Power Ranking NBA : 30-26, objectif draft 2015

La saison débute bientôt. On vous a préparé une petite présentation au cas où vous auriez tout loupé cet été. On commence avec les candidats au tanking.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Power Ranking NBA : 30-26, objectif draft 2015
Après une longue attente, la saison NBA est bientôt de retour messieurs dames ! Fini les spéculations et les rumeurs en bois, place au terrain et au jeu. Histoire que tout le monde ait les idées claires, voici la première partie de notre power ranking, avec les équipes qui finiront, selon nous, entre la 30 et la 26ème place. Des Sixers aux Celtics, on vous révèle en avance qui brillera, qui fera exploser le vestiaire et ce qu'il peut arriver de mieux ou de pire à chacune des franchises concernées.

30 - Philadelphie Sixers (15ème à l'Est)

Ce qu'ils ont foutu cet été

Les Sixers sont les plus gros adeptes de la procrastination dans toute la NBA. Toujours remettre au lendemain ce que l'on peut faire aujourd'hui pourrait être leur devise. En gros, pourquoi composer une équipe pour gagner aujourd'hui alors qu'on peut, potentiellement, gagner dans quelques années ? Sam Hinkie a encore fait des merveilles pour rendre l'effectif de Brett Brown un peu plus mauvais. Exit Thaddeus Young, l'une des armes les plus appréciables du groupe, bienvenue à Luc Mbah-a-Moute et Alexey Shved, deux joueurs aux qualités certaines mais qui ne changeront pas le destin de la franchise. Sans véritable poste 3, sans remplaçant fiable à l'intérieur en attendant les débuts d'Embiid, ça devrait bien perdre à gogo en Pennsylvanie cette saison, alors que les deux draftés majeurs de l'équipe ne porteront sans doute pas le maillot des Sixers avant l'an prochain...

Le scénario parfait

Ce dont rêvent tous les candidats au tanking : que les jeunes joueurs progressent de manière significative et gardent une mentalité de vainqueur malgré les défaites à la pelle et les humiliations. Après, on ne peut pas toujours avoir le beurre et l'argent du beurre... Finir dernier, sans sombrer dans la dépression nerveuse, c'est tout ce que l'on peut souhaiter à Philly.

Le scénario catastrophe

Comme l'année dernière, les Sixers surprennent tout le monde et réussissent à gagner une bonne dizaine de matches rapidement. Problème, ils ne parviennent cette fois pas à trader leurs meilleurs éléments (personne n'en veut) et se retrouvent à la lutte pour les playoffs à quelques journées de la fin. Ni qualifiés en post-saison, ni bien placés pour la loterie, ils l'ont dans l'os.

Le MVP de l'équipe : Michael Carter-Williams

Rookie de l'année à la surprise générale, "MCW" a réussi quelques performances aussi historiques que la série de défaites de son équipe. S'il n'a pas le profil d'une superstar, il a largement le talent pour être le meilleur joueur de ce groupe et porter une partie du projet à moyen terme sur ses épaules. Après, il faudra sans doute céder sa place à la paire d'intérieurs Noel-Embiid, programmée pour marcher sur la ligue d'ici 2 ou 3 ans.

L'Unabomber du vestiaire : Alexey Shved

Malgré deux saisons dans le Minnesota, Alexey Shved ne maîtrise pas encore parfaitement l'anglais. Du coup, on peut craindre un coup de sang à la Kalachnikov si personne ne lui explique dans sa langue natale pourquoi l'équipe perd tous les soirs mais qu'aucun autre joueur n'en a quelque chose à carrer...    

Le 5 que l'on veut voir

Michael Carter-Williams : Une trajectoire à la Tyreke Evans, rookie de l'année qui a eu du mal à enchaîner ? Ou vrai meneur au talent durable et capable de frôler le triple-double à chaque match ? Tony Wroten : Il a cassé des chevilles tout l'été après avoir montré de belles choses l'an dernier (un triple-double pour sa première titularisation). Confirmation attendue. Jason Richardson : On se doute qu'il n'a plus les cannes pour dunker sur tout le monde. S'inspirer de Vince Carter, vétéran reconverti, parait une bonne idée, mais en est-il capable ? A 6.6 millions l'année, on ne peut que le féliciter. Comme dirait Jalen Rose : keep gettin'em checks ! Luc Mbah-a-Moute : C'est presque dommage qu'un si bon défenseur se retrouve dans une galère comme celle-ci. Nerlens Noel : Après une saison blanche, on va pouvoir le voir en action. Il n'a pas l'explosivité de Blake Griffin mais peut-être le talent pour suivre une trajectoire similaire pour sa première année dans la ligue.

La note sur l'échelle du tanking : 20/20

Drafter Joel Embiid, blessé une bonne partie de la saison, et Dario Saric, surdoué mais qui ne viendra pas avant deux ans, ça en dit déjà long sur leur ambition à court terme. Pour rappel, on parle d'une équipe qui a lâché Evan Turner et Spencer Hawes en cours de saison parce qu'elle gagnait trop de matches et Thaddeus Young durant l'intersaison... Avec une masse salariale historiquement basse et un effectif bancal, les Sixers peuvent remplir leur objectif : ne pas se faire chourer la dernière place par une équipe comme les Bucks l'an dernier.

Une seule bonne raison de les suivre : Joel Embiid

Si vous avez loupé les excentricités du rookie blessé des Sixers sur la toile cet été, offrez-vous une session de rattrapage, c'est indispensable ! On parie qu'il va encore nous amuser pendant qu'il poursuit sa convalescence ?

Le roster

Meneurs/Arrières : MIchael Carter-Williams, Alexey Shved, Tony Wroten, Elliot Williams Ailiers : Jason Richardson, KJ McDaniels, Hollis Thompson, Jerami Grant, Chris Johnson. Intérieurs : Luc Mbah-a-Moute, Nerlens Noel, Joel Embiid, Arnett Moultrie, Henry Sims Coach : Brett Brown

 

29 - Utah Jazz (15ème à l'Ouest)

Ce qu'ils ont foutu cet été

Tyrone Corbin a été débarqué et après avoir songé à tout un tas de successeurs, nos amis mormons ont opté pour... Quin Snyder. Un éternel assistant (chez les Lakers, au CSKA Moscou entre autres) dont le nom évoque plus un soap américain qu'un coach fiable. Snyder récupère un groupe là aussi très jeune, délesté de l'escroc Marvin Williams et du vieillisant Richard Jefferson, et qui ne respire pas forcément le star système. Mais là où les dirigeants du Jazz ont mis le plus gros de leur énergie cet été, c'est dans la prolongation de Gordon Hayward, qui s'est offert un joli contrat et pas mal de responsabilités avec. Parmi les recrues, on notera Tour'e Murry, figurant chez les Knicks l'an dernier, et les deux draftés. Utah a plutôt bien géré son coup à ce niveau-là avec les arrivées de Dante Exum (dont on ne peut toujours pas prévoir la trajectoire) et Rodney Hood (l'un des joueurs les plus complets et intelligents de la cuvée).

Le scénario parfait

Après 15 matches et autant de défaites, Quin Snyder se rend compte qu'il kiffe quand même plus le poste d'assistant et rend son tablier. Un tandem Jerry Sloan-John Stockton arrive aux baguettes et redonne une touche plus locale à l'équipe. Karl Malone est sollicité mais les exigences de la NBA sont incompatibles avec le planning de chasse au yéti qu'il s'est concocté cette année.

Le scénario catastrophe

Faute d'être suffisamment utilisé malgré son talent, Dante Exum prend des cours de comédie en parallèle et décide de stopper sa carrière de basketteur pour intégrer le casting du reboot de Hartley Coeurs à Vif en Australie.    

Le MVP de l'équipe : Gordon Hayward

63 millions de dollars sur 5 ans, voilà ce que s'apprête à recevoir Gordon Hayward avec le Jazz. Beaucoup se demandent si l'ancien joueur de Butler peut être plus qu'un lieutenant polyvalent (16 pts, 5 rbds, 5 pds l'an dernier) et le voient davantage évoluer derrière une star. En attendant mieux, Hayward représente ce que Utah a de plus proche d'un All-Star et on a hâte de le voir poursuivre sa progression.

L'Unabomber du vestiaire : Rudy Gobert

Avec Enes Kanter qui n'en fait qu'à sa tête et Derrick Favors étonnamment surpayé, on n'a pas trop compris pourquoi Rudy Gobert a passé l'essentiel de la saison sur le banc ou en D-League. Le Frenchy accueilli dans l'Utah à coups de popcorn est quand même en tête du classement contres/minutes jouées. Avec le Mondial hyper prometteur qu'il nous a sorti, on comprendrait parfaitement qu'il dégoupille au cas où on le voit plus avec un maillot du Bakersfield Jam qu'avec une tunique du Jazz...

Le 5 que l'on veut voir

Trey Burke : Après une saison rookie intéressante, on attend qu'il franchisse un palier. Et montre plus son ball handling que ses parties intimes... Dante Exum : Invisible pendant le Mondial, le peu que l'on a vu de lui laisse présager du très bon. Un prototype. Gordon Hayward : L'homme à tout faire. Doit se rapprocher du niveau All-Star. Derrick Favors : Escroc à 12 millions la saison ou vrai talent ? Une saison charnière pour lui. Enes Kanter : Machine potentielle à double-double, on attend de lui qu'il soit moins gauche et plus mordant.

La note sur l'échelle du tanking : 18/20

Le Jazz n'a pas fait grand chose pour améliorer son équipe si ce n'est via la Draft. Du coup, on peut supposer qu'une nouvelle saison dans les bas fonds de la Conférence Ouest ne dérangera personne là-bas...

Une seule bonne raison de les suivre : "Roudi Gowbert"

On attend évidemment que Rudy Gobert chope un temps de jeu significatif et confirme tout le bien que l'on pense de lui. En mode énervé comme contre l'Espagne, le Français a de quoi se faire une belle réputation.

Le roster

Meneurs/Arrières : Trey Burke, Dante Exum, Alec Burks, Carrick Felix. Ailiers : Gordon Hayward, Rodney Hood, Jeremy Evans, Steve Novak, Tour'e Murry, Jack Cooley. Intérieurs : Enes Kanter, Derrick Favors, Rudy Gobert, Trevor Booker. Coach : Quin Snyder

28 - Orlando Magic (14ème à l'Est)

Ce qu'ils ont foutu cet été

On en a peu parlé mais le Magic est l'une des équipes qui a le mieux géré sa Draft et comblé ses besoins. Avec Aaron Gordon, les Floridiens ont récupéré un gros talent athlétique capable de faire le show. Orlando a aussi misé sur le sous-coté Elfrid Payton, dont les qualités de meneur devraient rapidement sauter aux yeux de tout le monde et faire de lui un "Rajon Rondo like". On aime aussi évidemment le fait qu'Evan Fournier se retrouve dans cette équipe jeune et dispose de plus de temps de jeu qu'à Denver. On comprend en revanche un peu moins le pognon que va filer le Magic à Ben Gordon, qui n'a plus fait un bon match depuis 1976... Pour le reste, l'intersaison a été calme et sans anicroche. Le paquebot floridien a même été délesté de Glen Davis et Jameer Nelson, tout en évitant de perdre Arron Afflalo sans aucune contrepartie.

Le scénario parfait

La mayonnaise prend bien entre les différents jeunes talents et le bilan est en nette amélioration. Surtout, le Magic est l'une des équipes les plus fun à regarder et fait le show tous les soirs. Pas si loin que ça des playoffs, les hommes de Jacque Vaughn prennent rendez-vous pour l'année prochaine.

Le scénario catastrophe

Nikola Vucevic ne dort plus la nuit car il revoit sans cesse la scène où Big Baby dévore une dinde en direct à la télé. Sans sa machine à double-double, Orlando s'effrite et lutte avec Philadelphie pour la dernière place. Victor Oladipo se blesse lui en tentant une Philippe Risoli avec son micro au karaoké et doit manquer toute la saison.    

Le MVP de l'équipe : Nikola Vucevic

S'il reste en bonne santé toute la saison, le Monténégrin a tout pour devenir l'un des meilleurs pivots de la Conférence Est. On avait déjà entrevu des progrès la saison passée, mais sa cheville l'avait contrarié. Jeune mais un peu plus expérimenté que ses camarades de classe, Vucevic doit être plus vocal et s'affirmer comme le joueur le plus indispensable du groupe.

L'Unabomber du vestiaire : Maurice Harkless

Il parait que Harkless se fâche tout rouge et devient même violent lorsqu'on l'appelle "Mo au lieu de Maurice. Attention à ce que les nouvelles recrues ne provoquent pas de mini-scandale en voulant jouer la carte de la proximité. Au-delà de ça,  voilà un joueur qui devrait lui aussi pas mal progresser cette saison et s'avérer être un bel atout pour le Magic.  

Le 5 qu'on veut voir

Elfryd Payton : Du Rondo pur jus. Victor Oladipo : On l'attend libéré après avoir quitté le poste 1. Il doit déjà passer un cap et justifier son statut de numéro 2 de Draft. Tobias Harris : Le départ de Davis lui avait fait du bien en fin de saison dernière. Il doit confirmer. Aaron Gordon : Du dunk, du contre et du top 10, voilà ce qu'on attendra de lui dans un premier temps. Nikola Vucevic : Si la cheville tient, on vous conseille de le prendre en Fantasy League.

La note sur l'échelle du tanking : 15/20

Si on ne s'attend pas à ce que le Magic joue les playoffs, loin de là, le fait de conserver une petite ossature tout en draftant des joueurs intéressants et potentiellement efficaces tout de suite a de quoi séduire.

Une seule bonne raison de les suivre : Evan Fournier

Aussi bien pour sa Coupe du monde à confirmer que pour ses coupes de cheveux extravagantes (les coiffeurs floridiens vont le kiffer), on va suivre attentivement les prestations du Français. Give'em some more champagne Evan !    

Le roster complet

Meneurs/Arrières : Elfrid Payton, Victor Oladipo, Luke Ridnour, Ben Gordon, Peyton Siva, Willie Green. Ailiers : Maurice Harkless, Tobias Harris, Evan Fournier, Andrew Nicholson, Devyn Marble. Intérieurs : Nikola Vucevic, Aaron Gordon, Channing Frye, Kyle O'Quinn, DeWayne Dedmon. Coach : Jacque Vaughn

 

27 - Milwaukee Bucks (13ème à l'Est)

Ce qu'ils ont foutu cet été

De nouveaux investisseurs, un projet de stade, un nouveau coach, l'été a été animé dans le Wisconsin. Le pauvre Larry Drew n'a pas eu le temps de se défendre, sa direction l'a limogé sans aucun tact pour introniser Jason Kidd. Après son putsch raté à Brooklyn, où il était en charge de vieux briscards, l'ancien meneur change complètement d'horizon et se retrouve avec un groupe d'ados à faire progresser. Ce qui est quand même mieux quand on débute dans la profession... Au niveau de la Draft, Milwaukee a tiré l'un des gros lots avec Jabari Parker, l'un des plus NBA ready de cette belle cuvée. En termes de recrutement, le sympathique Kendall Marshall est venu amener son sens de la passe à un effectif qui a très peu bougé.

Le scénario parfait

La mayonnaise prend bien et le combo Antetokounmpo-Parker est l'un des plus sexy de la ligue. Mieux, Larry Sanders est complètement retrouvé. Après être passé de la marijuana à la feuille de verveine, le pivot a arrêté de cogner sur tout ce qui bouge et est redevenu la clé de voûte de la défense des Bucks. Dixième à l'Est, Milwaukee prend rendez-vous pour l'an prochain.

Le scénario catastrophe

Giannis Antetokounmpo continue de grandir et mesure 2m37 à mi-saison. Têtu comme une mûle, Jason Kidd continue de le faire jouer meneur malgré les remontrances de ses dirigeants. Pire, l'ancien coach des Nets retente le coup du gobelet pour obtenir un temps mort mais cette fois avec du café. Ebouillanté, ce poissard de Larry Sanders est contraint de mettre un terme à sa saison pour brûlure au 3e degré. Enfin, Brandon Knight se fait rouler dessus en tentant de prendre sa revanche sur DeAndre Jordan. Contraint lui aussi de dire stop jusqu'en avril, Knight jure qu'on ne l'y reprendra plus et qu'il prendra désormais James Harden pour modèle défensif.

Le MVP de l'équipe : Jabari Parker

Cela paraitra peut-être un peu tôt aux yeux de certains, mais si les Bucks ont frafté Jabari Parker, ce n'est pas pour beurrer des sandwiches. L'ailier passé par Duke a toutes les armes offensives pour cartonner dès sa première saison. Il y a évidemment du boulot dans les autres secteurs mais il peut d'ores et déjà être le leader de cette équipe.  

L'Unabomber du vestiaire : OJ Mayo

Quand vous n'avez rien à faire dans le Wisconsin, vous mangez. OJ Mayo a pris cette maxime locale un peu trop au sérieux la saison dernière. Avec un nouveau coach, un nouvel état d'esprit et quelques kilos en moins, l'ancien arrière de Memphis pourrait très bien se muer en 6e homme de luxe. Ou péter un plomb parce qu'il ne joue pas assez à son goût et pourrir l'ambiance dans le vestiaire, au choix...

Le 5 que l'on veut voir

Brandon Knight : on aimerait le voir se mettre en évidence autrement qu'en se faisant humilier sur Youtube. Le talent est là. Giannis Antetokounmpo : Jason Kidd veut en faire un meneur. Why not ? Un cyborg dont on suivra évidemment l'évolution de près cette saison. Jabari Parker : On n'est pas passé loin de perdre deux ans de Jabar Parker à cause d'une mission mormonique. Dieu soit loué, cet ailier raffiné va pouvoir étinceler dès cette année. John Henson : En progrès constants, il doit franchir un cap et prendre du muscle. Larry Sanders : Fini les bastons dans les bars, la fumette et les conneries en général. Milwaukee a besoin de celui qui peut être l'un des meilleurs pivots défensifs de la ligue.

La note sur l'échelle du tanking : 14/20

Le vrai tanking, c'était l'année dernière, où les Bucks ont quand même réussi à finir derrière les SIxers, qui ont eux-mêmes battu un record de défaites consécutives. Là, on est plus dans une logique de progression avec un noyau de jeunes amenés à porter la franchise sur le long terme.

Une seule bonne raison de les suivre : Giannis Antetokounmpo

Le Greek Freak a encore pris quelques centimètres cet été et voilà qu'en plus Jason Kidd veut créer des mismatches constants en le mettant meneur. On guettera sa progression afin de déterminer si on a affaire à un vrai phénomène où à un simple buzz de mensurations...

Le roster

Meneurs/Arrières : Brandon Knight, Kendall Marshall, Jerryd Bayless, Nate Wolters, Giannis Antetokounmpo, OJ Mayo. Ailiers : Jabari Parker, Jared Dudley, Damien Inglis, Ersan Ilyasova, Chris Wright Intérieurs : Larry Sanders, Khris Middleton, John Henson, Zaza Pachulia, Johnny O'Bryant III. Coach : Jason Kidd

26 - Boston Celtics (12ème à l'Est)

Ce qu'ils ont foutu cet été

Rajon Rondo s'est mangé une belle gamelle dans sa salle de bains (ou en faisant du trampolline, on ne saura jamais), Avery Bradley a signé un nouveau contrat, la paire Marcus Smart-James Young a débarqué en provenance de NCAA, Evan Turner et Marcus Thornton sont venus tenter de relancer leur carrière. C'est à peu près tout ce qu'il s'est passé au cours de cet été assez calme dans le Massachusetts. Pas d'attentes, pas d'ambitions, ça ronronne gentiment à Boston.

Le scénario parfait

Comme les Red Sox l'an dernier en MLB, les Celtics décident de ne plus se raser tant qu'ils ne perdent pas un match. Rondo, barbu comme un rabbin, redevient meilleur passeur de la ligue et entraîne tout le monde dans son sillage pour arracher la 8e place à l'Est.    

Le scénario catastrophe

Marcus Smart, un peu dur d'oreille, croit avoir entendu une injure sur sa maman dans les tribunes et se jette sur un handicapé au premier rang pour le cogner. Suspendu jusqu'à la fin de la saison pour récidive, le rookie empêche Rondo d'être tradé chez un contender et provoque une crise de rage chez le All-Star.    

Le MVP de l'équipe : Rajon Rondo

On ne va pas se mentir. Même diminué, même sans le Big Three, Rajon Rondo reste un playmaker d'exception. S'il parvient à ne pas trop communiquer sa mauvaise humeur chronique à ses coéquipiers (sauf le dimanche en prime time), il est capable d'embrasser le rôle de leader et de retrouver son statut de All-Star.

L'Unabomber du vestiaire : Evan Turner

En pleine bourre avec Philadelphie en début de saison dernière, Evan Turner pensait avoir pris un virage intéressant pour sa carrière en rejoignant les Pacers. Loupé. L'ancien numéro 2 de Draft est à Boston pour occuper un rôle encore pas très bien défini. On a pu constater qu'il ne se laissait pas faire si on lui cherchait des noises (cf sa baston avec Lance Stephenson). Ce sera sans doute tout ou rien pour "ET" (téléphone maison). Soit un rôle de 6e homme de luxe, soit un remplaçant frustré qui ne pense qu'à sa tronche et risque d'en énerver plus d'un. Au hasard, un certain Rajon Rondo...

Le 5 (très small) que l'on veut voir

Rajon Rondo : Il sera peut-être tradé en cours de saison. Pour autant, on a envie de le revoir donner du caviar sous le maillot des C's. Marcus Smart : Plus strong que smart. Une boule d'énergie qui va beaucoup plaire aux fans. Avery Bradley : Sans ses qualités défensives, Boston ne gagnera pas grand chose. Jeff Green : Capable de prendre feu, il doit absolument être plus régulier. Jared Sullinger : Sa saison passée est très prometteuse. Undersized, il fait quand même le job dans la peinture.

La note sur l'échelle du tanking : 15/20

Y a-t-il un vrai projet à court ou moyen terme à Boston ? Difficile à dire. Il est fort possible que les Celtics attendent encore la prochaine Draft pour se renforcer. Pour cela, il faudra être un peu plus mauvais que l'an dernier. Avec Rondo de retour et des rookies explosifs, ça ne va pas être évident.

Une seule bonne raison de les suivre : James Young et ses tomars

Le coéfficient de spectacularité du gamin de Kentucky se passe de commentaires. Une vidéo est plus parlante. [youtube hd="0"]https://www.youtube.com/watch?v=naKP_nGEB4g[/youtube]

Le roster complet

Meneurs/Arrières : Rajon Rondo, Marcus Smart, Avery Bradley, Marcus Thornton, Phil Pressey. Ailiers : Jeff Green, James Young, Evan Turner, Erik Murphy. Intérieurs : Jared Sullinger, Brandon Bass, Kelly Olynyk, Tyler Zeller, Vitor Faverani, Joel Anthony, Dwight Powell. Coach : Brad Stevens
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