Les Warriors ont joué 5 minutes de rêve

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Malmenés par les Toronto Raptors en première mi-temps, les Golden State Warriors n’ont eu besoin que de cinq minutes pour changer complètement la physionomie du Game 2.

Il vaut mieux ne jamais enterrer cette équipe des Golden State Warriors. Même dos au mur, après avoir perdu le Game 1 des Finales NBA pour la première fois en cinq ans. Même menés de plus de dix points sans son meilleur joueur, Kevin Durant. Parce ce qui a fait le succès de ce groupe depuis cinq ans maintenant, c’est sa capacité à renverser n’importe quelle situation. Ou plutôt à assommer complètement une rencontre en si peu de temps. Quelques minutes chrono. Le temps pour l’un de ses tireurs d’élite de prendre feu ou étouffant l’adverse en défense. Parfois les deux. Et là, ça devient dévastateur.

Les doubles-champions en titre ont même un moment favori : le troisième quart temps. Pile au retour des vestiaires, quand les joueurs sont sortis du rythme, voire un peu mous. C’est dans ces instants clés que les Dubs se ruent sur leurs adversaires. Les runs dans les troisièmes quart temps sont devenus leur marque de fabrique. Mais ils n’avaient pas réussi à en caler un lors du Game 1, alors qu’ils subissaient justement la domination des Toronto Raptors.

Le match prenait la même tournure hier soir. La franchise canadienne menait plus de dix points avant que Stephen Curry connaisse un coup de chaud. 12 points en cinq minutes pour ramener les siens à cinq longueurs à la pause (54-59). Cinq minutes… c’est le temps nécessaire aux Golden State Warriors pour éteindre une salle. Un public. Une équipe. C’est donc en cinq minutes qu’ils ont fait la différence dès le début de la deuxième mi-temps.

La recette de 2015 pour les Warriors

Ça a commencé avec un panier d’Andre Iguodala une minute après l’entame du troisième quart temps. Vingt secondes plus tard, après une interception de Draymond Green, Curry filait au panier. Avec à chaque fois une passe de Klay Thompson. Iggy a planté un trois-points dans la foulée. 7-0, premier temps mort de Toronto alors que Golden State était déjà repassé devant. Le moment pour souffler n’a pas profité aux Raptors. Deux interceptions de plus et quelques ratés ensuite mais surtout trois paniers de suite de Thompson, déchaîné. Green a porté l’estocade. Un 18-0 ! Les Californiens ont pris 13 points d’avance (72-59). Ils ont été rejoints par la suite mais les Dinos n’ont pas collé à moins de deux points. Et l’équipe de la Bay a donc fini par l’emporter.

Dans ce run, il y avait tous les éléments qui ont fait des Warriors la meilleure équipe de la ligue depuis 2015. Des stars en surchauffe. De la circulation de balle. Surtout une très grosse défense. Avec de l’énergie et des efforts. L’exemple donné par Green et le reste qui suit. De la communication. De l’intensité. Mais aussi de l’agressivité. L’identité même de cette équipe sous Steve Kerr. En cinq minutes, ils ont tout changé.

Le run des Warriors en 43 secondes