Cameron Boozer, sa cote monte en flèche !

Cameron Boozer a bluffé tout le monde au Draft Combine, notamment sur le plan athlétique.De quoi chambouler la Draft 2026 ?

Cameron Boozer, sa cote monte en flèche !

À force d’entendre que les deux grands favoris de la Draft 2026 seraient AJ Dybantsa et Darryn Peterson, Cameron Boozer finirait presque par passer au second plan. Pourtant, le fils de Carlos Boozer vient peut-être de rappeler à tout le monde qu’il était loin d’être un simple “bon intérieur technique” destiné à survivre grâce à son QI basket.

Lors du Draft Combine, Boozer a affiché des résultats particulièrement impressionnants sur les tests physiques. Parmi le “Big Four” attendu en haut de la Draft, il a terminé premier ex aequo sur le lane agility, deuxième ex aequo au shuttle run, tout en dominant carrément plusieurs mesures clés avec la meilleure envergure, la meilleure standing reach et la plus grande largeur de mains.

Autrement dit : le phénomène de Duke n’est pas seulement massif et ultra-productif, il est aussi bien plus mobile et explosif que certains voulaient le croire.

Forcément, plusieurs observateurs ont immédiatement pensé au précédent Zach Edey. L’intérieur canadien avait lui aussi été décrit pendant des mois comme un prospect “pas assez athlétique” pour la NBA avant de faire taire une partie des critiques grâce à un Combine très convaincant. Et dans son cas, les chiffres avaient finalement plutôt bien annoncé la suite.

Pour Boozer, ces résultats viennent renforcer un dossier déjà très solide. Dominant au lycée, redoutable près du cercle, excellent passeur pour son poste et doté d’un vrai sens du jeu, il avait parfois été présenté comme un prospect avec un plafond plus limité que certains extérieurs plus flashy de cette cuvée.

Le Combine pourrait changer un peu la perception. Parce qu’un intérieur de cette taille capable d’afficher ce niveau de coordination et de mobilité devient soudainement beaucoup plus effrayant en projection NBA.

On pourrait faire un parallèle avec le daron: c'était un super joueur NCAA, mais il y avait cette croyance que c'était un joueur "fini" dont les perfs reposaient trop sur des fondamentaux et qui donc avait peu de marge de progression.!

Résultat il a été drafté au deuxième tour, loin derrière les "énormes potentiels" Nikoloz Tskitishvili, Dajuan Wagner et Chris Wilcox.

Et de mémoire à l'époque tout les acharnés comme moi qui étaient fan de NCAA pensaient que c'était un énorme steal, ce qui n'a pas manqué.

J'ai un peu l'impression de voir le même schéma à un degré différent avec le fils : il a plus de hype parce qu'il est plus talentueux et a plus dominé et plus jeune en college, mais son image est affectée par le fait de trop ressembler à un produit fini.
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On peut interpréter les chiffres comme on veut surtout quand on omet de dire que Caleb Wilson a le même standing reach et la même largeur de mains que Cameron Boozer.

On aurait très bien pu dire aussi que Boozer était à la ramasse au sprint sur 3/4 de terrain et à la détente avec et sans élan par rapport à ses 3 adversaires mais bon, là aussi, ce serait délibérément ignorer que le gars fait 115kg alors que les 3 autres sont au-dessous des 100kg.

Bref, le plus important concernant Boozer, c'est qu'il est un joueur très complet (un peu comme Banchero à son arrivée) aguerri au basket de très haut niveau dans les sélections de jeunes depuis plusieurs années. Le seul problème est que son avantage physique sera moins évident en NBA qu'en NCAA et que les 3 autres ont vraiment un plafond très élevé mais rien n'assure qu'ils n'atteindront, tout le paradoxe de la draft.
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Oui mais je pense que le sens de l'article est surtout que le profil athlétique/physique d'un gars dont c'était censé être le "point faible" par rapport à d'autres, n'est peut être pas tant que ça un malus. Et sachant que le gars est un sacré basketteur, ça peut donner un autre regards sur lui.

Au final, l'idée de plafond fait souvent rêver mais j'ai l'impression (pas forcément rationnelle) que la plupart du temps, plus un joueur part de haut, plus il a tendance à aller haut et que l'idée qu'un autre avait un plafond plus haut ne se vérifie pas dans les faits.
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Tout à fait d'accord avec ta conclusion, c'est pour cela que le profil psychologique du prospect compte tout autant que son niveau de jeu.

Un travailleur acharné ou un insatisfait qui se donne les moyens aura bien plus de chances de progresser qu'un doué de nature qui n'a jamais eu à s'employer pour dominer.

Et pas qu'en sport. ^^
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