La gestion d’Hayward serait à l’origine des problèmes des Celtics

BasketSessionPar BasketSession Publié

La manière dont Brad Stevens a protégé Gordon Hayward en début de saison n’aurait pas plu aux autres membres du groupe des Boston Celtics.

Sur le papier, les Boston Celtics avaient assez d’atouts pour aller très, très loin cette saison. Peut-être même pour viser le titre. Mais des noms ne suffisent pas à ramener une bague. L’alchimie n’a jamais vraiment prise et aujourd’hui c’est le groupe entier qui part en lambeaux. Kyrie Irving aurait carrément pris ses distances avec la franchise et s’apprêterait à signer ailleurs, vraisemblablement aux Brooklyn Nets. Al Horford aurait lui aussi des envies de départ. Et Terry Rozier n’a pas hésité à vider son sac juste après l’élimination de son équipe au second tour des playoffs. Alors pourquoi ce grand bordel ? Visiblement, ça commence avec Gordon Hayward et Brad Stevens.

Jackie MacMullan, insider ESPN, référence absolue sur les Boston Celtics, explique. Selon elle, la manière dont Stevens a poussé pour remettre Hayward en confiance en lui donnant des ballons et en le laissant dans le cinq malgré le fait que ce dernier n’était clairement pas prêt après sa grave blessure à la cheville un an auparavant. Une attention peut-être perçue comme un traitement de faveur par d’autres joueurs des Celtics.

« C’est embêtant de mettre ça sur le dos d’Hayward parce qu’il revenait de blessure et qu’il faisait de son mieux mais je pense que c’est là que tout a commencé. Ils ont forcé ses coéquipiers à le gaver de ballons. Brad voulait que Gordon retrouve sa confiance. Je pense qu’il l’aurait fait pour n’importe quel autre joueur qui revient d’une grave blessure. Il a continué à laisser le bénéfice du doute encore et encore à un joueur qui n’était pas prêt, à un joueur qu’il connait bien et ça a agacé le vestiaire. Je pense que les joueurs ont tiré des conclusions injustes mais ça n’a pas d’importance. S’ils estiment que c’est vrai, alors ça le devient. »

Gordon Hayward avait un peu le rôle du chouchou du professeur. Il faut dire qu’il connait Brad Stevens depuis longtemps vu que c’était déjà son coach en NCAA. L’entraîneur sait que l’ailier All-Star peut parfois se montrer fragile mentalement. Il avait besoin de rapidement retrouver sa confiance. Il a tout fait pour. Mais ça n’a pas marché et ça a joué sur le groupe. Sacrée ambiance.