Chris Andersen : « J’ai encore quatre ans sous le capot »

On a échangé quelques mots avec Chris Andersen avant le match de Noël, entre le Miami Heat et les Los Angeles Lakers.

Edwin MalboeufPar Edwin Malboeuf  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Interview
Chris Andersen : « J’ai encore quatre ans sous le capot »
« Tu veux me parler de Noël ou de basket ? »
L’efficacité a toujours été le point fort de Chris Andersen* depuis son arrivée dans la ligue. Cette qualité, il semble la posséder en dehors du terrain également. Lorsqu’il répond aux questions, il est franc, va droit au but. Les maillots avec manches du réveillon ?
« Je déteste. Je déteste ! »
Pas de langue de bois au menu pour l’ex-banni de la NBA. D’ailleurs, si LeBron James pestait de ne pas passer Noël auprès des siens, lui semble peu porté par l’évènement. En tant que double champion en titre, méritent-ils vraiment de devoir jouer le match de Noël à domicile ?
« Je ne sais pas. Est-ce que nous méritons de jouer à domicile pour Noël ? », répète-t-il l’air dubitatif. « Qui suis-je pour parler de ça ? De toute façon, je n'ai rien fait hier. »
Et la récente querelle entre LBJ et Mario Chalmers sur le banc du Heat ?
« Cela nous concerne, ce ne sont pas tes affaires. »
Circulez, y’a rien à voir. Il est vrai que cet incident a pu étonner car on peut sentir une réelle camaraderie dans le vestiaire du double champion en titre avant la rencontre face aux Lakers. Et Andersen n’y est pas étranger. A 35 ans, le Birdman s’est inspiré du phénix, renaissant de ses cendres après son éviction des Denver Nuggets via l’amnesty clause en juin 2012. L’iroquois, tatoué à 75%, a rempli toutes les cases vides à son arrivée en Floride. Et on ne peut l’imaginer voguer sous d’autres cieux tant il s’est rendu indispensable dans le système d’Erik Spoelstra. Néanmoins il sera free agent à la fin de la saison. Alors quand on lui demande ses plans pour cet été et le futur, il s’esclaffe.
« Tu ne peux pas mettre ça dans ton papier, dit-il en rigolant, les joueurs n’étant pas autorisés à évoquer leur intersaison. -          Mais c’est pour un site français, tu n’auras pas d’ennui… -          Ah, c’est pour un site français. Hum… Je n’ai rien prévu. Je ne jouerai pas au basket cet été, je ne ferai rien, confie-t-il sur un ton ironique. -          La retraite alors si tu gagnes une deuxième bague ? -          Quoi ? Pas du tout mon pote, j’ai encore quatre ans sous le capot. -          Du coup, te vois-tu finir ta carrière ici ? -          Pour le moment, je vis au jour le jour, en prenant les matches les uns après les autres. Donc je n’ai pas encore vraiment pensé à cela. Je suis concentré sur ce titre que je convoite pour le moment. J’y songerai plus tard. »
D'après ces déclarations, le garçon d’origine danoise né à Long Beach et élevé dans le Texas pourrait jouer jusqu’à 39 ans. Et à le voir sur un parquet actuellement, on le croit sans sourciller. Il avoue « laisser son corps au repos l’été, y aller doucement pour pouvoir continuer à jouer ». C’est très certainement la bonne méthode pour lui car il tient à son âge une forme olympique qu’on ne se prive pas de lui faire remarquer.
« Merci mec, j’apprécie ! - Est-il difficile de se remettre au travail quand on vient d’accomplir son objectif majeur à 35 ans, à savoir gagner un titre ? - Je ne pense pas du tout à mon âge. Je suis simplement quelqu’un qui joue dur. C’est ce que je fais. »
L’ombre du Birdman planera donc encore quelques temps sur la NBA. Et c’est tant mieux car cet oiseau-là est rare. Vous pouvez bien l’abattre en plein vol, il battra des ailes jusqu’à s’envoler à nouveau. Comme lorsqu’il se plaçait second meilleur contreur de la ligue en 2009 après deux saisons éloignées des salles NBA.   * (stats en carrière sur 36 minutes, 11 points, 10 rebonds et 3,1 contres de moyenne).
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