Tous les coaches NBA notés sans pitié

Tous les coaches NBA notés sans pitié

On a attribué des notes aux 30 coaches NBA pour avoir une idée de la hiérarchie en vigueur la saison prochaine.

BasketSessionPar BasketSession  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

A+

Gregg Popovich (San Antonio Spurs)

On ne fera pas l’affront à Gregg Popovich de mettre d’autres coaches dans sa catégorie. Pop mérite d’être à part, au-dessus, en marge. Ce qu’il fait depuis 20 ans pour maintenir une culture de la gagne et la compétitivité qu’il a lui même instaurées avec RC Buford est tout simplement admirable. On aurait presque envie de le nommer coach de l’année tous les ans jusqu’à sa retraite, c’est dire. Le petit plus : il est nettement plus bavard que par le passé avec la presse, notamment sur des problèmes de société et on boit ses paroles à chacune de ses interventions pour dézinguer Donald Trump ou s’offusquer des discriminations aux Etats-Unis. En clair : Pop for President !

A

Brad Stevens (Boston Celtics)

Sans superstars et en dépit de la patience maladive de Danny Ainge sur le marché des trades/signatures, il a fait progresser Boston et a même permis aux Celtics de finir devant les Cavs de LeBron en saison régulière. Un petit exploit. Tactiquement, c’est aussi de l’extra-solide. Une preuve : il est rare que son équipe ne score pas en sortie de temps mort tant il trouve toujours les mots et la stratégie pour exploiter les failles adverses. Un jeune crack qui fait progresser son groupe tous les ans et est parti pour durer et marquer son époque.

Erik Spoelstra (Miami Heat)

Gagner un titre avec LeBron James comme franchise player n’est pas miraculeux. Mais en plus d’avoir gagné deux Finales sur quatre avec le Heat grâce à une bonne gestion des egos, “Spo” a prouvé qu’il était capable de réussir des exploits avec un groupe nettement moins fourni. La remontée de Miami la saison dernière après un démarrage cataclysmique et avec une équipe composée de joueurs à la relance ou issus de D-League mérite toutes les louanges du monde. Il suffit aussi de l’écouter en conférence de presse pour comprendre que Spoelstra est un digne héritier de Pat Riley et un tacticien hors-pair. Bonus pour avoir épousé une ancienne cheerleader du Heat.

Rick Carlisle (Dallas Mavericks)

Le coach des Mavs ressemble de moins en moins à Jim Carrey au fil des ans, mais sa science et son expérience sont les garantes de la bonne santé de la franchise. Il a le caractère adéquat pour donner le change à Mark Cuban sans que leurs fâcheries ne durent bien longtemps. Pas sûr qu’il accepte de tanker bien longtemps cela dit après la fin de saison dernière… Depuis ses débuts à Detroit, où il a contribué à façonner le groupe qui a remporté le titre en 2004, Carlisle n’a manqué que trois fois les playoffs malgré des situations parfois complexes. Il est évidemment aussi pour beaucoup dans la conquête inattendue du titre en 2011. Une référence.

A-

Tom Thibodeau (Minnesota Timberwolves)

Ses détracteurs diront que son CV ne compte au final qu’une seule finale de Conférence, largement perdue qui plus est. Ou qu’il fait pratiquer un basket un peu obsolète à ses équipes. Nous, on est fan de sa voix rauque, de sa passion excessive (le type n’a pas de vie privée, il mange, boit, vit et dort basket) et de sa minutie tactique en défense. Lancez le sur une question un peu pointue et il dissertera pendant des heures sans flancher. On prend le pari que son influence sur les Wolves sera à terme un gage de succès pour la franchise et qu’il sera reconnu à sa juste valeur. Si la direction de Minnesota lui a donné les pleins pouvoirs, c’est qu’elle est consciente de ce qu’il est capable de faire. Ce n’est pas un statut que l’on donne à n’importe qui. Bon, sauf pour Doc Rivers, qui a bien floué son monde...

Steve Kerr (Golden State Warriors)

Il y a toujours la tentation de se dire que n’importe qui ou presque pourrait remporter au moins un titre avec une mécanique aussi bien huilée et un effectif aussi fort que celui des Warriors. Sauf qu’avant son arrivée en remplacement de Mark Jackson, il manquait quelque chose à Golden State pour passer un cap. Kerr a apporté une dimension mentale et altruiste nettement supérieure et les résultats sont venus immédiatement. Sa présence et ses discours, en dépit de ses problèmes de santé, ont toujours une importance fondamentale pour ses joueurs. Est-ce qu’un autre technicien parviendra à tirer la quintessence de ce groupe amené à marquer l’histoire de la NBA ? Pas sûr.

B+

Mike D’Antoni (Houston Rockets)

“MDA” est passé de has been à incontournable en quelques mois. Son retour en force a permis à Houston de faire une saison régulière superbe, grâce à quelques choix forts (mettre Harden au poste 1 et croire dur comme fer au run and gun). Evidemment, on sait que les choses peuvent vite se gâter avec l’ancien moustachu et on n’oublie pas ses échecs à New York et Los Angeles (on n’oublie pas non plus ce qu’il a apporté à Phoenix), mais il fait partie des coaches qui proposent un basket offensif et, souvent, efficace. Finalement, le voilà dans l’air du temps alors qu’on n’y croyait plus. Que le spectacle continue. Enfin, si Chris Paul veut bien le laisser coacher un peu... Bonus : l’abandon de la moustache après un pari perdu avec sa femme.

B

Scott Brooks (Washington Wizards)

Certains trouveront la note un peu trop complaisante. Mais à OKC, Brooks n’a pas seulement profité du talent individuel fou de son effectif. Il a contribué au développement de joueurs devenus des cracks par la suite, notamment grâce à sa pédagogie. Emmener un groupe comme celui de 2012 en Finales NBA était loin d’être simple. Gérer la relation sportive KD-Westbrook non plus. Quant à son travail à Washington, force est de constater que les Wizards sont très nettement plus menaçants que lorsque Randy Wittman était en poste alors que le roster est similaire. A bien y regarder, Washington n’est pas passé si loin de la première place à l’Est cette saison et il a fallu un Kelly Olynyk héroïque dans le game 7 pour les priver de la finale de la Conférence. Le meilleur est peut-être à venir pour Scott Brooks.

Mike Budenholzer (Atlanta Hawks)

Un vrai disciple de Gregg Popovich. Ce qu’il a fait en 2015 avec les Hawks (1er à l’Est, finalistes de Conf’, 4 All-Stars et un jeu collectif splendide) et sa capacité à faire que ce groupe reste compétitif (qualifié en playoffs à chaque fois) malgré les départs successifs est impressionnant. Ce qu’il parviendra à faire d’Atlanta l’an prochain, alors que le dernier des Mohicans Paul Millsap est parti, permettra d’en savoir encore plus sur son standing. Pour avoir moins de pressions sur les épaules, il a décidé de ne plus être président des opérations basket dans le même temps. Sage décision.

Quin Snyder (Utah Jazz)

Dès son arrivée, Snyder a fait un choix fort en faisant de Rudy Gobert un élément essentiel de l’équipe au détriment d’Enes Kanter. Sous ses ordres, Gordon Hayward a franchi un pallier et le Jazz a retrouvé les playoffs après une disette de quelques années. Finir 5e et demi-finaliste dans une Conférence Ouest archi-relevée sans pouvoir s’appuyer sur l’un des 10 meilleurs joueurs NBA est une performance d’élite. Si le Jazz confirme, Snyder passera sans problème dans le groupe des B+ ou des A-.

B-

Steve Clifford (Charlotte Hornets)

Avant tout un spécialiste défensif, il est parvenu à faire de belles choses avec un groupe sans vraie star. La saison dernière est évidemment décevante puisqu’il n’y a pas eu de playoffs, mais ce que fait Clifford avec cet effectif est cohérent et il n’est pas sûr que beaucoup de coaches auraient fait mieux dans pareille situation. Sa relation de travail avec Rich Cho et Michael Jordan est bonne et le GOAT a pour le moment pleinement confiance en ses qualités. Il faut dire que Charlotte a vu les progrès depuis son arrivée en 2013 avec deux qualifications en quatre ans pour les playoffs après avoir été la risée de la ligue. C’était moins flagrant la saison passée, mais on l’a vu outcoacher pas mal de confrères avec des ajustements malins et pragmatiques.

Mike Malone (Denver Nuggets)

Malone n’est pas forcément très connu du grand public. La faute à une expérience plus courte que prévue à Sacramento et au faible intérêt des fans non-Coloradiens pour les Nuggets. Pourtant, dans le petit monde de la NBA, l’ancien éternel assistant est très respecté. Son travail chez les Kings commençait à prendre et à annoncer des lendemains moins troubles. Malheureusement, Vivek Ranadive n’a pas eu la patience d’attendre que les effets positifs de sa gestion du groupe et de DeMarcus Cousins se manifestent. A Denver, Malone continue de démontrer qu’il est excellent pour faire progresser des jeunes joueurs, mais aussi pour les rendre compétitifs dès à présent dans la Conférence la plus relevée. On rappelle que Denver n’a pas raté les playoffs de beaucoup à l’Ouest, avec un cinq aussi inexpérimenté qu’improbable. Un très bon qui devrait voir sa note décoller dans les années qui viennent... Bonus : Il est le seul coach avec lequel DeMarcus Cousins avait vraiment envie de travailler et de ne pas partir en cacachuète. Un petit exploit.

Terry Stotts (Portland Trail Blazers)

Réussir à emmener en demi-finale de conférence un groupe attendu autour de la 13e ou 14e place en 2016 était un accomplissement formidable. Confirmer l’an dernier n’était pas simple et même si on attendait les Blazers un peu plus fort, Stotts continue de tenir le gouvernail avec maîtrise. Damian Lillard et CJ McCollum sont prêts à aller au feu pour lui et chantent ses louanges dès qu’ils en ont l’occasion. Stotts fait la différence grâce à la relation de confiance qu’il a instaurée avec ses joueurs et à des interventions en interne que les joueurs jugent souvent très propices. On ne lui prédisait pas forcément un grand avenir lors de l’exode des cadres de l’équipe, mais son calme et son adaptabilité lui ont permis d’être presque intouchable aujourd’hui.

C+

Stan Van Gundy (Detroit Pistons)

Comme pour Doc Rivers, lui donner les pleins pouvoirs n’était peut-être pas judicieux. Mais comme pour Rivers aussi, “SVG” est une vraie figure de la ligue et le revoir sur un banc après son départ écoeurant du Magic fait plaisir. Si l’an passé il a eu du mal à faire progresser son groupe, notamment un joueur-clé comme Andre Drummond, le travail accompli avec les Pistons depuis son arrivée est significatif. Il a quand même ramené Motown en playoffs après 6 saisons de disette et de morosité en 2016, sans pouvoir compter sur une superstar. Les mois qui viennent nous diront s’il peut encore apporter quelque chose à cette équipe, mais Detroit peut compter sur sa combativité et ses discours enflammés pour rester dans le train des prétendants à la 8e place. Bonus : Le speech de temps mort le plus drôle depuis 10 ans. Peut-être plus. “Form a fucking wall !” https://www.youtube.com/watch?v=YucvWt7CNn4

Billy Donovan (OKC Thunder)

On a d’abord eu du mal à voir sa patte sur le jeu d’OKC. A partir des playoffs 2016, on a pu voir un vrai changement d’approche qui a permis au Thunder de passer tout près de l’exploit contre les Warriors. O c’est aussi grâce à lui que Westbrook a pu faire une saison aussi folle et remporter le titre de MVP. D’autres se seraient sans doute agacés du one-man show du meneur All-Star, mais Donovan a réussi à faire en sorte que ces prestations soient pertinentes pour le collectif. Alors que beaucoup attendaient le Thunder hors du top 10 à l’Ouest, OKC s’est qualifié et n’a pas été ridicule contre Houston. On est curieux de voir de quelle manière il va gérer le duo Westbrook-George.

C

Frank Vogel (Orlando Magic)

On l’aurait bien mis plus haut pour avoir fait des Pacers une place forte à l’Est et un rival sérieux pour le Heat pendant 2-3 ans. Défensivement, il a fait d’Indiana une vraie menace et réussi à maintenir une belle émulation au sein de son groupe. En revanche, sa première saison à Orlando a été un fiasco et on n’a absolument pas retrouvé sa patte. Il aura fort heureusement un peu de temps pour prouver que ce n’était qu’un accident. Dans le cas contraire, il aura montré ses limites et il faudra se dire qu’il a surtout bénéficité d’un effectif de haut niveau. Malus : sa tentative désespérée de convaincre Larry Bird de le conserver en pleurant à moitié au téléphone nous oblige à le ranger dans la team fragiles.

Dwane Casey (Toronto Raptors)

Stable et fiable, mais sans vrais coups de génie. Casey a évidemment tenu un rôle important dans la montée en puissance des Raptors ces dernières années, mais il lui manque quand même la grosse performance pour être considéré comme un technicien plus doué. Avant la saison passée, il n’avait pas réussi à faire passer le moindre tour à Toronto. Espérons pour lui que cette époque soit bien révolue et qu’il parvienne à trouver de nouvelles ressources pour que son groupe ne stagne pas.

Doc Rivers (Los Angeles Clippers)

Un personnage incontournable de la ligue, mais un coach sans doute un peu surcoté (on ne parle même pas de ses “qualités” de GM/Président). Son seul vrai accomplissement est un titre avec Boston alors qu’il pouvait quand même compter sur un Big Four. Il n’a toujours pas fait mieux que Vinny Del Negro avec les Clippers. Et n’a rien proposé d’extrêmement risqué ou innovant sur le plan tactique… Peut-être retrouvera-t-il la cote qui était la sienne il n’y a pas si longtemps cette saison, avec le départ du coach bis qu’était Chris Paul… Malus : sa gestion du cas Austin Rivers.

David Fizdale (Memphis Grizzlies)

Contrairement à Dave Joerger, il a tenté de faire évoluer les choses à son arrivée. Les Grizzlies ont joué un basket un peu plus divertissant et moins “grit and grind”, mais sans perdre non plus leur ADN. Quelques choix forts, comme celui de mettre Z-BO sur le banc, aussi. Sa première saison en tant que head coach aura été pleine de promesses et on a découvert un type éloquent et assez fun en même temps qu’un technicien a priori compétent. A confirmer dès la saison prochaine. Bonus : La punchline de l’année avec son “Take that for data”. http://www.dailymotion.com/video/x5io2w8

Jason Kidd (Milwaukee Bucks)

On a eu très peur pour lui et sa carrière de coach dans les premiers mois de son aventure à Brooklyn. Les Nets étaient à la ramasse malgré un cinq avec… cinq All-Stars (D-Will, KG, Paul Pierce, Joe Johnson et Brook Lopez). Il a su résister à la pression et renverser la vapeur avant de réussir à trouver chaussure à son pied du côté de Milwaukee. Les Bucks progressent bien et plus vite que prévu sous sa coupe, ce qui est bon signe. Bonus : Sa spéciale “Pepsi renversé par mégarde” pour obtenir des temps morts est culte. https://www.youtube.com/watch?v=vEqU7JHkfu0

C-

David Joerger (Sacramento Kings)

Il parfaitement assuré la continuité de Lionel Hollins à Memphis en se faisant respecter par des joueurs expérimentés mais exigeants. On ne peut toutefois pas dire qu’il a sublimé l’équipe ou l’a fait sur-performer. A Sacramento, son travail est apprécié mais il n’a pas non plus réussi à se mettre DeMarcus Cousins dans la poche. La saison prochaine va être un tournant important pour sa carrière avec un groupe finalement séduisant entre jeunes loups et cadres avec beaucoup de bouteille.

Jeff Hornacek (New York Knicks)

Une splendide saison avec Phoenix, puis deux-trois premiers mois honnêtes à New York avant que Phil Jackson ne casse l’ambiance. Il mérite une seconde chance pour montrer que l’impression laissée avec les Suns était la bonne et qu’il ne sera pas constamment sans réponses ni influence comme cette saison. Il a quand même été élu coach de l’année en 2014, preuve que ses qualités sont connues de tous et respectées. S’il parvient à faire tourner le jeu des Knicks autour de Porzingis et à bien exploiter les qualités de Frank Ntilikina, on le notera peut-être un peu mieux la saison prochaine.

Nate McMillan (Indiana Pacers)

McMillan avait été promu par Larry Bird pour rendre le jeu des Pacers plus offensif et rythmé. Raté, Indiana a encore eu beaucoup de mal à être prolifique en attaque et a malheureusement été perméable en défense dans le même temps. L’ancien joueur et coach des Sonics se voit proposer un défi différent la saison prochaine avec le départ de Paul George. Construire autour de Myles Turner et rester compétitif. S’il retrouve l’aplomb qui lui avait permis d’emmener Seattle en demi-finale de Conférence il y a 13 ans, pourquoi pas. Mais c’était une autre époque et il y a peut-être des coaches plus adaptés à une situation de transition ou de développement sur le long terme.

Luke Walton (Los Angeles Lakers)

Walton a du charisme et une faculté à être proche de ses joueurs, sans doute grâce à son âge. Son intérim pendant l’absence de Steve Kerr en 2016 a été très remarqué et sa note peut paraître dure. Simplement, on est pas encore certains de ses vraies qualités de coach. A-t-il vraiment eu un impact sur ces Warriors si impressionnants ? Et à Los Angeles, sera-t-il en mesure de répondre aux attentes avec un effectif qui va s’améliorer au fur et à mesure ? On lui souhaite, mais pour le moment on est dans l’attente de preuves.

Tyronn Lue (Cleveland Cavaliers)

Même après un titre et deux Finales consécutives, on a du mal à réellement voir sa patte sur le jeu des Cavs. L’impression que LeBron James orchestre tout ou presque reste prégnante. On respecte quand même le fait qu’il ait contribué, au moins oralement, à l’incroyable sacre de 2016 et on admire presque son move à la Game of Thrones pour succéder à David Blatt. Malus : Quand des joueurs se servent de vous comme porte-serviette, ça n’aide pas à être crédible.

D

Kenny Atkinson (Brooklyn Nets)

L’ancien du Paris Basket Racing n’est pas facile à noter vu la configuration qui lui a été proposée à son arrivée. Mine de rien, avec un effectif assez désastreux et peu de perspectives réjouissantes, Atkinson a fait quelques belles choses. Pendant plusieurs mois, on a vu des Nets se battre et décrocher quelques résultats inattendus. Il faudra le juger sur le long terme, notamment dans sa capacité à tirer le meilleur de D’Angelo Russell et à gérer un effectif sans doute plus compétitif une fois les comptes soldés avec Boston…

Brett Brown (Philadelphia Sixers)

Si Gregg Popovich en a fait un de ses assistants il y a quelques années, c’est qu’il a cerné les qualités du bonhomme. Avec un effectif souvent pathétique, des blessures à la pelle et aucune identité de jeu à pouvoir mettre en application, Brown a longtemps vécu un calvaire. Cette saison, on a pu voir autre chose et notamment sa capacité à tirer de belles choses d’un effectif jeune et inexpérimenté. Pas simple de le noter également, mais il y a de bonnes chances de le voir bien mieux noté par la suite. Bonus : Pour avoir évité la dépression pendant ces années faméliques.

D-

Earl Watson (Phoenix Suns)

Certains fans de Phoenix (qui se reconnaîtront) pensent qu’il n’arriverait même pas à mener son groupe actuel en playoffs en D-League. Sa cote grimpera s’il parvient à faire progresser de manière significative les Suns cette saison, mais on n’a pas encore vraiment vu de pédagogie et de gestion intelligente des jeunes talents depuis son arrivée.

Fred Hoiberg (Chicago Bulls)

Il n’a pas réussi à se faire respecter par son groupe la saison dernière. Jimmy Butler l’a fait passer pour un type soft et une réputation est vite faite… Dans un contexte de reconstruction sans la pression de devoir se qualifier pour les playoffs, il arrivera peut-être à connaître le même succès qu’avec Iowa State en NCAA.

Alvin Gentry (New Orleans Pelicans)

Les Pelicans ont misé sur lui en pensant qu’il était un coach d’élite parce qu’il faisait bien son job d’assistant à Golden State. Raté. Pour le moment, les blessures en pagaille et l’instabilité de son effectif l’ont conduit à deux premières saisons à côté de la plaque. On parierait bien sur lui pour le premier coach viré cette saison. Ce serait quand même moche d’être entre la 12e et la 15e place, même à l’Ouest, avec Anthony Davis, DeMarcus Cousins et Jrue Holiday, trois All-Stars, dans le même cinq, non ?
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