Draymond Green pense que le timing de sa draft l’a aidé

BasketSessionPar BasketSession Publié

Draymond Green sait qu'il n'aurait pas pu être le même joueur s'il était arrivé aux Warriors en pleine dynastie.

Draymond Green sait à quel point le timing est essentiel dans le basket. Il suffit de le voir évoluer en défense pour s’en rendre compte. Mais s’il est capable de le maîtriser sur le terrain, dans le jeu, c’est en revanche plus compliqué de le contrôler à l’échelle d’une carrière. Et là, l’intérieur des Golden State Warriors sait qu’il a eu beaucoup de chance. Et qu’il s’est retrouvé dans la situation parfaite en étant drafté par les Warriors en 2012.

En arrivant dans une équipe qui sortait d’une saison à 23 victoires, l’ancien de Michigan State a eu le temps de se développer tranquillement. Et il sait que ça n’aurait pas été le cas s’il avait débarqué en pleine « dynastie ». C’est ce que relate l’assistant GM de la franchise, Kirk Lacob, pour ESPN :

« J’ai une conversation avec Draymond à ce sujet juste après notre saison. Il disait ‘Je n’aurais pas été le joueur que je suis aujourd’hui si j’étais arrivé dans cette équipe des Warriors il y a trois ans’. Il dit ‘Quand je suis arrivé ici, nous étions une équipe complètement différente. On m’a donné une chance et j’ai beaucoup échoué. J’ai été nul ma première année. Ma deuxième année était OK. Ma troisième année, j’ai eu une opportunité. C’est dur pour les jeunes à qui on ne donne pas cette opportunité parce que nous avons des gars qui sont là depuis longtemps et qui ont des rôles établis. Il n’y a tout simplement pas d’opportunité de progresser. »

Lors de sa saison rookie, Draymond Green a joué 79 matches, pour 13,4 minutes en moyenne. Il jouait notamment derrière David Lee ou encore Carl Landry. Bien à l’abri, il a pu apprendre et, comme il le dit, commettre pas mal d’erreurs. Il tournait à 2,9 pts et 3,3 rbds. Ses premières saisons ont pu lui permettre de devenir tranquillement le joueur qu’il est maintenant.

Jacob Evans, qui n’a joué que 204 petites minutes la saison passée en 30 apparitions, n’a par exemple pas pu bénéficier de l’expérience qu’a eue Draymond Green. Mais le départ de Kevin Durant et la blessure de Klay Thompson sont peut-être un mal pour un bien. Il aura sans doute du temps de jeu et l’opportunité d’apprendre et de se développer. Tout comme les trois draftés 2019 - Jordan Poole, Eric Paschal et Alen Smailagic. Si la saison risque d’être plus dure que les précédentes pour les Golden State Warriors, elle pourrait ainsi constituer un investissement payant à long terme.