8 joueurs NBA prêts à exploser cette saison

Huit joueurs NBA pourraient changer de dimension en 2026-27, avec plus de responsabilités, de production et peut-être un tout nouveau statut.

8 joueurs NBA prêts à exploser cette saison

Chaque saison, il y a ces joueurs que l’on connaît déjà, que l’on trouve plutôt bons, parfois même très bons, mais qui ne sont pas encore entrés dans cette catégorie où leur nom pèse vraiment. Puis tout s’accélère : cinq points de plus par match, un rôle qui grossit, une campagne pour le trophée de 6e homme, des votes dans une All-Defensive Team ou, pourquoi pas, les premières discussions autour du All-Star Game.

Ceci n’est donc pas une liste de rookies ou de pépites inconnues à découvrir. Les huit joueurs ci-dessous ont déjà montré qu’ils avaient leur place en NBA. En revanche, 2026-27 pourrait être la saison où leur statut change vraiment ou, pour certains, où leurs prétentions salariales sur leur prochain contrat seront clairement plus élevées.

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Matas Buzelis (Chicago)

On triche presque en mettant Matas Buzelis dans cette liste, tant la progression est déjà bien engagée. Après une saison rookie encourageante, le jeune ailier de Chicago est passé à 16,3 points, 5,8 rebonds et 2,1 passes de moyenne en 2025-26. Il avait même commencé à apparaître dans les discussions autour du Most Improved Player au fil de la saison.

Justement, Buzelis n’a encore que 21 ans et on n’a probablement pas vu le produit fini. Il a la taille, l’explosivité et suffisamment de toucher pour devenir beaucoup plus qu’un finisseur. Le prochain cap sera dans sa capacité à créer régulièrement son propre tir, aller davantage sur la ligne et devenir un joueur auquel Chicago peut confier des possessions importantes sans avoir besoin de lui fabriquer l’action.

Passer de 16 à 20 ou 21 points de moyenne n’aurait rien de délirant. Et avec son profil spectaculaire, quelques cartons à 30 points et une équipe des Bulls un peu compétitive suffiraient sans doute pour que sa notoriété grimpe très vite. Aujourd’hui, c’est un jeune très prometteur. Dans un an, il pourrait être présenté comme un incontournable absolu pour l'avenir de la franchise.

Peyton Watson (Denver... pour l'instant)

Le cas Peyton Watson dépend d’abord d’une question qui n’est toujours pas réglée : où jouera-t-il ? À 23 ans, l’ailier est encore restricted free agent après une saison à 14,6 points, 4,9 rebonds et 2,1 passes, avec 41,1 % à trois points. Plus intéressant encore : sur ses 24 derniers matches de saison régulière, il tournait à 19,5 points de moyenne. Denver lui aurait proposé cinq ans et 70 millions de dollars, tandis que plusieurs équipes ont étudié la possibilité de le récupérer via sign-and-trade.

C’est précisément pour ça qu’il est fascinant. À Denver, Watson peut continuer de grandir à côté de Nikola Jokic sans avoir à créer énormément. Ailleurs, il pourrait récupérer bien plus de ballons et de responsabilités. Son évolution au tir a déjà changé la manière dont on peut imaginer son plafond. Quand un ailier de 2,03 m, athlétique, capable de défendre plusieurs postes et de finir au cercle commence aussi à sanctionner de loin, on ne parle plus simplement d’un bon role player.

Avec le bon contexte, une saison autour de 18-20 points et une vraie réputation défensive est imaginable. Si ça arrive, l’offre à 70 millions qui circule actuellement pourrait paraître très légère dans quelques mois.

Cedric Coward (Memphis)

Cedric Coward a déjà fait suffisamment de bruit pour terminer dans la All-Rookie First Team, avec 13,6 points, 5,9 rebonds et 2,8 passes par match avec Memphis. Cela dit, il reste encore très loin du niveau de notoriété des têtes d’affiche de sa cuvée.

C’est justement ce qui peut changer très vite. Coward a un profil qui se transpose extrêmement bien à la NBA moderne : de la taille sur les postes extérieurs, du physique, du rebond, une vraie capacité à sanctionner de loin et suffisamment de création pour ne pas dépendre entièrement des autres. Sa première saison a surtout ressemblé à une démonstration de toutes les choses qu’il était déjà capable de faire correctement. La deuxième peut être celle où Memphis lui demande d’en faire beaucoup plus.

Il ne faudrait pas un bond gigantesque pour arriver autour de 17 ou 18 points. S’il commence en parallèle à récupérer régulièrement les missions défensives importantes, Coward peut très vite passer de « très bon jeune des Grizzlies » à l’un des ailiers les plus recherchés de sa génération. Typiquement le genre de joueur dont la future extension peut devenir très, très chère.

Collin Murray-Boyles (Toronto)

Avec Collin Murray-Boyles, le breakout sera probablement moins spectaculaire dans la colonne des points. Le rookie de Toronto a terminé sa première saison à 8,5 points, 5 rebonds et 1,9 passe et a intégré la All-Rookie Second Team. Des chiffres modestes, mais qui racontent assez mal ce qu’il peut apporter avec sa puissance, sa mobilité et son activité défensive.

CMB est typiquement le joueur qui peut prendre du galon sans soudain se mettre à prendre 18 tirs par soir. S’il monte vers 13-15 points tout en devenant l’un des piliers défensifs de Toronto, les discussions seront rapidement différentes. Il peut switcher, encaisser physiquement, créer un peu après rebond et faire circuler le ballon sans monopoliser une possession.

La grande question reste évidemment son attaque, et notamment jusqu’où son tir pourra progresser, mais il n’a que 21 ans. Si le spacing cesse d’être une interrogation et qu’il devient simplement correct loin du cercle, son jeu devient beaucoup plus facile à intégrer partout.

Kel'el Ware (Milwaukee)

Le changement de décor pourrait faire énormément de bien à Kel'el Ware. Après une deuxième saison à 11,1 points et 9 rebonds avec Miami, le pivot de 22 ans a rejoint Milwaukee dans le blockbuster qui a envoyé Giannis Antetokounmpo au Heat.

Ce qui change surtout, c’est la perspective. Ware arrive dans une franchise qui entre dans une nouvelle ère et qui a tout intérêt à savoir rapidement jusqu’où il peut aller. À 2,13 m, il peut finir au-dessus du cercle, prendre beaucoup de rebonds, protéger le cercle et il n’a pas totalement abandonné l’idée d’étirer le terrain. Il y a encore des trous dans son jeu et des moments où son intensité fluctue (Erik Spoelstra a eu du mal à dissimuler sa frustration à ce sujet) mais les outils physiques sont énormes.

Un passage vers 15 ou 16 points et 10-11 rebonds ne demanderait même pas une révolution. Simplement plus de minutes, plus de régularité et davantage de possessions. S’il ajoute à ça deux contres par soir et un début de crédibilité extérieure, on peut passer rapidement du jeune pivot intéressant au big man qu’il va falloir payer très cher à la fin de son contrat rookie.

Bennedict Mathurin (LA Clippers... pour l'instant)

À première vue, Bennedict Mathurin a déjà explosé : 17,6 points et 5,4 rebonds la saison dernière, ça n’a rien d’anecdotique. Pourtant, à 24 ans, son statut reste étonnamment flou. Transféré d’Indiana aux Clippers en février, il est toujours restricted free agent au 18 août. Son prochain contrat comme sa prochaine équipe restent en suspens.

Ce qui rend Mathurin intéressant, c’est qu’on sait déjà qu’il peut scorer. Il attaque le cercle, provoque énormément de fautes et possède cette confiance presque indispensable aux gros scoreurs. Son ratio de lancers francs par rapport à ses tirs tentés figurait parmi les plus élevés de la ligue chez les non-intérieurs la saison dernière.

Son prochain environnement sera crucial. Dans une équipe qui lui demande simplement d’être un troisième ou quatrième attaquant, il peut rester éternellement dans la zone des 16-18 points. Mais s’il trouve une formation prête à lui donner le ballon, voire un rôle de dynamiteur en sortie de banc, une saison à 20 points et une candidature au Sixth Man of the Year ne paraissent absolument pas folles. Pour un joueur dont le marché actuel semble moins enthousiaste qu’espéré, ce serait le meilleur moyen de remettre brutalement sa cote à la hausse.

Quentin Grimes (LA Lakers)

Voilà peut-être le cas le plus atypique de cette liste. Quentin Grimes a déjà cinq saisons dans les jambes et vient d’en terminer une à 13,4 points, 3,6 rebonds et 3,3 passes avec Philadelphie. Les Lakers lui ont offert quatre ans et 60 millions de dollars cet été. Pas exactement un salaire de star.

Mais Grimes possède un argument intéressant. On a déjà vu ce que ça donnait avec davantage de responsabilités. Après son arrivée à Philadelphie en 2024-25, il avait tourné à 21,9 points, 5,2 rebonds et 4,5 passes sur 28 matches. Ce n’était pas sur une équipe très compétitive, évidemment, mais ça montre qu’il existe sans doute une autre facette que celle de 3-and-D dans son jeu.

Aux Lakers, son volume ne sera probablement jamais celui-là avec Luka Doncic et les autres créateurs de l’effectif. Mais il peut devenir un joueur extrêmement visible : défendre le meilleur extérieur adverse, mettre ses tirs ouverts et piloter certaines séquences avec le deuxième cinq. Un Grimes à 15-17 points dans une équipe très exposée, capable de peser des deux côtés du terrain, peut se retrouver avec une toute autre notoriété et un impact bien plus visible. Tout à coup, 15 millions par an commenceront à ressembler à une excellente affaire.

Donovan Clingan (Portland)

La progression de Donovan Clingan peut prendre une forme totalement différente. Le pivot de Portland sort déjà d’une saison à 12,1 points, 11,6 rebonds et 2,1 passes. À 22 ans, avec ses 2,18 m et son énorme présence dans la raquette, sa prochaine étape n’est pas forcément de devenir une machine à scorer.

Il lui suffit presque de devenir encore meilleur dans ce qu’il fait déjà. Monter autour de 14-15 points, rester au-dessus des 11 ou 12 rebonds et transformer sa protection de cercle en vraie signature défensive. Portland lui permet aussi de tenter des tirs extérieurs, et même une progression modeste dans ce domaine compliquerait énormément la vie des défenses.

Surtout, Clingan peut exploser en termes de réputation. Si les Blazers gagnent suffisamment et que leur défense progresse avec lui au centre, il peut commencer à être cité dans les All-Defensive Teams beaucoup plus rapidement qu’on ne le pense. On parlerait alors moins d’un jeune pivot prometteur que de l’un des meilleurs protecteurs de cercle de la ligue. Pour un intérieur de 22 ans, c’est déjà un sacré changement de catégorie.