Chris Tang, le Jeremy Lin du futur ?

Jeremy Lin a prouvé que l'Asie pouvait fournir autre chose que des potentiels de grande taille et le prospect Chris Tang espère bien confirmer cette tendance.

Syra SyllaPar Syra Sylla | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
La nuit dernière, Jeremy Lin retrouvait le Madison Square Garden avec émotion un an après y avoir fait ses débuts. Une rencontre qui marquait la fin du chapitre Linsanity, cette période folle durant laquelle l’Amériano-asiatique a enflammé toute la Big Apple. En high-school, on est déjà à la recherche du nouveau Jeremy Lin et un lycée de Virginia pourrait bien avoir déniché cette pépite il y a quelques années. Chris Tang, 15 ans, pensionnaire de la Oak Hill Academy. Le jeune meneur était l’attraction de Boo Williams en AAU et tournait à 17 pts, 4,8 rbds et 3,8 pds en moyenne avec Hampton Roads Academy il y a deux ans. L’année dernière, du haut de son mètre 90, Tang a aligné plus 20 pts de moyenne. En janvier, le meneur a inscrit 41 pts dans la défaite de son équipe contre Warrenton. 10 jours plus tard, il en plantait 42 (à 18/21) face à Bishop Sullivan Catholic. A cette période, Jeremy Lin n’est pas encore sorti de son trou. Mais un mois plus tard, le 4 février exactement, l’ancien meneur des Knicks plantait 25 pts, 5 rbds et 7 pds face aux Nets de Deron Williams. Et depuis ce jour, Tang ne peut plus voir son nom dans la presse sans que celui de Lin y soit associé. Nombreux sont ceux qui ont grandi avec Michael Jordan, Kobe Bryant ou LeBron James comme modèle. Pour Tang, comme pour une grande majorité de chinois, ce sont Yao Ming et les Rockets qui ont servi d’inspiration.
« Je regardais du basket tous les jours, comme si c’était mon travail », a-t-il raconté à nos confrères de Grantland.   « Quand je sortais de l’école, j’allais directement regarder les Rockets sur Internet. Mon père avait l’habitude de s’énerver car je manquais parfois le dîner pour regarder le dernier quart-temps d’un match, je ne pouvais pas arrêter. C’est dingue à quel point j’adorais regarder ces gars jouer. »
Originaire de Chine, Tang Zihao, qui a adopté le prénom Chris en hommage à Chris Paul, vit aux Etats-Unis depuis trois ans maintenant. Débarqué au pays de l’Oncle Sam dans le but de faire du basket son métier, le kid, déjà très talentueux, a d’abord intégré l’American Christian Academy dans l’Alabama où il est vite devenu le meilleur joueur.
« Je n’ai jamais vu un joueur de son âge avec une telle éthique de travail. On avait des jours de repos mais Chris venait et me disait ‘Pas de day off Coach’ », raconte son premier coach Greg Crowe.
La suite, c’est Hampton Roads Academy puis Oak Hill que Tang a rejoint cet été. Oak Hill, cette usine à prospects qui a vu passer Rajon Rondo, Michael Beasley, Carmelo Anthony, Josh Smith, Ty Lawson, Brandon Jennings et Kevin Durant, entre autres. En 2014, le meneur chinois devra choisir entre les nombreuses facs qui ont déjà fait de lui leur cible principale. Maryland, Virginia et Virginia Tech sont sur le coup. Doté d’une vraie vision de jeu et d’une tenue de balle correcte, Tang a également un shoot qui lui permet d’être un vrai danger pour les défenses adverses. A l’aise au drive, le jeune meneur est capable d'alterner percussion et shoot et son physique avantageux à son poste et pour son âge font de lui un vrai potentiel. De là à en faire le nouveau Jeremy Lin ? Si la comparaison avec Lin est flatteuse, Tang a sa propre idée du joueur qu'il veut devenir :
« J’aurais aimé qu’on m’appelle Dwyane Wade. Je veux jouer comme Wade. Un arrière athlétique qui peut aller au cercle. »
Mais un joueur d’origine asiatique vivant aux USA, quoi de plus facile que de l'assimiler à Jeremy Lin. Le meneur des Rockets a eu sa dose avec Yao Ming à l’époque, mais aujourd’hui Yao s’est retiré du circuit et Lin est devenu la nouvelle référence asiatique.
« Quand j’étais eu lycée, tout le monde m’appelait Yao Ming. A chaque fois que j’allais sur le terrain, j’entendais ‘Yao’ », raconte Lin.   « Si les gens l’appellent Jeremy Lin ou autrement, il doit juste jouer plus dur et être meilleur. Il doit faire en sorte que, quand le match est fini, ils ne puissent rien dire qui n’a pas de rapport avec son match. »
Plus facile à dire qu’à faire. Et le penchant de Tang pour Harvard ne va pas arranger les choses. Ça fait même de lui, en plus de son histoire et de son style, le parfait candidat au poste d’héritier de la Linsanity. Mais la route est encore longue devant lui...   [youtube]http://www.youtube.com/watch?v=qsXMUorVC6o[/youtube] [youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Q3JZkNj2xXo[/youtube] [youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Xe8O1KEAyp0[/youtube]
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