2 sales fautes en 30 secondes, Draymond Green a encore frappé

Deux fautes en 30 secondes, une flagrante et beaucoup de contestations : Draymond Green a encore fait parler de lui lors du match entre Warriors et Mavericks.

Warriors vs Mavericks, un match déjà tendu, et voilà que Draymond Green décide d’accélérer le tempo… sans ballon. En l’espace d’une poignée de secondes, l’intérieur de Golden State a enchaîné deux fautes bien rugueuses, relançant un classique qu’on connaît par cœur : Draymond, le basket… et tout le reste.

La séquence arrive dans le 4e quart-temps, il reste 7 minutes à jouer et Dallas mène seulement d'un point 101-102. Sur un déplacement défensif, Green fait le close-out sur Dwight Powell et lui envoie au passage un coup de coude au thorax. C'est gratuit. Ca se voulait discret, sans doute, mais c'est raté. Les arbitres sifflent. Ils regardent la vidéo et annoncent une faute flagrante pour contact inapproprié. Evidemment, Draymond n'est pas d'accord. Il râle, postillonne sur les refs, insulte à mots couverts mais finit pas être calmé par ses coéquipiers. En apparence.

À peine le jeu reprend-il que l’intérieur des Warriors remet ça. Cette fois, c’est sur une action en transition. Max Christie a été oublié ligne de fond, il enclenche son lay-up, Green arrive lancé, très en retard et arrache tout. Heureusement, dans sa folie, il décide tout de même de retenir son adversaire pour éviter qu'il ne se fracasse au sol. Le public de Dallas est fou. Ca hurle, ça siffle. Green est chauffé à blanc. Une fois encore, les refs vont à la vidéo, mais cette fois ne requalifient pas la faute. Ce sera une faute simple. Mais ça ne change rien en fait. C'est la 6e de Green qui doit quitter la sale.

Un enfant demande à Jordan Poole ce que ça fait de prendre une droite de Draymond Green

Deux fautes en moins de trente secondes, et surtout une ambiance qui change du tout au tout. Christie, comme Powell, rentre ses deux lancers et le score passe de -1 pour les Warriors à -5. Pire, tout ça a malheureusement destabilisé le collectif californien qui n'arrive plus à jouer. Plus personne ne score côté Warriors pendant près de 3 minutes. Le score passe alors à 101-113. Jusqu'à ce que Stephen Curry réussisse enfin à débloquer la situation. Mais le mal est fait, le run de 0-11 est fatal et les Warriors s'inclinent 115-123.

Au final, rien de nouveau sous le soleil NBA. Juste une sensation douloureuse de déjà vu pour les Warriors. En trente secondes, Draymond Green a rappelé à tout le monde pourquoi il reste l’un des personnages les plus clivants de la ligue. Indispensable à l’équilibre des Warriors, imprévisible dans ses excès, et toujours à deux gestes d’un tournant qui fait souvent très mal...