L’EuroLeague a repoussé l’offre de la NBA, mais les discussions sont loin d’être terminées. Un lancement sans accord pourrait glisser à 2028, tandis que le projet américain miserait notamment sur la formation des joueurs européens.
Pour le grand mariage du basket européen, il faudra patienter. Et peut-être aussi pour l’envoi des invitations. Après la réunion des clubs actionnaires de l’EuroLeague à Cernobbio, la NBA n’a toujours pas obtenu d’accord sur les conditions d’une compétition commune. Mais personne n’a définitivement quitté la table.
Selon les informations de Donatas Urbonas pour BasketNews, les clubs européens devraient revenir dans les prochaines semaines avec une contre-proposition. L’offre américaine aurait déjà sensiblement évolué depuis les premiers échanges. Mais pas suffisamment, visiblement, pour donner envie aux actionnaires de sortir leur stylo.
Le principal point de blocage reste financier. Les clubs ne seraient convaincus ni par la compensation proposée pour laisser à la NBA le contrôle majoritaire de la compétition, ni par les bénéfices promis à long terme. Le logo NBA fait son petit effet, mais il ne suffit pas à faire passer tous les chiffres.
La réunion italienne n’aurait d’ailleurs pas provoqué de grande surprise en interne : malgré les attentes autour de ce rendez-vous, les participants envisageaient avec prudence la possibilité d’un accord immédiat.
Un calendrier qui pourrait prendre un an de plus
C’est là que le dossier devient intéressant pour la suite. D’après les sources de BasketNews, si les négociations échouent et que la NBA lance une compétition séparée, son démarrage pourrait être repoussé de 2027 à 2028.
Malgré tout, la NBA continue de préparer son projet indépendamment des discussions avec l’EuroLeague. Les premières grandes villes destinées à accueillir des franchises pourraient même être dévoilées dans les prochaines semaines.
Un accord lui permettrait néanmoins de s’appuyer sur des clubs installés, leurs infrastructures et leurs publics. Monter une nouvelle compétition sans ce réseau réclamerait une autre organisation. Et potentiellement un peu plus qu’un calendrier très optimiste.
Des joueurs européens au cœur de l’argumentaire
Pendant que les dirigeants discutent des conditions, Brian Windhorst a apporté sur The Hoop Collective des précisions sur le projet sportif envisagé.
Selon le journaliste d’ESPN, la NBA entendrait limiter le nombre de joueurs américains par équipe et investir dans le développement des talents européens. Aucun quota précis n’est avancé dans les propos rapportés. Les effectifs seraient également élargis pour permettre aux équipes de participer à la fois à leur championnat national et à la NBA Europe.
La formation constituerait ainsi un argument important pour convaincre investisseurs et supporters de s’intéresser aux nouvelles équipes, notamment à Londres ou à Rome, comme aux clubs déjà existants.
Windhorst décrit enfin un engagement sur vingt ans ou davantage, avec une logique comparable à celle de l’investissement dans la WNBA : accepter que les premiers résultats ne soient pas immédiatement au rendez-vous et construire dans la durée.
La NBA semble donc prête à patienter pour rentabiliser son projet. Pour le lancer aussi, il faudra peut-être apprendre à attendre.
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