« J’ai l’impression qu’il n’y avait pas ce sentiment d’urgence en défense », remarquait par exemple Al Horford. « Je pense que l’absence d’Embiid a été un facteur. On doit faire mieux. On doit comprendre que l’on doit jouer à fond quelles que soient les situations. Je nous ai déjà vu faire ça [nous relâcher] plusieurs fois, quelle qu’en soit la raison. »Effectivement, ce n’est pas une première pour les Celtics. Ils ont déjà parfois déçu ou inquiété – légèrement – au tour précédent en dominant les Atlanta Hawks en faisant preuve de sérieux lors des deux premiers matches avant de se faire peur sur les suivants. Trae Young et ses partenaires ont pris le Game 3 et surtout le Game 5, celui-ci à Boston, forçant ainsi leurs adversaires à se dépasser sur le Game 6, là encore disputé.
« Des fois, on laisse nos adversaires être un peu trop à l’aise », admet aussi Jayson Tatum. « On doit faire mieux. On laisse par exemple trop de rebonds offensifs. Il faut hausser notre intensité. »Rien que cette saison, les Celtics ont perdu contre des Cleveland Cavaliers sans Darius Garland, des Denver Nuggets sans Jamal Murray, des New York Knicks sans Jalen Brunson, un Miami Heat sans Jimmy Butler… Pire encore, ils ont pris 150 points lors d’une terrible défaite contre le Oklahoma City Thunder qui évoluait pourtant sans Shai Gilgeous-Alexander. Les exemples sont quand même nombreux et illustrent cette manie qu’ont Tatum et ses partenaires de jouer un peu plus tranquillement quand l’équipe d’en face se retrouve sans l’une de ses stars. Après, ça peut s’expliquer au cours d’une longue saison régulière. Mais, une fois arrivés en playoffs, les favoris sont censés hausser leur niveau de jeu et leur niveau d’intensité. Les Celtics veulent prétendre au trophée, à eux de se comporter comme tel du premier jusqu’au dernier match de la post-saison. Sans ça, ils risquent une nouvelle désillusion, peut-être encore plus grande cette fois-ci. Comment James Harden a mené le hold-up des Sixers à Boston
