Brandon Jennings a le destin des Pistons en mains

A Detroit, Brandon Jennings a une occasion en or de relancer sa carrière et celle d’une franchise riche en histoire.

Brandon Jennings a le destin des Pistons en mains
Brandon Jennings en meneur gestionnaire ? Plus qu’une utopie, un non-sens a priori. Et pourtant, aux Detroit Pistons, c’est bel et bien le rôle qui doit être le sien si la franchise et lui veulent pouvoir atteindre leur plein potentiel. Attention, par « meneur gestionnaire » on ne veut pas dire que BJ doive commencer à s’enquiller des DVD’s de Kevin Olie ou d’Eric Snow et qu’il doive ranger au placard toutes les qualités qui lui ont permis de se hisser jusqu’en NBA. Ce qu’on entend simplement par-là, c’est que si les Pistons veulent faire mieux que simplement offrir une année ou deux de répit à Joe Dumars avant de se faire virer et se mettre à réellement faire peur dans la Conférence Est, il va falloir qu’ils gagnent en précision d’exécution, en constance, en qualité… bref en gestion. Hier soir, pour sa grande première sous le maillot des Bad Boys, Brandon Jennings s’en est plutôt bien sorti, mais au-delà de sa ligne de stats brute (14 pts à 5/12, 3 rbds, 4 pds et 4 steals en presque 31 min), c’est son impact dans le dernier quart-temps qui a dû faire chaud au cœur de Maurice Cheeks. Alors que les Pistons étaient en train de gaspiller leur avance sur Boston et que les Celtics avaient même réussi à reprendre l’avantage au score 65-63, BJ a été le principal acteur d’un 10-0 crucial pour Detroit. A la passe, au scoring et dans l’animation du jeu, il a fait exactement ce qu’il fallait pour éviter que les choses ne dérapent. Au passage, ses 2 petites balles perdues étaient également à ranger du côté des bonnes nouvelles vu que son équipe en rendu 21 au total ! Derrière, même le message était à la hauteur de la performance :
« Il faut qu’on soit plus concentré pendant 48 minutes. On a des trous durant lesquels on se relâche et où on laisse les équipes revenir. »
A ce stade de sa carrière, Brandon Jennings doit avoir réalisé ceci : désormais, la seule façon pour lui de prouver qu’il a bien tout le talent dont il se sent pétri, c’est de faire des Pistons une équipe qui gagne… et qui le fait avec régularité. Les exploits personnels (remember this ?) dans des équipes nulles ou insipides, il a déjà donné. Mais ce qui est particulièrement intéressant pour lui à Detroit, c’est qu’il peut – qu’il doit même – être celui qui fera le lien entre tous les éléments de l’équipe. Josh Smith, à défaut d’être un franchise player, est un excellent joueur qui a besoin d’être bien entouré pour fonctionner à plein régime. Andre Drummond et Greg Monroe pourraient devenir le duo d’intérieurs le plus dominant de puis David Robinson et Tim Duncan, à condition que l’alchimie prenne et qu’il soit possible de les faire fonctionner côte à côté. Tout cela, c’est à Brandon Jennings d’y parvenir. C’est à la fois un challenge lourd de responsabilités et une occasion en or de rebondir et de s’affirmer enfin pleinement, pour devenir le patron… ou du moins le gérant.

Les premiers points de Brandon Jennings avec Detroit

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La définition même d’une « passe au sol »

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