Les gagnants et les perdants de la Free Agency 2018

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Retour sur cet été assez fou en NBA avec un point sur les gagnants et les perdants de la Free Agency des Los Angeles Lakers aux Houston Rockets.

Free Agency NBA 2018 : Les gagnants et perdants

PERDANTS : HOUSTON ROCKETS

Il y a deux mois, Houston rendait les armes au bout d’une septième manche épique perdue contre Golden State, futur champion. Avec une rengaine rabâchée depuis : les Rockets étaient à une blessure de Chris Paul de gagner un titre NBA. Parce oui, les Texans, orphelins de leur maestro lors des matches 6 et 7 de la série, formaient peut-être la meilleure équipe du championnat. Ils ont terminé en tête de la saison régulière sous l’impulsion du futur MVP (enfin !) James Harden. Puis ils ont poussé les Warriors dans leurs derniers retranchements en finales de Conférence.

Il y avait de la matière pour construire là-dessus, non ? Tu parles. Le projet se casse déjà la gueule. LeBron James, convoité, espéré et même pressenti, a complètement ignoré l’organisation. Ce n’était que le début des problèmes. Les Rockets peuvent faire sans le King. En revanche, laisser filer Trevor Ariza est déjà un plus gros coup dur. L’ailier était le ciment du cinq majeur avec son rôle important des deux côtés du terrain. Il a préféré se faire la malle dans l’Arizona, à Phoenix, que de rester à bord du navire.

Insistons : Houston a vraiment perdu une pièce maîtresse. Luc Mbah a Moute, un autre facteur des progrès défensifs (ô combien importants) de l’équipe, s’est lui aussi barré un peu plus tard. Direction les Clippers. Deux joueurs clés remplacés par… Carmelo Anthony.

Alors, OK, sur le point du talent pur, Melo est au-dessus. Mais en termes de cohésion, c’est catastrophique. Anthony vient prendre la place d’Ariza tout en sachant qu’il défend moins bien et que ses aptitudes offensives supérieures ne compensent probablement pas les points qu’il concède à l’adversaire. Il était un boulet pour le Thunder et Billy Donovan a carrément été obligé de le laisser sur le banc – au profit du jeune Jerami Grant – lors des fins de match en playoffs !

L’ancien All-Star est désormais un joueur de devoir mais les Rockets vont lui offrir un rôle de troisième option offensive qui ne colle plus à son niveau de jeu. C’est juste une nouvelle arme sur isolation avec un jeu de plus en plus stéréotypé. Mike D’Antoni va s’arracher les cheveux à force de renier ses propres principes. Ah oui, aussi : Ariza était plus adroit que Melo à trois-points la saison dernière.

Pendant ce temps-là, les autres équipes de l’Ouest se renforce. Houston semble redescendu dans le deuxième tiers à l’Ouest – les Warriors étant désormais à nouveau seuls dans leur propre monde – et c’est déjà une sacrée défaite en soi. Seul point positif, la prolongation de Clint Capela pour un salaire correct vu son talent et le prix de ses concurrents.

GAGNANTS : INDIANA PACERS

Tyreke Evans, Doug McDermott et Kyle O’Quinn : trois recrues assez jeunes pour renforcer le banc. Les Pacers sont sortis de justesse au premier tour l’an dernier et ils sont armés pour jouer les outsiders au sein de la Conférence Est cette saison.

GAGNANT : LA CLASSE 2019

Le Cap devrait à nouveau augmenter en 2019 et environ 200 joueurs seront sur le marché. Dont un paquet de stars comme Kyrie Irving, Kemba Walker, Jimmy Butler, Klay Thompson, Kevin Durant et bien d’autres encore. L’été sera très, très, très chaud. Surtout, les franchises auront pour le coup à nouveau des dollars à dépenser. Il y en a qui vont se régaler.

GAGNANTS : GOLDEN STATE WARRIORS

Posons-le comme ça : les Warriors ont transformé JaVale McGee et Zaza Pachulia en DeMarcus Cousins. Chaud. Lourd. La décision du pivot a choqué tout le monde, au point d’éclipser l’annonce de la signature de LeBron James aux Los Angeles Lakers. DMC a opté pour la gagne. Il a choisi de brusquer le peuple basket en ne bouleversant pas l’ordre établi mais en le renforçant… car c’est désormais un cinq composé à 100% de joueurs All-Star que les Dubs vont aligner l’an prochain.

Reste à voir si la mayonnaise prend et s’il se remet bien de sa sévère blessure au tendon d’Achille. Il ne jouera peut-être pas plus de 20-25 minutes en playoffs, le temps de jeu désormais réservé aux intérieurs traditionnels à ce stade de la compétition. Mais peu importe. Steph Curry, Kevin Durant et leurs acolytes n’ont de toute façon pas besoin de lui pour gagner. C’est ça le plus dingue. Avec le fait qu’ils l’ont signé au minimum après avoir été contacté par Cousins, vexé de ne pas avoir été convoité cet été. Ça aussi, c’est fou.

Deux cerises sur le gâteau : d’abord la signature de Jonas Jerebko – 41% de réussite à trois-points la saison dernière. Puis évidemment l’affaiblissement notoire des deux principaux concurrents de Golden State. Cleveland a perdu l’élu. Houston a lâché des cadres. La voie vers le titre est royale.

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