Bon, on va le dire : Caleb Wilson, ça sent la future star des Bulls. Il y a évidemment quelques précautions à prendre avant de parler de superstar, à commencer par le fait que le garçon n’a encore joué qu’en Summer League et en présaison. On le sait. Mais ce qu’il montre donne quand même de bonnes raisons d’être enthousiastes.
Face à Denver, dans la défaite de Chicago 133-128, Wilson a terminé avec 17 points et 5 passes. Une nouvelle bonne sortie dans une préparation déjà convaincante. Et ce qui nous plaît chez lui dépasse assez largement la ligne de stats.
Le plus frappant, c’est qu’on voit déjà un joueur qui a progressé depuis son passage à la fac. On parle de quelques mois, pas de trois saisons. Physiquement, il paraît prêt, au niveau. Il est fluide, il shoote à trois points et il crée même un peu de jeu. Pour un joueur qui découvre tout ça, c’est vraiment intéressant.
Nous avions déjà de bonnes raisons de l’apprécier à l’université. Le retrouver avec des progrès aussi visibles aussi vite, forcément, ça donne envie de voir la suite. Il est chaud, le garçon.
Et puis il y aura ses dunks ! À notre avis, quelques-uns de ceux qu’il va nous sortir dans les premières semaines devraient suffire à faire monter la température autour de lui. Sur le plan médiatique, de la notoriété, Wilson a de quoi attirer rapidement l’attention. Mais ce qui nous enthousiasme, c’est surtout qu’il semble avoir le jeu pour accompagner tout ça.
À terme, nous le voyons comme le joueur au plus haut plafond de cet effectif, celui qui pourrait avoir le plus de ballons. C’est une projection, évidemment. Mais elle donne déjà une direction assez excitante à cette équipe.
Et Matas Buzelis, alors ?
Justement, c’est là que ça devient sympa ! On peut croire très fort en Wilson sans demander à Buzelis de s’effacer. Les deux peuvent monter en régime ensemble. Nous attendons aussi une belle saison de Matas et, dans le scénario optimiste, Chicago pourrait voir se former un vrai tandem de scoreurs. D’ailleurs, pour dunker méchamment, Buzelis n’est pas exactement démuni non plus.
Ce serait une bonne nouvelle pour les Bulls que de pouvoir (enfin) s’enthousiasmer pour deux joueurs qui progressent en même temps. Wilson peut devenir la figure la plus visible du duo et Buzelis prendre une place importante à ses côtés. Il n’y a aucune incompatibilité là-dedans.
Reste cette petite réserve qu’il faut garder : nous n’avons pas encore vu Wilson en saison régulière. Ses premières impressions sont très bonnes, mais elles restent des premières impressions.
Son absence à la March Madness, à cause d’une blessure, nous avait aussi privés d’une occasion de le voir davantage. Pour autant, ce tournoi ne décide pas à lui seul du potentiel d’un joueur. Tous ceux qui y brillent ne deviennent pas des superstars. Et ça marche dans l’autre sens aussi.
Ce qui compte aujourd’hui, c’est le travail visible depuis, cette progression et les possibilités qu’elle laisse entrevoir. Avec Wilson et Buzelis, on commence à voir à quoi pourrait ressembler la suite à Chicago. Et franchement, ça nous plaît.
Graine de superstar ? Oui, on a envie d’y croire. Pour le reste, laissons-le déjà jouer son premier match officiel. Même si, avec quelques dunks de plus, on risque de vite s’enflammer.
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