Webster : « Bradley Beal a du Dwyane Wade en lui »

Déjà indispensable à l'attaque des Wizards, Bradley Beal est loin d'être un simple shooteur unidimensionnel.

Julien DeschuyteneerPar Julien Deschuyteneer  | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Lors de ses deux premiers matches (17 pts face aux Bobcats, 15 contre les Knicks), Bradley Beal a montré une belle agressivité offensive. Contre New York, il a même été le joueur qui est allé le plus souvent sur la ligne de lancer-franc (6/7). Loin de l’image de shooteur unidimensionnel qu’on lui collait un peu trop rapidement avant la draft.
« Il dit qu’il veut se comparer à Ray Allen, mais il est un peu plus flashy que Ray Allen », assure son coéquipier Martell Webster. « Je dirais qu’il a un peu de Flash – (Dwyane) Wade – en lui. »
Dans sa comparaison, Webster oublie certes deux-trois choses. Ray Allen, même s’il était déjà reconnu pour être l’un des meilleurs shooteurs de la ligue, n’hésitait pas lui non plus, plus jeune, à attaquer le cercle et à aller chercher des fautes. D’un autre côté, Dwyane Wade n’est pas arrivé dans la ligue en étant particulièrement reconnu pour son shoot, loin de là. Et Beal n’a pas non plus l’explosivité et la vitesse qu’avait Wade à ses débuts. Néanmoins, Webster pense que Bradley Beal, comme Wade (9 lancers-francs tirés par match en moyenne sur sa carrière), peut devenir un joueur capable d’attaquer le cercle et d’aller chercher de nombreuses fautes. Il a d’ailleurs prouvé lors de ses deux premiers matches qu’il avait une vraie aptitude à chercher le contact lorsqu’il drive.
« Il peut dribbler, slasher et prendre le contact. C’est énorme. Quand vous pouvez aller sur la ligne de lancer-franc sept ou huit fois par match, ça fait une très grosse différence. Il a ça en lui. Il est encore un rookie. Il apprend les bases. S’il continue à regarder les joueurs qu’il admire, qu’il leur prend quelques trucs pour les mettre dans son jeu, il sera une star dans cette ligue. »
Son coach Randy Wittman, déjà impressionné, pense même étendre le rôle confié à son rookie afin de donner un coup de boost à une attaque des Wizards pas très convaincantes en pré-saison :
« Il a eu deux matches très solides pour un gars qui arrive, pour ses débuts en NBA. J’ai trouvé qu’il était agressif. Il a su saisir ses opportunités. Il est sorti du banc les deux fois. Débuter une rencontre et sortir du banc sont deux choses différentes. Nous allons l’utiliser dans différentes combinaisons. »
Si ce ne sont que des matches de présaison, les statistiques confirment en effet l’importance du joueur dans l’attaque des Wizards. Washington a perdu ses deux matches, par un total de 19 pts, mais a dominé ses adversaires de 13 pts quand Beal était sur le terrain. Et quand Beal s’est retrouvé limité à seulement 3 pts en seconde mi-temps contre NY,  l’attaque de Washington s’en est clairement ressentie. En l’absence de Wall, Bradley Beal semble déjà indispensable au jeu des Wiz, entre sa capacité à tirer et ses aptitudes de drive que Webster compare à celles de Wade. Mieux encore, et grosse nouveauté dans cette équipe, Washington a enfin trouvé un joueur qui ne force pas :
« Je suis très impressionné », admet Jannero Pargo. « Il ne va pas trop vite, il joue un rythme tranquille. Il joue le jeu à son propre rythme. Il ne se laisse pas emballer par quoi que ce soit. Il prend le jeu comme il vient à lui, tout en jouant de manière agressive. »
Une révolution à Washington, qui a accumulé ces dernières saisons les joueurs faussement agressifs qui forçaient le jeu…
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