Shaï Mamoupar Shaï Mamou    

Avec trois saisons de recul, on peut aujourd'hui se demander comment aurait dû se dérouler la Draft 2014 tant attendue à l'époque...

1- Nikola Jokic (+40)

Ce que montre le Serbe depuis son arrivée dans ligue est épatant. La saison dernière, il a pleinement eu sa chance et a démontré un potentiel effarant, notamment à la création du jeu avec des passes d'une qualité rarement vue en NBA chez un intérieur et une palette offensive prometteuse au bas mot. Denver tient son franchise player et peut se féliciter d'avoir tenté le coup en... 41e position.

2- Joel Embiid (+1)

Sans les incertitudes autour de sa capacité à réaliser une saison pleine, le "Process" aurait sans doute eu nos faveurs pour le first pick. Ses 30 premiers matches en NBA ont en tout cas donné un avant-goût assez incroyable du basketteur exaltant qu'il peut être et devenir.

3- Andrew Wiggins (-2)

Wiggins n'est pas le phénomène annoncé à sa sortie du lycée et que l'on comparait à LeBron James notamment. Le futur du Canadien a tout de même des chances d'être brillant s'il développe son shoot et montre un peu plus d'aplomb en défense. Il fait déjà partie des meilleurs marqueurs de la ligue et cette saison est cruciale pour lui.

4- Dario Saric (+8)

Après avoir parfait son arsenal en Europe, Saric a fait une excellente première saison à Philly. Intelligent, créatif et adroit, le Croate a encore une belle marge de progression, ce qui ne l'a pas empêché de finir 2e au classement du rookie de l'année.

5- Jabari Parker (-3)

Sans ses problèmes physiques, il aurait fait un beau 3e, soit simplement une place en dessous de la réalité. Avant chacune de ses blessures au genou, l'ancien Dukie semblait lancé vers des saisons prometteuses. Celle-ci pourrait être la bonne, mais pour le moment il ne peut pas viser plus haut dans cette re-Draft.

6- Marcus Smart (=)

Smart ne s'est pas imposé comme un meneur titulaire à part entière, mais son apport va bien au-delà de celui d'un simple playmaker. A Boston, son impact défensif et son intensité en ont un fait un incontournable de la rotation de Brad Stevens et dans son cas, mieux vaut être le 6e homme d'un prétendant au titre que le titulaire d'une équipe de bas de tableau.

7- Julius Randle (=)

Si son début de carrière n'a pas été aussi fracassant que ne le laissait prévoir ses exploits au lycée et en NCAA avec Kentucky, le potentiel est toujours là. Les statistiques aussi, puisque Randle a l'air capable de sortir des double-doubles quand bon lui semble. On le voit de plus en plus à la création aussi.

8- Gary Harris (+11)

Excellent défenseur et shooteur en progrès, il vaut mieux que la 19e place à laquelle l'ont sélectionné les Nuggets. Et ce n'est sans doute que le début, puisqu'on va le voir à 100% et dans un groupe plus ambitieux encore cette saison.

9- Rodney Hood (+14)

Un steal pour le Jazz au 23e rang. Malheureusement, ses deux dernières saisons ont été freinées par des blessures, mais son intelligence de jeu et sa longueur en ont fait un titulaire dans l'Utah, au sein d'une franchise compétitive.

10- Clint Capela (+15)

C'est un peu grâce à lui, à sa protection du cercle et à ses décollages pour réceptionner les passes aériennes que les Rockets peuvent pratiquer ce basket-là. Il est évidemment perfectible sur la ligne des lancers et manque encore un peu de roublardise, mais au 25e rang, Houston avait fait une très belle affaire.

11- Zach LaVine (+2)

Ce qu'il réalisera à Chicago permettre de savoir s'il vaut mieux que cette 11e place qui est déjà une petite amélioration par rapport à son statut réel. Au niveau du spectacle, rien à dire, LaVine a été un atout énorme pour les Wolves pendant trois ans. Sur l'efficacité pure, on demande à voir sur du plus long terme, d'autant qu'il montré de réels progrès offensifs depuis son arrivée en NBA.

12- Jusuf Nurkic (+4)

Le Bosnien en bois brut a trouvé chaussure à son pied à Portland après avoir peiné à s'exprimer à Denver. Sur le peu qu'il a eu l'occasion de montrer dans l'Oregon, Nurkic est l'un des meilleurs jeunes big men de la ligue, ça ne fait aucun doute.

13- Jordan Clarkson (+33)

L'un des plus gros steals de cette cuvée. Pris en 46e position par les Lakers, Clarkson s'est avéré être un arrière de valeur, polyvalent et déterminé. On ne sait pas encore quel sera son rôle dans la nouvelle organisation à LA, mais il a clairement sa place dans une bonne rotation NBA.

14- Tyler Johnson (non drafté)

Son parcours avec le Heat est épatant pour un joueur non-drafté. Le contrat que lui a fait signer Pat Riley est la preuve que Miami compte sur lui. L'arrière sorti de Fresno State tourne aujourd'hui à 30 minutes par match dans un groupe qui vise un retour en playoffs.

15- Aaron Gordon (-11)

La grosse déception de cette cuvée. A Orlando, il a bien du mal à trouver son style, partagé entre son explosivité et le besoin de coller aux standards de la ligue actuelle. Cette 4e saison est charnière pour lui,a fin de démontrer qu'il n'est pas qu'un athlète et qu'il peut être un membre éminent de sa génération.

16- Elfrid Payton (-6)

On a l'impression qu'il stagne à Orlando, handicapé par son shoot et pas si à l'aise défensivement qu'on pouvait le penser. Il reste un passeur et un slasher de qualité, mais le Magic a besoin de plus que ça. On ne tire pas un trait sur lui.

17- Kyle Anderson (+13)

Un steal de la part des Spurs, est-ce bien étonnant ? Il prend de plus en plus de place dans la rotation, imprégné de la mentalité prônée par Popovich. Dans un an ou deux, il sera peut-être dans le top 10 d'une re-Draft 2014...

18- Dante Exum (-13)

Sa grave blessure ne lui a pas permis de rebondir immédiatement après ses débuts poussifs. Ce qu'il a montré ensuite est très intéressant, mais évidemment pas à la hauteur d'un statut de top 5 de Draft. Il devrait petit à petit monter en puissance avec le Jazz et justifier davantage la hype de l'époque.

19- Doug McDermott (-8)

Le gros scoreur NCAA n'a pas réussi pleinement la transition en NBA, où il a dû mal à être régulier au shoot. A OKC cette saison, le Thunder aura besoin qu'il soit fiable en sortie de banc, sans quoi sa place et son utilité seront remises en cause.

20- TJ Warren (-6)

Souvent blessé aussi, il a montré de belles choses offensivement à chaque fois qu'il en a eu les moyens. De gros progrès en défense sont nécessaires. Phoenix n'est peut-être pas le spot idéal pour lui aujourd'hui.

21- Langston Galloway (non drafté)

Son passage à New York a prouvé qu'il méritait au moins d'être pris au 2e tour en 2014. Le deal qu'il a signé avec les Pistons doit désormais conforter sa place de remplaçant de qualité et two-way dans la ligue.

22- Tim Frazier (non drafté)

Impressionnant à NOLA en l'absence de Jrue Holiday, il a logiquement tapé dans l'oeil des Wizards. Le voilà avec le statut de back up dans une franchise qui joue la gagne à l'Est ou pas loin. A lui de jouer. Il méritait dans tous les cas d'être retenu il y a 3 ans.

23- Jerami Grant (+16)

Ses superbes qualités athlétiques se traduisent enfin par un rôle à OKC, où il est apprécié et devrait pouvoir être un élément utile pour Billy Donovan après des premiers mois intéressants.

24- Cristiano Felicio (non drafté)

Chicago lui a donné beaucoup d'argent cet été et croit en lui. On attend de voir s'il mérite ce contrat, mais il est anormal qu'aucune des 30 franchises n'ait parié sur lui à l'époque.

25- Tarik Black (non drafté)

Un joueur de devoir et de combat qui va faire du bien aux Rockets après avoir joué les soldats chez les Lakers.

26- Dwight Powell (+21)

Un stretch 4-5 qui va participer à la reconstruction des Mavs et aurait dû être pris en fin de 1er tour plutôt qu'en... 47e position.

27- Noah Vonleh (-19)

Pour le moment, c'est un bust, ni plus, ni moins. Ses mains gigantesques n'ont pas trouvé d'utilité à Charlotte et il n'est pour l'heure pas plus qu'un remplaçant à Portland.

28- Glenn Robinson III (+12)

Il gagne de plus en plus de temps de jeu chez les Pacers et prouve qu'il n'est pas qu'un dunkeur de concours. A surveiller cette saison avec le remaniement qui a eu lieu dans l'Indiana.

29- Okaro White (non drafté)

Encore un joueur sorti de nulle part et réhabilité par le duo Riley-Spoelstra. Une bonne pioche au poste 4.

30- Nik Stauskas (-22)

"Stauskas ? Stauskas ? Allez, Stauskas". Vivek Ranadive va regretter cette séquence jusqu'à la fin de ses jours...