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Alors, LeBron, séduit par les jeunes Lakers ou pas ?

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

A l’heure où les spéculations autour de sa prochaine destination battent leur plein, LeBron James a pu jauger de près la qualité de l’effectif des Los Angeles Lakers.

Il y a comme un mythe autour de LeBron James et des Los Angeles Lakers. Une force d’attraction abstraite qui ramène inévitablement les deux parties dans les mêmes discussions à chaque fois que le King a la possibilité de se trouver un nouveau royaume. Ce n’est pas juste récent. Les rapprochements entre le quadruple MVP et l’organisation légendaire ne datent pas des dernières finales NBA, quand les journalistes de The Ringer furent les premiers à évoquer un possible intérêt du joueur pour la vie en Californie. En réalité, de telles rumeurs existent depuis le début de carrière du digne descendant de Magic Johnson.

Déjà, en 2010, le fantasme de le voir débarquer à L.A. faisait rêver les supporteurs hollywoodiens. Il n’y avait simplement pas autant de réseaux sociaux à l’époque. Les Lakers s’étaient encore une fois positionnés en 2014. Sans succès. La franchise n’était pas prête. L’est-elle vraiment aujourd’hui ? Rien n’est moins sûr. Quelques heures avant le premier duel entre Cleveland et Los Angeles, des grands sceaux d’eau étaient jetés sur les hypothèses les plus chaudes : LeBron James ne serait pas tant intéressé par la situation actuelle des Angelenos.

Logique. Le triple champion NBA court après de nouvelles bagues. Et pour battre les Golden State Warriors, ce n’est pas une excellente équipe qu’il faut aligner sur le parquet. C’est une armada historique. Les Lakers ont été assez malins et visionnaires en se garantissant une belle marge de manœuvre lors de la prochaine intersaison. Ils ont suffisamment d’espace sous le Cap pour signer James. Mais pas seulement. Une ou deux autres superstars sont susceptibles de débouler. Paul George est d’ailleurs fortement pressenti. Avoir au moins trois joueurs majeurs, c’est devenu une obligation. En tout cas pour jouer le titre. Avec leur quatre All-Stars, les Warriors ne tomberont pas contre une formation lambda.

Si jamais le prodige d’Akron prenait la direction du sud de la Californie, avec deux lieutenants de luxe dans ses bagages, la franchise se retrouverait alors sans le sou pour compléter l’effectif avec des joueurs de devoir. Pourtant si précieux. Les Andre Iguodala, Shaun Livingston et compagnie à Golden State. Il y a des limites à tout. LeBron devrait alors partir à la conquête du sacre avec des jeunes joueurs absolument pas formés aux joutes des playoffs : Lonzo Ball, Brandon Ingram, Kyle Kuzma et éventuellement Julius Randle. Séduire le meilleur basketteur de la planète, ce n’est pas vraiment le boulot des jeunes pousses de Los Angeles. C’est plutôt celui de leurs dirigeants.

Mais il y a fort à parier que ces gars-là, qui ont grandi avec les exploits de leur idole, avait à cœur de prouver qu’ils sont déjà au niveau. Ce choc de la nuit était donc une première occasion. Une première audition. Et ils n’ont pas déçu. En difficulté à New York, Ingram a bien rebondi. Il a inscrit 26 points, avec aussi 6 rebonds et 6 passes. Le tout en étant directement opposé à la superstar des Cavaliers. L’autre King, « King Kuzma », a planté 20 pions, avec 7 rebonds, en sortie de banc. Julius Randle n’a joué que 20 minutes mais il a trouvé le temps de marquer 13 points. Tous ont contribué à faire suer une équipe de Cleveland finalement sortie vainqueur sans trop forcer.

Mais aucun jeune joueur n’a autant séduit que Lonzo Ball. Le rookie phénomène (au sens internet du terme) a compilé 13 points, 8 rebonds et 11 passes pour le premier duel de sa carrière avec son joueur préféré. D’ailleurs, LeBron James l’a toujours eu à la bonne.

« Il pense toujours à l’équipe en premier. Il passe la balle, il remonte la balle. C’est un sport collectif et tout le monde se concentre tellement sur les aspects individuels. Tout ce qui concerne l’équipe est souvent oublié. C’est vraiment un bon joueur. Un gars avec qui vous avez envie de jouer », lâchait l’élu.

LeBron et Lonzo partageront peut-être un jour un peu plus que des valeurs. Pourquoi pas la balle et un même uniforme ? En parlant de maillots, les deux hommes ont d'ailleurs pris soin de cacher leur bouche avec leur jersey au moment d’échanger quelques mots après la fin du match.

« Je lui ai rien dit », assure James le sourire aux lèvres. « C’est privé. Il y a déjà assez de bruit autour de Zo. Je n’ai donc pas besoin d’en discuter. Il a un avenir brillant. »

Allez, voilà de quoi relancer les rumeurs pendant plusieurs mois. Histoire de tenir jusqu’en juillet.

LeBron James et Lonzo Ball échangent quelques mots

https://twitter.com/NBAonTNT/status/941511104185778176