Cinq raisons de préférer Kris Dunn à Ricky Rubio

En draftant un meneur de jeu prometteur, Kris Dunn, en juin dernier, les Minnesota Timberwolves ont mis la pression sur Ricky Rubio. Alors, qui sera dans le cinq ?

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Cinq raisons de préférer Kris Dunn à Ricky Rubio
Notre collègue Shai Mamou a eu la chance de pouvoir tester NBA 2K à Paris la semaine dernière et il nous a rapporté une information intéressante au sujet des Minnesota Timberwolves : dans le jeu, Kris Dunn est directement introduit dans le cinq majeur à la place de Ricky Rubio, pourtant titulaire du poste -- enfin, quand il n'est pas blessé -- depuis son arrivée en NBA. Alors OK, la hype est forte autour du jeune meneur drafté en cinquième position en juin dernier. Mais peut-il reléguer sur le banc, et ce dès sa saison rookie, un gestionnaire expérimenté qui culmine à 8,3 passes (mais aussi 36% aux tirs...) depuis le début de sa carrière ? La réalité dépasse souvent la fiction et nous avons listé quelques raisons -- parfaitement objectives -- de croire plus en Dunn qu'en Rubio

Parce qu'il n'est pas espagnol

Raison la plus importante. La très célèbre "haine" française envers les Espagnols. Ils ont battu combien de fois les Bleus depuis 2009 déjà ?

Parce qu'il a une histoire complètement folle

[superquote pos="d"]Enfant livré à lui-même avec une mère en prison... [/superquote]Nous avons détaillé les obstacles dingues surmontés par Kris Dunn pour se frayer une route jusqu'en NBA dans notre dernier numéro REVERSE. Si les histoires incroyables sont légions dans la ligue, celle du jeune homme diplômé de Providence est peut-être la plus émouvante. Il a passé une partie de son enfance à se débrouiller seul, avec son frère à peine adolescent, quand sa mère était en prison et son père absent. Il a lutté pour sa survie -- littéralement. Un parcours hors du commun qui lui vaut sympathie et respect, notamment auprès de ses pairs. Il a terminé en tête de cinq catégories différentes au fameux sondage d'avant saison réalisé par NBA.COM auprès des rookies. Ses camarades de promotion croient en lui et veulent le voir réussir. Nous aussi.

Parce que les Minnesota Timberwolves peuvent viser le Three-Peat

[caption id="attachment_303727" align="alignleft" width="318"] Les deux derniers ROY.[/caption] Andrew Wiggins en 2015, Karl-Anthony Towns en 2016 et... Kris Dunn en 2016 ? La franchise de Minneapolis a ramené les deux derniers trophées de Rookie Of The Year dans le grand nord à la force du poignet de ses deux first picks. Dunn n'est peut-être pas la principale tête d'affiche de sa cuvée mais il est considéré comme le joueur le plus "NBA Ready" par les scouts en raison de sa taille, de ses qualités athlétiques mais aussi de son cursus complet à l'université. Il a déjà de l'expérience et il est prêt, au moins physiquement, à se mesurer à des adultes. Ce qui n'est probablement pas le cas de tous ses camarades. Il va lui aussi devoir s'adapter aux exigences beaucoup plus importantes de la NBA, notamment tactiquement. Mais il part déjà avec un avantage. Il lui faudra évidemment un temps de jeu important et des opportunités de briller pour remporter le ROY. D'où l'idée de le laisser dans le cinq. Histoire de remporter une autre distinction. Il sera certainement en bonne position pour décrocher la palme s'il culmine à 15 points et 5 passes par match dans la peau d'un titulaire. Néanmoins, les Wolves ont pour objectif de jouer les playoffs, pas de cumuler les récompenses individuelles.

Parce que Tom Thibodeau aime les meneurs slasheurs

Rubio et Dunn, deux profils complètement différents. Le premier est l'un des meilleurs défenseurs à son poste et c'est un génie du basket. Il a de la vista. C'est l'un des meilleurs passeurs de la ligue. En revanche, c'est un si piètre shooteur que les adversaires n'hésitent pas à l'ignorer complètement en défense. Le second est plus athlétique. Il est capable de driver jusqu'au cercle et de finir au dunk. C'est aussi un shooteur en progression année après année. Il sera rapidement une menace plus importante que son coéquipier espagnol derrière l'arc. Mais c'est aussi un excellent défenseur. Sa fierté le pousse à se donner à fond des deux côtés du parquet et c'est exactement l'attitude recherchée par Tom Thibodeau, un coach qui a toujours donné de l'amour, des cris et donc du temps de jeu aux joueurs qui se défonçaient sur le terrain lors de ses années passées à la tête des Chicago Bulls. Il a aussi souvent aligné des meneurs plus scoreurs que passeurs -- volontairement ou non ? -- avec Derrick Rose, Nate Robinson, C.J. Watson, John Lucas III, D.J. Augustin... Dunn est donc susceptible de bien s'y retrouver dans les systèmes de jeu du coach à la voix la plus rauque de la ligue. http://www.dailymotion.com/video/x4t0wrp

Parce que les Wolves ont un potentiel Big Four

[caption id="attachment_303729" align="alignleft" width="318"] L'équipe du futur.[/caption] Bon OK, il faut voir loin. Mais Karl-Anthony Towns a le potentiel d'un top 10 NBA Player baby. Il est sans doute même déjà dans le top 30 -- voire même mieux selon les analystes US les plus optimistes dont le très sérieux Zach Lowe. Il va être monstrueux cette saison. Et ce des deux côtés du parquet. Andrew Wiggins est lui aussi un jeune joueur très talentueux. Il est lui aussi capable de s'affirmer comme un très bon élément en attaque comme en défense et si sa nonchalance lui vaut parfois des critiques, le gamin a suffisamment de skills pour s'affirmer comme la meilleure deuxième option de la ligue dans trois ou quatre ans. [superquote pos="d"]Un joueur des Wolves vont-ils gagner le ROY pour la troisième année de suite ? [/superquote]On ne sera pas aussi catégorique sur Zach LaVine mais le garçon semble quand même être plus qu'un simple dunkeur (14 points de moyenne l'an passé) et il sera certainement bien plus à l'aise maintenant que les coaches des Wolves sont décidés à le faire jouer arrière et non meneur. Kris Dunn est peut-être le quatrième larron. Ses quatre gars ont du talent et ils sont tous sous contrat rookie. Ils peuvent rester au moins sept ans (!) à Minneapolis. Les Wolves ont définitivement l'équipe du futur. Un futur pas si lointain d'ailleurs. Le verdict pour les Minnesota Timberwolves ? La franchise se veut très ambitieuse dès cette saison et l'expérience de Ricky Rubio, de même que sa défense ou sa qualité de passe, restent des atouts trop importants pour que Thibodeau se décidé à le laisser sur le banc dès le coup d'envoi de la saison. D'autant que son faible apport au scoring le rendrait moins efficace dans un rôle de leader de la deuxième unité. Un rôle qui pourrait d'abord être confié à Kris Dunn. Le rookie est présenté comme un meilleur shooteur mais le tir extérieur n'a jamais été son point fort et il va devoir s'adapter à la distance NBA. S'il brille en sortie de banc, il aura peut-être des chances de sortir rapidement l'Espagnol du cinq majeur, quitte à ce que les Wolves profite de la valeur de Rubio pour négocier un transfert avant la deadline. Ricky Rubio en bref :  Meneur de jeu / 25 ans / 1,93 mètre et 87 kilos / statistiques 2015-2016 : 10,1 points à 37% aux tirs et 32% à trois-points, 4,3 rebonds, 8,7 passes et 2,1 steals en 30 minutes Net Rating : +1,1, PER : 17,64 Kris Dunn en bref :  Meneur de jeu / 22 ans / 1,91 mètre et 93 kilos / statistiques 2015-2016 (NCAA) : 16,4 points à 44% aux tirs et 37% à trois-points, 5,3 rebonds, 6,2 passes et 2,5 steals en 33 minutes  
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