instant. Et ça, ça fait aussi le jeu de Portland. Ça laisse du temps au collectif de se roder sans payer trop cher le prix des défaites. Du moins encore pour l’instant.

Les Blazers ont Damian Lillard

Le basket est un sport collectif mais ce sont bien les individualités qui font la différence. Et même si les Grizzlies, Suns, Pelicans et Spurs possèdent tous au moins un excellent joueur, aucun n’est du niveau de Damian Lillard. Le meneur All-Star vient de planter 108 points en deux rencontres. Pas forcément bon signe pour son équipe, certes, mais la preuve qu’il attaque fort cette deuxième moitié de la saison. Dans ce lot en ballottage pour la huitième place, seuls les Blazers disposent d’un top-10 player. Lillard donc. En faisant gagner quelques matches par-ci, par-là, la superstar peut mettre les siens sur les bons rails. Ceux des playoffs.

Le renfort de Trevor Ariza

Chaque année c’est la même histoire avec Trevor Ariza. Chaque intersaison, le vétéran signe avec une jeune équipe plus que moyenne en misant sur l’aspect financier. Et au bout de trois mois, il se lasse. Devient l’ombre de lui-même. Puis un transfert le remotive et il se remet à jouer. Les Blazers misent là-dessus et sa performance hier soir (21 points, 4 sur 6 de loin) semble démontrer que le joueur de 34 ans a encore du jus. S’il maintient un bon niveau, c’est une très bonne pioche pour Portland. Il n’a pas besoin du ballon pour exister, ce qui est idéal autour de Lillard et C.J. McCollum. C’est aussi un ailier très adroit de loin et un bon défenseur. Le profil ‘3 and D’ dont avait besoin l’équipe.

Les Blazers ont l’expérience des grosses fins de saison

Pendant deux années de suite, en 2017 et 2018, Stotts et ses ouailles ont démarré en dent de scie avant de finir fort pour finalement se hisser dans le top-8. Contrairement aux Suns, Grizzlies ou Pelicans – des formations inexpérimentées – ils savent gérer cette pression. Les Spurs seront d’ailleurs sans doute leurs concurrents les plus sérieux. Sauf que Portland peut aussi miser sur le retour de ses blessés. C.J. McCollum, d’abord, actuellement touché à la cheville, puis Jusuf Nurkic, qui n’a pas encore joué de la saison. Il s’est déchiré le tendon d’Achille juste avant les playoffs l’an dernier. Ce n’est pas sûr qu’il puisse revenir de suite à un très bon niveau mais ça sera toujours un renfort de plus. Il y aussi Zach Collins, l’ailier-fort titulaire, qui est actuellement à l’infirmerie. Autant d’éléments importants qui peuvent – et vont – faire pencher la balance en faveur des Blazers.

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