Le Jazz vit et (surtout) meurt avec Donovan Mitchell

Donovan Mitchell était – injustement – le seul vrai espoir de l’Utah Jazz. Mais il n’est pas encore prêt à les mener plus haut. Bientôt ?

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié

Et voilà que l’Utah Jazz est sorti par la petite porte, éliminé au premier tour des playoffs. Un round plus tôt que l’an dernier mais contre le même adversaire, les Houston Rockets, et au même tarif, 4-1. Avec encore une fois un Donovan Mitchell valeureux, débrouillard mais finalement bien limité par la défense texane. Et c’est ce qui fait la différence. Voilà deux ans que le jeune homme est en NBA et voilà deux ans qu’il a la lourde responsabilité de mener son équipe le plus loin possible. Le collectif de Quin Snyder est fort. Mais, paradoxalement, il est tout de même l’élément central qui fait la pluie et le beau temps à Salt Lake City.

Nous en avions fait le constat dès le Game 1, largement perdu. Le Jazz vit, et meurt, avec son arrière. Et il a été plus souvent enterré que retentissant sur cette série. Nouvel exemple hier soir. Il a été limité à 12 petits points avec un vilain 4 sur 22 aux tirs. Impossible pour Utah de gagner dans ces conditions – même si le match a été serré jusqu’au bout !

Quand James Harden s’est troué complètement (3 sur 20), les Rockets l’ont tout de même emporté. Ce n’est pas le cas pour le Jazz quand Donovan Mitchell se plante. C’est une responsabilité injuste vu son âge et son expérience. Mais c’est la réalité actuelle.

« Sur plein d’aspect, on va aussi loin que ce que Donovan peut nous emmener. Je ne dirai pas que c’est un fardeau mais c’est une responsabilité qu’il a assumé de nombreuses fois », témoigne Quin Snyder.

Excellent lors du premier tour des playoffs en 2018, Mitchell avait porté son équipe au second round. Sa perte de vitesse avait eu pour conséquence l’élimination express d’Utah. Même constat cette saison. Il fallait qu’il marque au moins 30 points pour que sa formation ait une chance. Il l’a fait sur le Game 3, et c’est le seul que le Jazz a perdu de moins de cinq points. Et il avait même manqué un tir ouvert pour arracher l’OT. Il a finalement fait encore plus fort le match suivant. Nécessaire pour gagner. Ce n’est pas à charge. Donovan Mitchell a 22 ans. On lui en demande beaucoup, mais on ne le juge pas pour ses échecs ou ceux de son équipe. Pas encore.

« Dame [Lillard] disait hier qu’il n’y a pas de réussite sans échec. Et vous n’avez pas de succès sans traverser des épreuves. Je peux vous dire que je suis en colère. Et que je vais devenir meilleur », promet l’intéressé.

Il prend toujours très à cœur les défaites. Il ne se cache pas. Ce garçon a envie d’apprendre. De progresser. Et on est prêt à parier qu’il va continuer à le faire. S’il passe un cap, le Jazz le fera aussi. Mais en attendant, c’est aussi aux dirigeants de trouver un autre joueur capable de faire la différence pour que tout le poids ne repose pas uniquement sur ses jeunes épaules.

Atlantic
Central
Southeast
Pacific
Southwest
Northwest