« J’ai du mal à imaginer que je ne serai pas sur un terrain pendant 4 mois »

Comme vous le savez peut-être, je vais me faire opérer vendredi de mon épaule. Depuis deux semaines, je recevais de plus en plus de coups dessus. Les coups étaient de plus en plus fréquents et la douleur de plus en plus intense. Et c’est vrai qu’à la fin, t’en as marre, parce qu’à la longue […]

BS bloggerPar BS blogger | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Comme vous le savez peut-être, je vais me faire opérer vendredi de mon épaule. Depuis deux semaines, je recevais de plus en plus de coups dessus. Les coups étaient de plus en plus fréquents et la douleur de plus en plus intense. Et c’est vrai qu’à la fin, t’en as marre, parce qu’à la longue t’as mal ; et je continuais à jouer avec. Et là, dimanche, j’ai pris un écran de Greg Oden. Un bon écran même... Et on va dire que, là, c’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Je suis parti en courant vers le bureau du kiné. C’est la première fois que je pars comme ça en courant, j’étais énervé. J’ai mis un chassé dans le ballon. J’en avais marre de cette épaule. Ca fait sept mois que je suis avec ce problème, ça me gênait de plus en plus depuis les trois derniers mois, et depuis deux semaines, les chocs étaient de plus en plus fréquents et la douleur plus importante. Donc là j’en avais marre. Quand il y a eu ce coup, j’ai su que c’était mort et à deux jours de l’ouverture de la saison... c’est chiant ! Mais je peux pas faire 82 matches comme ça. Même avec toute la volonté du monde, j’aurais pas pu être à 100%. Avec le rôle que j’ai dans cette équipe-là, garder Kobe, LeBron, etc..., à me taper des écrans tous les soirs, continuer, ça aurait été pire qu’autre chose. Donc c’est plus judicieux de me faire opérer maintenant. En fait, au début, je ne voulais pas me faire opérer. Kevin Pritchard nous a rejoint dans le bureau du kiné, on a parlé et il m’a dit «T’es sûr que tu peux vraiment faire la saison comme ça ?» Et moi, j’ai continué à dire oui. J’avais pas envie d’arrêter trois mois au début. Mais bon, je ne peux pas continuer. Ils m’ont dit : «Nous, on ne veut pas que t’arrêtes, mais après ce n’est pas qu’au joueur qu’on parle, mais aussi à toi, à l’homme et c’est ta santé d’abord. On n’a pas envie que t’arrêtes, mais bon...» Même si au début je ne voulais pas me faire opérer, après j’ai changé d’avis après y avoir réfléchi. Faire 82 matches, avec une épaule en moins, avec les objectifs qu’on a, ça ne sert à rien. Et puis si je ne suis pas à 100%, je vais perdre du temps de jeu, je vais perdre de la crédibilité, je vais perdre la confiance du coach, du staff... ça n’aurait pas été bon pour moi. Et ça aurait aggravé ma santé. C’est donc mieux pour moi de me faire opérer. Même si je n’ai pas envie de le faire... Là, j’ai envie de les appeler et de leur dire «Non, c’est bon, c’est mort, je ne me fais pas opérer et je joue demain.» Je meurs d’envie de le faire. Mais arrive un moment où il faut quand même être lucide et judicieux pour la suite de ma carrière. Ca va peut-être me faire rater 5 mois, mais je n’ai pas 30 ans non plus, je n’en ai que 20, ça va. Et à mon âge, j’espère que je pourrais me remettre encore plus vite. Là, je vais en avoir pour trois à cinq mois d’indisponibilité. L’opération a lieu vendredi à Los Angeles. Je vais me faire opérer par le docteur ElAttrache. C’est un spécialiste de l’épaule, l’un des meilleurs aux Etats-Unis et au monde. C’est le médecin officiel de l’équipe de baseball des Los Angeles Dodgers. Et vu les spécificités du baseball, il est calé sur les épaules. C’est lui qui opère 75% des joueurs NBA qui ont des problèmes à l’épaule. Il avait opéré Blake et Aldridge notamment. J’avais déjà vu ce docteur il y a deux semaines quand on avait joué aux Clippers. Il m’avait dit que je devrais me faire opérer mais que si j’arrivais à jouer avec, je pouvais continuer. Mais là, après l’entraînement d’hier, on l’a appelé et il a dit «J’ai une place tous les vendredi, il n’a qu’à venir vendredi.» McMillan, ça le fait chier de ouf. Il est venu après l’entraînement et il m’a dit : «Ca m’énerve parce que t’es une grosse, grosse partie de cette organisation maintenant. C’est toi mon starter à ce poste-là, j’ai confiance en toi. Mais bon si tu dois faire ça, fais-le. Ca m’énerve, mais fais-le quand même. Mais reviens vite ! Parce que comme je te l’ai dit je veux te voir avec Brandon sur le terrain, je veux te voir tous les soirs sur le terrain. Mais là, tu vas beaucoup nous manquer.» Ca faisait quand même vraiment plaisir qu’il me dise ça. Donc voilà, le 5 officiel sera Blake, Roy, Webster, Aldridge et Oden. Ce matin, McMillan m’a parlé dans son bureau, il m’a dit : «Quand tu reviens, il faut que tu sois prêt, parce que je vais te remettre dans le 5 à ton retour.» Ca aussi, ça m’a fait plaisir de l’entendre. Personnellement, là, ça va, mais j’ai du mal à imaginer que je ne serai pas sur un terrain pendant trois, quatre mois. Ce matin, j’étais à l’entraînement, je suis resté sur le côté et je n’ai rien fait. Et voilà, c’est ce qu’il va se passer pendant trois mois minimum. Et put..., c’est chaud ! C’est dur de se dire que je vais être pendant trois mois en costard sur le banc... Pendant les prochaines semaines, je ne vais pas rien faire non plus, mais je ne vais pouvoir que travailler les jambes, faire des abdos et dorsaux. Je vais faire du renforcement de la chaîne postérieure et abdominale. Pour l’instant, je n’ai pas encore eu le temps d’aborder ce programme, car on parle plus de l’opération, mais en gros c’est tout ce que je vais pouvoir faire dans les jours qui viennent.
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