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Antetokounmpo, c’est de plus en plus chaud

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Encore en démonstration cette nuit contre les Los Angeles Clippers, Giannis Antetokounmpo est plus fort que la saison dernière.

C’était censé être une affiche entre les Los Angeles Clippers et les Milwaukee Bucks. Deux des principaux favoris pour le titre cette saison. Peut-être même la meilleure équipe de chaque Conférence. Avec un duel entre Kawhi Leonard et Giannis Antetokounmpo. Les deux basketteurs les plus forts de la basket en ce moment. Deux candidats au MVP. Leonard a séché la rencontre mais le « Greek Freak » était bel et bien là. Omniprésent même. Et ses 38 points, 16 rebonds et 9 passes ont mené son équipe à la victoire au terme d’un match plaisant et serré jusqu’au bout malgré les absents (129-124).

Sans Leonard pour lui rendre les coups, Antetokounmpo a fait la différence en inscrivant 13 points dans le quatrième quart temps. C’est notamment lui qui n’a pas, enfin pas trop, tremblé sur la ligne des lancers-francs dans les derniers instants. Maintenant ainsi un avantage de deux possessions pour les Bucks.

« Il a été fabuleux dans le quatrième quart », affirmait Mike Budenholzer. Le coach adverse, Doc Rivers avait lui aussi quelques louanges à propos de la superstar de Milwaukee : « c’est une bête. »

Giannis Antetokounmpo, un attaquant de plus en plus fort

Rarement enflammé par ses propres performances, le MVP en titre se contentait de rappeler qu’il pouvait être « plus fort encore. » Et c’est terrifiant. Surtout qu’il a sans doute raison. Les drives vers le cercle constituent toujours le socle de son jeu. Il prend la balle et fonce vers le panier. Son dribble n’est pas aussi fluide que celui de Kevin Durant, un autre géant agile, mais le Grec a un profil plus bestial. Il y va en force et en longueur, avec des jambes démesurée et un « footwork » qui lui permet de contourner ses défenseurs. Ses tentacules qui lui servent de bas lui permettent de finir avec du touché. Ça a toujours été sa première arme. Sauf qu’il est encore plus efficace – et donc meurtrier – qu’avant dans son domaine de prédilection. Giannis Antetokounmpo est devenu inarrêtable, vraiment inarrêtable, dans la zone la plus proche de l’arceau. Il y converti 81% de ses tentatives contre 73% l’an dernier – seuls Jabari Parker et Dwight Howard font mieux avec en nettement moins de tirs. C’était déjà très fort. C’est devenu insolent.

La réaction logique de la défense est de reculer quand il a la balle au-delà de la ligne à trois-points. Même si ça ne marche pas à tous les coups puisque ça lui permet de prendre de l’espace pour se lancer. Il arrive souvent à reprendre l’avantage et à dépasser son vis-à-vis même en partant avec des mètres à combler. Mais quand son défenseur direct décidé de le laisser libre de tout marquage, il n’hésite pas à dégainer. Angelo Tsagarakis avait déjà évoqué ce point dans sa première tribune il y a quelques jours. Hier soir, quand les Clippers l’ont incité à tirer, il a puni. Il a même terminé avec 4 paniers primés – en 7 tentatives – un record personnel égalé. Ce sont pour l’instant des coups d’éclat ponctuels. Son pourcentage reste assez faible (26% derrière l’arc). Mais la mécanique semble plus fluide et il y a donc l’espoir de le voir approcher un jour la barre des 33 ou 35%.

Objectif finales NBA 2020

Ça c’est pour l’attaque mais son impact ne se limite pas à un seul côté du panier. Hier soir encore, on l’a vu défendre sur Lou Williams en toute fin de rencontre. Bien sur ses appuis, vifs et mobiles, il l’a empêché de prendre un tir alors que le joker offensif de L.A. était  bouillant. Il a aussi bloqué la dernière tentative à trois-points des Clippers. Il est d’ailleurs un candidat au trophée de DPOY en plus de l’être pour le MVP. C’est même peut-être le grand favori (avec LeBron James) à sa propre succession maintenant que Stephen Curry est hors course. Au final, c’est dans la lignée de ce qu’il fait depuis son arrivée en NBA. Chaque année, Giannis Antetokounmpo a ajouté des petits éléments à son jeu. Et il n’y a pas de raison qu’il s’arrête de progresser à seulement 24 an – il fêtera ses 25 bougies le 6 décembre prochain. Maintenant, pour confirmer et vraiment franchir un cap, il faut que cette évolution constante lui ouvre les portes des finales NBA en juin prochain.