Treize clubs, treize refus. La NBA voulait une réponse à son offre de collaboration avec l’EuroLeague : elle l’a obtenue, et personne n’a fait bande à part. Réunis mardi à la Villa d’Este de Cernobbio, sur les rives du lac de Côme, les actionnaires ont tous rejeté la proposition américaine, rapporte l’AFP.
Les premières informations de SDNA évoquaient une opposition presque générale. Il faut désormais enlever le « presque ». Selon la source interrogée par l’agence, l’offre a été considérée comme inacceptable en l’état. L’un des participants l’aurait même qualifiée de « colonialiste », d’après des propos rapportés par plusieurs médias. Le cadre était magnifique, l’ambiance commerciale nettement moins.
Ce rejet ne signifie toutefois pas que tout rapprochement est abandonné. La porte reste ouverte, précise cette même source. Mais les conditions actuelles ne passent pas.
Selon les informations précédemment rapportées par La Gazzetta dello Sport, la proposition américaine imposerait notamment de conserver la structure actuelle de l’EuroLeague. Elle contraindrait donc la compétition à renoncer à son expansion et à sa transformation vers un modèle de franchises. Deux projets que les clubs européens n’ont manifestement pas rangés au placard.
Vers une EuroLeague à 24 équipes
L’EuroLeague a prévu de passer à 24 équipes dès 2027-2028, dont 21 franchises permanentes : les 13 actionnaires actuels et huit nouveaux entrants. La transformation des licences longue durée des actionnaires, valables jusqu’en 2036, en franchises se poursuit, indique la compétition.
En revanche, le choix des huit nouveaux venus attendra encore. Quinze candidatures ont été déposées, dont celle du Paris Basketball, et les dirigeants se donnent quelques semaines supplémentaires pour trancher sur les clubs retenus et leurs modalités d’entrée.
« Le comité directeur poursuit son étude des dossiers et il présentera une recommandation finale pour approbation dans les semaines à venir », précise l’EuroLeague dans son communiqué.
De son côté, la NBA maintient le cap sur l’automne 2027, avec ou sans accord. Son projet, développé avec la FIBA, prévoit 16 équipes, dont 12 permanentes dans de grandes métropoles européennes. Paris et Lyon figurent parmi les villes visées, aux côtés notamment de Londres, Madrid, Berlin, Athènes et Istanbul.
La ligue américaine prévoit aussi trois milliards de dollars, soit environ 2,6 milliards d’euros, pour couvrir les pertes initiales et soutenir le développement commercial, la communication et les opérations de sa compétition. Un engagement conséquent, alors que la viabilité économique du projet suscite des interrogations.
Les deux organisations continuent donc de préparer leur avenir européen. Pour l’instant, chacune avec son calendrier et ses ambitions. La NBA a les moyens de ses projets, mais elle vient de constater que cela ne suffit pas à obtenir les signatures.

La dilution des talents crée un niveau moindre et l'adversité plus faible ralentit la progression.
J'espère, pour le basket français et européen, qu'un accord sera trouvé.