Phil Jackson et les Knicks : Pourquoi ça coince

Phil Jackson est annoncé comme le prochain dirigeant des New York Knicks. Pourtant les deux parties sont loin d'un accord.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Phil Jackson et les Knicks : Pourquoi ça coince
C’est un euphémisme que d’affirmer que les New York Knicks sont mal gérés depuis quelques années. Hormis le passage héroïque de Donnie Walsh, la plupart des managers ont multiplié les erreurs de castings. Mais combien d’entre eux avaient vraiment les mains libres pour reconstruire la franchise au début des années 2000 ? Les spécialistes et les sources proches de l’encadrement s’accordent tous sur un point : travailler avec James Dolan (le propriétaire) est un calvaire. Il est egocentrique et impatient. Pendant des années, les dirigeants de la grosse pomme ont cumulé les gros contrats et ont surpayés des joueurs à bout de souffle (Stephen Marbury, Jérôme James, Steve Francis, Cuttino Mobley, etc, etc) dans l’espoir de remonter sur le devant de la scène. Ils ont transféré leurs choix de draft pour recruter sans même se soucier de la cohésion de l’équipe (dernier exemple en date : Andrea Bargnani). Et James Dolan est en grande partie responsable du marasme actuel. Ce dernier a même longtemps milité pour un retour d’Isiah Thomas, dirigeant catastrophique, hué par le Madison Square Garden mais adulé par le propriétaire… Des scouts aux dirigeants en passant par les coaches, il y a quelque chose de pourri au royaume de Manhattan. Dolan a poussé à bout Donnie Walsh alors que ce dernier avait enfin fini par rééquilibrer les comptes – on parle ici du Salary Cap – de la franchise après les décisions désastreuses de ses prédécésseurs. Où a rebondit l’ancien dirigeant des New York Knicks en 2012 ? Aux Indiana Pacers. Pour quels résultats ? Une finale de Conférence. Relever les Knicks est un challenge sans doute très intéressant pour un dirigeant. Actuellement, un nom circule dans toutes les bouches. Celui de Phil Jackson. Le « Zen Master » a un sacré pedigree, notamment au MSG. Il a remporté deux titres en tant que joueurs avec New York avant de décrocher onze bagues en tant que coach (à Chicago et Los Angeles). Un palmarès hallucinant qui fait de lui une légende. On sait que Jackson est à la recherche de son premier poste de dirigeant et il était très fortement intéressé par un rôle au sein des Seattle Supersonics si les Sacramento Kings avaient déménagé du côté de la « Rainy City ». Il aurait en effet disposé des pleins pouvoirs et de la possibilité de reconstruire une franchise de zéro. Ce n’est absolument pas le cas aux Knicks. A court termes, la franchise est empoisonnée par les contrats d’Amar’e Stoudemire (expire en 2015), J.R. Smith (expire en 2016), Raymond Felton (2016), Tyson Chandler (2015), Andrea Bargnani (2015) et par la décision à venir de Carmelo Anthony. Sans draft picks et avec peu d’espace sous le cap, difficile d’entamer une reconstruction. On l’a bien vu lors des différentes intersaisons, des joueurs comme Felton, J.R. Smith et même Iman Shumpert n’ont pas une valeur marchande démesurée auprès des autres exécutifs de la ligue. Mais le point le plus important est soulevé par Yahoo ! Sports et USA Today. Selon les deux poids lourds des médias US, Phil Jackson ne pourra jamais s’entendre avec James Dolan. On imagine par exemple que l’ancien coach NBA souhaiterait débarquer avec un contrôle absolu des décisions sportives.
« Personne n’aura jamais une totale autonomie aux Knicks avec Dolan », rapporte un dirigeant.
Connaissant le caractère de Phil Jackson et celui du propriétaire des New York Knicks, cela promet une atmosphère électrique. Le « Zen Master » a sans doute considéré prendre le poste. Peut-être même qu’il acceptera la proposition des Knicks. Mais pour l’instant, les deux parties sont loin d’être sur la même longueur d’ondes à tout point de vue.
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