James Harden n'a toujours pas remporté de titre NBA après 17 saisons dans la ligue. Un manque à son palmarès qui continue de peser sur la manière dont sa carrière est jugée. Mais pour Donovan Mitchell, cette obsession du titre conduit à sous-estimer son coéquipier des Cleveland Cavaliers.
« Je crois sincèrement que la seule raison pour laquelle il n'est pas mentionné parmi les plus grands, c'est cette histoire de titre », a expliqué Mitchell aux journalistes.
Le joueur des Cavaliers assure avoir découvert une autre dimension de Harden depuis qu'ils partagent le même vestiaire. Et il estime que certaines critiques récurrentes sur l'ancien MVP ne résistent pas à une observation quotidienne de son travail.
« J'ai toujours su quel joueur il était en le côtoyant, mais quand vous êtes son coéquipier, je pense que ça prend une tout autre dimension », a-t-il poursuivi.
« Je l'ai déjà dit pendant les derniers playoffs. Le voir au training camp, voir son influence sur le groupe, ses conversations, sa passion pour la victoire, sa volonté de faire les choses avec un objectif précis et d'être le meilleur dans ce qu'il fait, ça permet de réaliser à quel point beaucoup de discours sur lui sont des conneries. Et à quel point on ne comprend pas vraiment quelque chose tant qu'on ne le voit pas au quotidien. »
Un immense palmarès individuel, mais toujours aucun titre
À 37 ans, Harden possède pourtant l'un des CV individuels les plus impressionnants de sa génération : un trophée de MVP, 11 sélections au All-Star Game, huit nominations dans les All-NBA Teams et trois titres de meilleur marqueur de la saison.
Il figure également au neuvième rang des meilleurs marqueurs de l'histoire de la NBA et au douzième rang des meilleurs passeurs.
Mais son parcours reste marqué par plusieurs échecs en playoffs. Finaliste avec Oklahoma City en 2012, Harden s'est ensuite notamment heurté aux Golden State Warriors de Stephen Curry et Kevin Durant lorsqu'il évoluait à Houston.
Ses performances offensives ont également régulièrement baissé en postseason. Alors qu'il affiche 24 points de moyenne en carrière en saison régulière, il tourne à 22,2 points en playoffs, avec des pourcentages de réussite inférieurs.
Ces difficultés expliquent en partie les critiques qui accompagnent sa carrière, mais Mitchell refuse qu'elles occultent son investissement et son influence sur une équipe.
Après avoir atteint les finales de Conférence Est la saison dernière, Cleveland espère désormais franchir une nouvelle étape. Et pour Mitchell, Harden possède manifestement toutes les qualités nécessaires pour aider les Cavaliers à aller chercher le titre qui manque encore à son palmarès.
