Le jour où Richard Jefferson s’est battu avec Kenyon Martin

Tom LansardPar Tom Lansard Publié

Passé par les New Jersey Nets où il y a connu ses années les plus vertes, Richard Jefferson a raconté pour Slam le jour où son coéquipier Kenyon Martin et lui en sont venus aux mains.

Richard-Jefferson-speechAprès avoir annoncé sa retraite puis fait marche arrière, Richard Jefferson est donc toujours un joueur NBA, et accessoirement des Cleveland Cavaliers. Avec ses 15 saisons passées dans la ligue, le coéquipier de LeBron James a de la bouteille, et comme beaucoup de vétérans, toujours de belles histoires à raconter. Drafté par Houston puis échangé dans la foulée à New Jersey Richard Jefferson a connu les belles années de la franchise, menée par un Jason Kidd virtuose et un Kenyon Martin animal. Et c'est justement à propos de l'intérieur bondissant que Richard a livré une anecdote musclée, survenue au cours d'un match contre Portland lors de son année rookie.

"Vers la fin du match, Bonzi Wells (alors joueur des Trail Blazers) et moi commencions à nous accrocher. Kenyon est en bas de la raquette et l'arbitre lui dit : 'Dis à ton rookie de se taire parce que je ne veux pas avoir à lui mettre un faute technique à ce moment du match'. Kenyon me dit : 'Hey Richard, tais toi.' Et Bonzi reprend : 'Ouais, écoute Kenyon et ferme là.' Là je craque. Et je lance : 'Va te faire foutre Bonzi, et toi aussi Kenyon !'".

Retour au vestiaire, et là : l'ouragan.

"Je suis fâché, vraiment très énervé. Je suis en train de m'asseoir et Kenyon entre dans le vestiaire, enragé. Je me lève et il me pousse sur mon siège. On a commencé à se battre à coup de poings. La seule chose qui m'a sauvé, c'est Aaron Williams - vous vous rappelez comme il était énorme ? - qui l'attrape par derrière et essaie de le calmer. Sauf, que mon dernier coup touche Aaron Williams à la bouche et lui ouvre la lèvre. À ce moment là, je réalise ce qu'il se passe. Je n'ai aucun problème à l'idée de me battre avec Kenyon. Mais Aaron ? Je ne voulais surtout pas avoir affaire à lui" explique Richard Jefferson pour Slam.

Avec Kenyon Martin et Aaron Williams, la raquette des Nets ne manquait clairement pas de biceps. Une échauffourée qui n'a pas empêché la franchise du New Jersey d'écrire quelques unes des plus belles lignes de son histoire à l'époque, stoppée à deux reprises à une marche de la victoire finale, d'abord par les Los Angeles Lakers, puis par les San Antonio Spurs.

"Malgré cette bagarre, on a tous les deux compris à quel point nous voulions gagner et que nous pouvions nous battre avec n'importe qui, même entre nous, pour y parvenir.