Antoine Pimmelpar Antoine Pimmel  

Ces gars-là ont beaucoup parler ou alors ils ont hérité de nouvelles responsabilités. Dans tous les cas, pas le choix, faut assumer !

Pour Draymond Green, Kyrie Irving va devoir "assumer" maintenant qu'il est le patron de sa propre équipe. Nous avons décidé de jeter un œil aux dix joueurs qui vont effectivement devoir se défoncer cette saison.

10. DeMarcus Cousins

DMC est resté discret cet été. Mais il ne cesse de répéter à qui veut l’entendre qu’il est le meilleur pivot en NBA. C’est peut-être vrai. Par contre, un top player qui ne fait pas les playoffs… ça craint. Cousins a bossé dur avec Anthony Davis pour y remédier. Il est temps de faire flipper la NBA. Pour de vrai cette fois.

9. Chris Paul

CP3 voulait jouer avec James Harden. Il a choisi les Houston Rockets dans cette optique, et après avoir discuté avec le barbu. Sur le papier, leur association est plus que séduisante. Mais ils vont devoir apprendre à bien se partager le ballon. En prenant cette décision, Paul laisse penser qu’il est prêt à jouer un peu plus sans la gonfle. Il va falloir assumer ce choix. Surtout, il n’a vraiment plus aucune excuse pour ne pas (ENFIN) disputer les finales de Conférence au printemps prochain.

8. Rudy Gobert

Le Français a juré que le Jazz n’était pas fini après le départ de Gordon Hayward. Il n’a pas complètement tort… mais là aussi, il va devoir hausser son niveau de jeu pour allier les actes à la parole. Il a été bombardé « leader » de la franchise. Un nouveau à assumer. En dehors du terrain, ce qui dépendra une période d’adaptation, mais aussi sur le parquet. Et pas seulement en défendant fort. Gobert va devoir trouver un moyen de compenser en partie les départs de Gordon Hayward et George Hill au scoring.

7. DeMar DeRozan

A force de se plaindre – violemment – de ses places dans les différents classements de Sports Illustrated, DeMar DeRozan va devoir prouver qu’il a vraiment l’étoffe de l’un des meilleurs joueurs de la ligue. Pas seulement en marquant des points mais aussi en faisant gagner les Toronto Raptors… en playoffs. Parce que c’est justement ce qui lui est « reproché » : son manque d’impact lors des rencontres les plus importantes.

6. Nerlens Noel

Le pivot voulait absolument son contrat maximum cet été. Au point de refuser les 17 millions annuels proposés par les Dallas Mavericks. Comme Bratt Pitt dans Snatch, Noel a décidé sur lui-même. Il a accepté la Qualifying Offer et dispose désormais d’un an pour démontrer qu’il vaut au moins 20 patates par saison.

5. Dion Waiters

Lui, son contrat, il l’a déjà choppé. Il n’est pas au max mais il est tout de même bien juteux (52 millions sur quatre ans). Mais tout n’est pas une question d’argent. Très bavard, comme d’habitude, Waiters n’a pas arrêté de l’ouvrir depuis sa blessure. D’abord en estimant que la NBA toute entière avait de la chance qu’il soit en vacances et non en playoffs. Rappelant bien sûr au passage que, sans son pépin physique, Miami aurait accroché le top 8 à l’Est. Du Dion dans tout son art.

Mais il en a encore ajouté une belle couche lorsque les rumeurs d’un transfert de Kyrie Irving au Heat ont fait surface. Sûr (mais vraiment sûr de chez sûr) de lui, il a tenu à faire savoir à « Uncle Drew » qu’il y avait déjà un boss à South Beach. Lui-même, bien entendu. Maintenant, il va falloir assumer.

4. Jimmy Butler

Son leadership a été vivement critiqué aux Chicago Bulls. Il pouvait alors encore jouer l’excuse de l’environnement. Les dirigeants des taureaux sont si catastrophiques que l’attention s’est détournée des difficultés de Butler à endosser le costume du patron… dans le vestiaire. Ses remarques désobligeantes sur ses coéquipiers ont pourtant laissé des traces. Aux Timberwolves, Jimmy « Buckets » dispose d’une nouvelle chance. L’atmosphère est beaucoup plus saine (et excitante) autour de la franchise et la dynamique est positive. A lui d’assurer et de mener Minnesota vers le quatuor de tête de la Conférence Ouest.

3. Joel Embiid

Le Camerounais est constamment actif sur les réseaux sociaux mais c’est souvent à mourir de rire. Il est confiant mais son arrogance est souvent ironique. Il a des raisons d’être sûr de lui : à chaque fois qu’il était sur le parquet, il a fait la différence. Le problème, justement, c’est qu’il a passé plus de temps à l’infirmerie que sur le terrain.

2. Lonzo Ball

Y’a-t-il seulement un joueur qui est arrivé en NBA avec autant de pression médiatique sur les épaules ? LeBron James, peut-être. Et encore. Car à l’ère d’internet, des réseaux sociaux… Ball est un phénomène – médiatique, encore une fois – sans précédent. La stratégie marketing de son papa y est pour beaucoup. LaVar n’a cessé de répéter que son fils aîné pouvait devenir le meilleur joueur de tous les temps. Il le considère déjà comme plus fort que le double-MVP Stephen Curry et il estime qu’il va ramener les Los Angeles Lakers en playoffs dès cette saison.

Bref, les attentes sont immenses autour du jeune Ball(er). Ce n’est pourtant pas lui qui a le plus parlé, au contraire, mais il va devoir mettre à exécution les promesses des uns et des autres face à des joueurs NBA prêts à fermer le clapet familial.

1. Kyrie Irving

Draymond Green a résumé tous les défis qui attendent Kyrie. En demandant lui-même à se défaire de l’emprise de LeBron James, le All-Star veut prouver au monde entier qu’il a les épaules pour driver une équipe vers le titre. A Boston, il est dans la position idéale pour aller au bout. S’il assume, évidemment.